CERVEAU ET AMB
lutions, plus développé dans toutes ses parties que celui de, hommes ordinaires. Bien mieux, les recherches si important, du professeur Broca, le célèbre chirurgien et anthropologiste, LS les. mesures relevées par lui dans les cimetières de Paris, nou, solitraignent d'admettre que l'influence de la civilisation et de „ut sulture progressive est suffisante pour produire dans le cours g 9 quelques siècles une augmentation sensible de la capacité de crâne, ce qui indique un accroissement correspondant du volunign du cerveau ; de sorte que les gens qui occupent des situationgo plus élevées dans lesquelles le travail intellectuel a une plu grande part, possèdent un cerveau plus développé, en généra. que les individus dont la condition inférieure les astreint surlount à un travail manuel. Cette loi de l'accroissement du cerveau, prœe portionnel au développement de la vie psychique ou intellectuelley. se constate également chez les animaux. D’après les travaux dyprofesseur 0. C. Marsh, le célèbre paléontologue américain, touda les Mammifères de l’époque tertiaire avaient le cerveau relativeyt ment petit : puis, à partir de cette période on observe une gradayi tion notable dans le volume et dans la conformation des partiess supérieures de l'organe. La même loi s'applique vraisemblable ment aux Oiseaux et aux Reptiles, à partir de l'époque méso:. zoique jusqu’aujourd’hui. Ainsi les Oiseaux de la période crétacéat avaient des cerveaux qui, eu égard à la taille de l’animal, ng. représentaient que le tiers de ceux des Oiseaux actuels, tandis; que la cavité crânienne des Dinosauriens de la période jurassiquer était relativement beaucoup plus petite que celle de importée quel reptile vivant.
Les observations de Broca concordent parfaitement avec ce fait. que nous connaissons depuis longtemps, que le crâne et le cer-,. veau sont les seules parties de l'organisme qui, le développements du corps une fois terminé, continuent de s’accrottre ou de s’éten-s dre dans une certaine mesure, chez les gens qui travaillent de latête, jusqu’à quarante ans el au delà. [2
En constatant, de plus, que l'augmentation de la capacité desr crânes parisiens se rapporte beaucoup moins à l’accroissement du cerveau en totalité qu’à celui des lobes frontaux ou antérieurs, etd’une facun presque exclusive, Broca s'est encore trouvé d’accord avec les observations et les mensurations précédentes tendant à établir que le développement de la région frontale avec aplatissement de l’occiput, ou que la direction en avant que prend le
un
râne tout entier, o’est à dire ici le cerveau, aves élargissement ‚ls partie moyenne, surtout à la base — sont le résultat princiıl du développement du cerveau avec la civilisation dans le urs des temps. La riche collection de crânes, provenant de tous s siècles de notre ère, de l’abbé Frère, de Paris (actuellement a Musée d’anthropologie) permet d'étudier les différentes phases 3 ce développement suocsssif.
: Les remarques de Broca concordent parfaitement aussi avec ce ait bien connu, qui consiste en ce que le front ei ses parties latéales sont ordinairement moins développés dans les classes inféieures de la société que dans les autres, tandis qu’il y a de plus ne différence frès marquée dans la eirconförenoe du crâne. Nous n avons la meilleure preuve dans l'expérience journalière des 'hapeliers qui savent très bien qu'en général il faut pour les dasses instruites des chapeaux ou des casquettes beaucoup plus yrands que pour les classes ignorantes ; aussi dans les observaions du professeur Ranke qui a constaté une difference eonsidérable dans le volume moyen du cerveau, entre les habitants des campagnes et les habitants des villes, différence toute à l’avantage de ces derniers.
. Les plus grands cerveaux connus (à l’exception de eeux qui s’hypertophient dans certaines maladies) ont tous appartenu à des hommes qui se sont distingués pendant leur vie par la puissance de leur intelligence. Tandis que le poids normal du cerveau humain est d'environ trois livres, celui du célèbre et brillant natu«raliste Cuvier en pesait quatre. D’après le professeur Broca, qui a mesuré avec la plus grande précision le crâne de Schiller, le eerveau. de notre grand poète aurait été l’un des plus volumineux que l'en connaisse. Immédiatement après, si les renseignements fournis 3ont exacts, viennent les cränes ou les cerveaux de Byron, de Cromwell, de Napoléon I*, eic. Du reste, il ne manque pes de fäıls relatifs à des cerveaux de savants qui depsssaient très peu, où même pas du tout, le niveau moyen : cette imperfection relative était compensée par les avantages d’un autre ordre ou par l'application et les efforts des possesseurs de ces cerveaux.
D'autre part, le poids du cerveau des idiots et des gens bornés s’abaisse généralement au-dessous de la moyenne, Tiedemann trouva que le poids de trois cerveaux appartenant à des idiots adultes oscillait, pour chacun, entre une et deux livres. Le doetour Wilder a trouvé 330 grammes pour le poids du cerveau chez