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LRS PÉRIODRS DE CRÉATION BE LA TERRE {01 7 «A

ou intelligence suprême ait cru devoir recourir à ces catastrophes avec destruction totale des êtres vivants, et à des périodes d'une énorme durée, pour préparer la terre et ses habitants, à travers une longue série de métamorphoses et de perfectionnements, à ce but suprême et définitif : la création d'une demeure passagère pour l’homme, le mieux organisé des animaux. Est-il possible qu'une puissance infinie et parfaite, sachant tout et prévoyant tout, ait dû se soumettre à d’aussi misérables nécessités ? qu'elle ait eu besoin, en quelque façon, d'une pratique et d’études préliminaires, prolongées pour atteindre son but ou accomlir sa volonté ? Et sur quelles raisons une pareille puissance pourraitelle se fonder pour justifier les destructions répétées de mondes vivants, de créations entières, si ce n’est sur la nécessité, pour elle, de ce perfectionnement progressif, — nécessité en contradiction directe avec ses attributions d’être infiniment parfait, pouvant tout et sachant tout? Voilà des faits simples et tellement à la portée d’une intelligence même enfantine, qu’un garçon de la tribu sauvage des Bechuanas, dans l’Afrique Australe, auquel le missionnaire Moffat essayait de faire comprendre l’idée chrétienne de la création, lui répondit ironiquement : — « Si vous croyes réellement qu’un seul être a créé tous les hommes, vous devez confesser qu'il a dû se perfectionner dans cette pratique de la création. Car il s’est essayé d’abord sur les Boschimans, puis sur les Hottentots, ensuite sur les Bechuanas, enfin il est arrivé à l’homme blanc, etc. »

Il n’y a donc pas d'autre explication pour les phénomènes relatifs à l’origine et à l’évolution du globe, que celle qui découle des rapports naturels des choses. Les difficultés infinies et inévitables que la nature a dû surmonter pour arriver à la formation successive de l’&corce terrestre et des organismes qui la couvrent, — ces difficultés qu’elle a pu vaincre uniquement grâce au concours d’une suite innombrable d’années, nous donnent une solulion satisfaisante de l'énigme que l’histoire du monde inorganique et organisé propose à notre pénétration ;

On peut se faire une idée approximative du temps qu'il a fallu à Ja terre pour arriver à l’état actuel, en jetant les yeux sur les calculs” des. géologues, relatifs aux diverser périodes et à la durée de la formation de chaque couche de werrain. La formation du terrain: houiller, par exemple, a demandé plus d’un million d'années, d'après le professeur Bischoff et, d'après

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Chevandier, de 6 à 700,000 ans. Co dernier chiffre ne s'applique qu’à la houillé elle-même. de sorte qu'il faut y ajauter le temps nécessaire pour la formation d'une couche intermédiaire d’une épaisseur d'environ 10,000 pieds. Le professeur Philipps (1) compte environ un demi-million d'années pour la forination — en y comprenant les tranches intermédiaires — des couches de houille de la partie méridionale du pays de Galles, en ‘Angleterre. Les couchés de lerrain tertiaire ayant une épaisseur de 3 à 5,000 pieds ont dû mettre 350,000 années eu moins

développer, tandis que, d'après A. de Humboldt,

rois fois plus de temps pour que les lits de guano,

ar les excréments d'oisesux de mer, atteignissent

seur de trente mètres. Les calculs du savant anglais

ıontrent, d'après Grove (2), que depuis la dernière

aciaire (à la fin de l'époque tertiaire ou au com-

ıt de l’époque quaternaire) il ne s’est pas écoulé moins de 100,000 ans — « durée relativement courte lorsqu'il s’agit de périodes géologiques, mais qui vraisemblablement est encore beaucoup plus considérable ». Le même auteur croit que les périodes docène et miocene, les deux premières divisions de l’époque teftisire, ont précédé notre ère de un à plusieurs millions d'années | On arrive naturellement à des chiffres beaucoup plus considérables, lorsqu'on considère la durée tale du temps nécessaire pour la formation et la stratification des couches terrestres : il faut parler ici de millions et de ions d'années. D'après Sir Charles Lyell, on devrait en compter 560 millions. Cela est probablement exegéré, et il suffit d'admettre qu'il s'est écoulé jusqu'aujourd’hui 100 millions d'années, depuis l’époque où les premières formes de la vie ont apparu sur le globe et où les plus anciens terrains de sédiment ent commencé à se constituer. D'après Helmoltz, oe chiffre ou meıne un nombre un peu plus faible est suffisant pour représenter l’âge de la terre, depuis son apparition comme corps céleste distinct; ès d’autres savants au contraire, tels que Falb et Klein, il devrait être porté à 2,000 millions d'années. Les recherches de la physique astronomique sur l’âge possible de la chaleur solaire montrent, d'un côté, que notre terre, en tant que planète distincte, na doit pas

(4) Pauuiprs. Life on the earth. Londres. 4800, 13) Gaova. Los. cits D, 233,

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