LRS PÄRIODES DB CRÉATION DE LA TERRE
&tre vieille de plus de 100 millions d'années, tandis que, d’un autre côté, le professeur Bischoff a conclu d'expériences faites à l’aide d’un fragment de basalte liquéfié et refroidi très lentement, que la masse terrestre incandescente à l’origine, n’a 'pas exigé moins de 350 millions d’années pour se refroidir de 2,000 degrés à 200! Deux savants francais, Blandet et Vinot, sont encore arrivés à des chiffres plus élevés, en basant leurs caleuls sur la théorie physique de la lumière. Ils évaluent l'âge de la terre au chiffre prodigieux d'environ 6,000 millions d'années. En se fondant sur ces calculs on arrive pour l’âge de Neptune, la plus ancienne planète de notre système, au chiffre de 42,000 millions d'années | Et quel temps infini n’a-t-il pas fallu pour que la nébuleuse primitive de notre système solaire, en se condensant. permit à Neptune de se détacher de son équateut sous forme d’un anneau nébuleux |
Quoi qu’il en soit de l'exactitude plus ou moins grande de tel ou tel de ces caléuls, ils nous donnent toujouts tine idée du temps infini qu'il a fallu à la terre, notre demeure, pour arriver peu à peu et par des transitions sans nombre et à peine perceptibles, à l’état actuel : — fait parfaitement explicable dans le cas d’un développement spontané et très lent, incomptéhensible au contraire dans l'hypothèse de l'intervention d’une puissance supr&me. Les chiffres pfécédemment éités peuvent, d'ailleurs, nous fournir encore une pr&cieuse indication. En les mettant en regard des distances incommensurables calculées par les astronomes dans l'univers, distances don$ l'évaluation dépasse la portée de notre imagination, ces longues périodes nous forcent à reconnaître le caractère illimité et nécessaire du temps et de l’espace : elles nous font comprendre l'infini ei l'étérnité.
Pourquoi donc les idées religieuses, qui ont toujours représenté Dieu comme éternel et infini, auraient-ellés le pas, en
raison de leurs conséquences, sur les conceptions seientifiques Ÿ :
> Est-ce que la sombre fureur des prêtres, qui a inventé l'éternité des tourments de l'enfer, surpasse en hardiesse la pessée des naturalistes ? |
« Les Eons viennent, les Eons passent — et pourtant leurs
tourbillons zauleni inapergus ; car que sont les Kons eux-mÔL0s,
si toutefois on les aperçoit, — en face de l'incompréhensible éternité ? » (1)
Ce que la science contemporaine, armée du secours des appa-
reils les plus puissants, nous enseigne aujourd’ hui comme une
près irrévocable, — des esprits logiques, libres des
ilosophiques et religieux de notre siècle soi-disant
aient déjà enseigné aux hommes, il y a quelques
anées ; il est même inconcevable qu’une idée aussi
ıssi nécessaire que celle de l'éternité du monde’ ait
’effacer de l’entendement humain. « Presque tous
1bilosophes ont été d'accord pour regarder le monde
tel. Ocellus Lucanus dit formellement en perlant de
a toujours été et sera toujours. Tout ceux qui
au préjugé sentiront la force du principe que rren ne
m. Le création, dans le sens que les modernes lui
it une subtilité théologique. » (2) Le monde n’a été
in Dieu, ni par un homme : il a toujours été. » (3)