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UNIVERSALITÉ DES LOIS DE LA NATURE

somnie sur la terre. Toutes les planètes de notre système ont des saisons, des jours et des nuits, bien que d’une durée différente les nôtres. Elles constituent toutes des sphéroïdes apaloyues à la terre, c’est à dire renflés à l'équateur, aplatis aux pôles ; elles sont toutes, aussi, légèrement inclinées sur leur axe et animées d'un double mouvement de rotation et de translation, — signe manifeste d’une origine identique. Et ainsi l’histoire de la formalion de notre globe nous fournit des analogies certaines pour reconstituer l’histoire de la formation et du développement des autres planètes.

Les lois de la lumière sont, comme celles de la gravitation, les mêmes pour toute l'étendue de l’espace cosmique que pour notre: terre. Qu’elle- soit solaire ou artificielle, la lumière a partout même vitesse, même composition, mêmes lois de réfraction. La limière provenant des étoiles les plus éloignées à travers des: milliards de lieues ne diffère en rien de celle de notre soleil. Les savants sont tellement sûrs de ce fait qu'ils se basent sur la couleur différente de la lumière des étoiles pour en tirer des conclusions relatives à leur température, à leur état, à leur stade de développement d’une part, et d'autre part à leurs mouvements propres ou combinés. De la même manière, nous sommes en état de déterminer l’ombre et la pénombre dans les éclipses de soleil et de lune, en nous basant sur ce qui se passe su” notre globe ; même l’annsau de Saturne projette de l’ombre sur cette planète qui, à son tour, en projette sur lui. Enfin, les photographies d'étoiles qu'on a pu obtenir, montrent que la lumière qui provient de celles-ci, renferme, comme celle du soleil, non seulement des rayons simplement lumineux, mais encore des rayons chimiques. De même pour les rayons caloriques, comme on a pu s'en assurer au moyen d'instruments d’une extröme sensibilité.

Identiques dans l’univers entier, comme les lois de la lumière, sont les lois de la chaleur, de cette forme la plus générale et la plus répandue de la force et que l'on considère aujourd’hui comme un arıtre aspect de la lumière. Les rayons de chaleur dérivés d’ soleil ou des étoiles agissent exactement d’après les mêmes dois que ceux qui se dégagent sur notre globe. Comme, en défimtive, l’état solide, l’état gazeux des corps dépendent des différents degrés de chaleur, il faut que ces états divers puissent se produire partout dans les mêmes circonstances. Be même, les autres forces de la nature, l'électricité, le magndlisme, la foroe

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mécanique, l'affinité, eto., sont dans un repport de cnnetion ef d'échange mutuel tellement intime avec les différents degrés de la chaleur, qu’elles ne peuvent en être séparées ; il faut donc que ces forces se rencontrent la où il y a de la chaleur, c’est-à-dire partout. Cela est vrai, en particulier, des rapports de Ta chaleur avec 18 mode des combinaisons ou des décompositions chimiques ; il est d’autant plus certain que celles-ci: s opèrent de la même façon dans l’univers entier, que les recherches entreprises à l'aide de l'analyse spectrale ont démontré l'identité des corps simples répandus dans le cosmos avec ceux de notre planète. D'ailleurs, longiemps avant la découverte de l'analÿse speciracle. on avait été amené à la même conclusion par l’examen de ces messagers visibles et palpables, venus d’un mondes autre que le nôtre, et que l’on nomme météores ou aérolithes. La chimie n’a trouvé aucun élément différent de ceux de nôtre globe dans ces ; corps remarquables dont l’origine cesmique fut, pendant des siècles; considérée comme une fable, à l'époque même où l’on croyait fermement à la réalité des choses les plus absurdes, — el qui sont projetés sur la terre du sein d’autres corps célestes ou de l’éther primordial, vraisemblablement de la profondeur des espaces stellaires, constituant peut-être les débris de globes détruits ou de comötes dissociées. Parmi les vingt-deux éléments et composés chimiques qu'on y & rencontrés, il n'y en à aucun qui ne se trouve dans l’écorce terrestre ; et les substances prédominantes dans ces corps, le fer, le silicium, l'oxygène, sont aussi celles qui prédominent dans cette dernière. Daubrée a reconnu que l’analogie des aérolithes avec les roches terrestres augmente à mesuré qu'on pénètre plus profondément dans l'écorce du globe ; quelques minéraux appartenant aux couches les plus profondes, l’olivine, la serpentine, présentent une composition tout à fait semblable à celle des aérolithes, et pour les roches superficielles, l’analogie est aussi frappante; seulement, à cause de leur oxydation ou combinaison avec. l'oxygène, elles différent quant à leurs caractères minéralogiques. Daubrée a également pu, au moyen de roches terrestres, constituer artificiellement des substances ayant la plus grande analogie avec les bolides. De plus: les cristaux qu’on trouve dans ceux-ci sont formés en vertu

es loïs générales de la eristallisation et ne diffèrent ea rien de ‘ceux ‘que nous connaissons. « Le microscope, dit Moldénhauer,

constate dans les aérolithes, dans ces corps venus de zägions

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