‹ Force et matièreChapitre 20 sur 66 · CGENEMALITÉ ERS LOIS BR LA NATURE · texte numérisé non relu

CGENEMALITÉ ERS LOIS BR LA NATURE

d'aprés co que nous savons des globes qui entourent le nôtre, que les mêmes substances, les mêmes forces et les mêmes lois naturelles qui nous ont formés, composent aussi le Tout visible pour nous et qu'elles agissent nécessairement partout et de la mêne façon que dans notre voisinage immédiat. L’astronomie et la physique rous en ont fourni des preuves éclatantes et abondantes ; bien plus, il ne saurait y avoir de science astronomique si le caractère universel des lois naturelles sur notre globe n'était pas un fait reconnu.

Considérons d’abord le gravitation, cette force fondamentale de la nature, qui règle les mouvements et les rapports réciproques des corps célestes, Les lois du mouvement et de l'attraction sont partout les mêmes dans l'univers, aussi loin que X*us pouvons atteindre au moyen du calcul ou à l’aide du télescope. Les mouvements des globes les plus distants sont déterminés par les mêmes lois que celles qui régissent les mouvements des corps terrestres, qui font tomher une pierre, monter un ballon, osciller un pendule, etc. Les grains de poussière qui s’agitent au sein d’un rayon de soleil entrant dans notre chambre, se meuvent, comme le remarque Du Prel, suivant les mêmes lois que celles qui dirigent les astres dans les coins les plus reculés de l’espace, où nous ne les voyons qu'au moyen des instruments les plus puissants, — c'est à dire d’après les lois de la pesanteur. Tous les caleuls astronomiques, basés sur les lois bien connues et appliqués aux globes les plus distants gt à leurs mouvements, ont été reconnus éxacts. À l’aide de ces calculs, les astronomes nous prédisent, à une minute près, les éclipses de lune et de soleil, le passage des planètes, ete. : ils déterminent, des centaines d'années d’avance, l’apparition et le retour des aomètes, ces chevaliers errants de l'espace, avee les eourbes variées qu’elles décrivent, ellipses, paraboles qu hyperhales, et cela malgré le trouble at les irrégularités de leura mouvements, Bien plus, ils ont pu, grâce aux calouls basés sur la connaissance des lais de la gravitation, affirmer l’existenoe d’aatres que l’on ne put voir, par le télescope, que lorsqu’ils eurant indiqué l’endroit où il les fallait chercher. Leverrier fut ainsi mis sur la voie de la découverte de Neptune, en 1816, en fixant san altention sur les troubles survenus dans la révolution d'Uranus, la planète la plua voisine. Aussitôt que Galle, à Berlin, eut dirigé son télescope vers l’endroit désigné, il aperçut en effet ce globe nouveau, déjà déterminé quant à sa masse et &

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sa situation. II en fut de même, dans ces derniäres añnées, pour la planète Vulcain qu'on n’était pas certain d’avoir entrevue, mais dont l'existence était maihömatiquernent démontrée. Mais ce qui prouvé mieux encore l'identité des lois de la gravitation régnant dans les espaces stellaires situés à des milliards de lieues de nous, avec celles qui régissent notre système solaire, c'est l'étude si intéressante des étoiles doubles qu’on ne connall bien © 18 ces dernières années. Ce sont, comme on sait, des sysnposés de deux étoiles tellement rapprochées qu'on ne | listinguer qu’au moyen des instruments les plus puisqui tournent l’une autour de l’autre. Ellesobéissent dans | ıarquables mouvements à la loi de la pesanteur, tout | s planètes de notre système. Ainsi, en ce qui concerne | connue aujourd’hui comme une étoile double, on avait u rapport de ses mouvements propres avee les lois de la mn, l’existence d’une autre étoile, sacompagne, vinglans | 8 Clark la découvrit à Boston, le 31 janvier 1862. Elle | posée à notre conviction en raison de ces lois toutes puisl'attraction universelle, avant même qu'aucun œil hul'eût aperçue. « Nous aurons toujours dans cette décou- W. Meyer, l'argument le plus probant en faveur du universel des lois de l'attraction. » Le fait si intéressant ance des étoiles doubles nous montre surtout que, jusque nsondables profondeurs de l’espace cosmique, ls nature | semblablement à manifester sa variété tout comme sur | be, mais sans suivre nulle part ni jamais des lois | s de celles qne nous connaissons et auxquelles elle a soin de construire et de gouverner l'univers. Tous ces aerveilleux sont le résultat des mêmes lois si simples >rmé notre globe et qui règnent sur lui.

De même, en se basant sur les lois de la gravitation, les | astronomes concluent avec certitude des mouvements propres de | certaines étoiles fixes, Procyon, par exemple, à l'existence d’un compagnon obscur, ou dans tous les cas, non perceptible.

Tous les corps célestes suffisamment rapprochés de nous pour qu’on puisse se rendre compte de l'état de leur surface, se | trouvent dans des conditions physiques analogues à celles de | notre globe. Dans Vénus, il y a des montagnes élevéeé, dans | Mars des continents et des mers, un été et un hiver. Dans la | lune, il y a des montagnes, des plaines, des vallées, des volcans |

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