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une femme idiote de 42 ans, et 260 grammes seulement chez un idiot de 12 ans. Les individus dont la tête ne mesure pas seire #ouces de circonférence sont toujours imbéciles ou faiblec l'es prit, « La petitesse anormale du cerveau s’accompagne toujours d'iambécillité » (4). Le célèbre poète Lenau devint fou et mourut ément : son cerveau, atrophié par la maladie, ne pesait que 2 livres 8 onces. Selon Perchappe (2) la diminution graduelle de l'intelligence dans la folie est en rapport direct avec la diminution graduelle de In masse du cerveau. Il a pris la moyenne de 782 cas, ef a prouvé par des chiffres que la diminution de poids du cerveau est proportionnelle au dégré d'intensité de la folie. Presque toutes les grandes chaînes de montagnes abritent dans leyrs gorges profondes et humides une misérable espèce d'hommes, ou plutôt de demi-hommes, dont l'existence a heaucoup plus de rapport avec celle des brutes qu'avec celle des hymajas. Ce sont des êtres repoussante, sales, difformes, avec la tête pelite on d’une grosseur démesurée, les mâchoires fortement développées, le crâne mel conformé, anguleux, semblable à celui des singes, le front has et étroit, le ventre proéminent, les jambes grèles ; ils sont affaissés sur eux-mêmes, n'ont qu’une sensibilité très émoussée et sont rarement eepables de proférer des'sons articulés, c’est à dire de parler. Le besoin de wanger et le penchant pour le sexe les occupent uniquement : les fonctions de la digestion et de la reproduction sont seules développées chez eux. Qui BR @ vu, on voyageant dans les montagnes, des crétins avec leur air stupide et indifférent et leur regard fixe, accroupis à la porte haumières ? L'origine de cette hideuse dégénérescence de l'espèce humaine doit être presque toujours attribuée à une atrophie du cerveau, le plus souvent congénitale. Une des commissions nommées par le gouvernement sarde à ce propos a publié “n rapport exact et très détaillé, d'où il résulte que chez tous les crétins on trouve yn vice de coxformation du crâne et un developparment incomplet ou défectueux du cerveau. Cole ressort également des recherches, devenues classiques, du professeur Virchow qui démontrent que le crétinisme consiste essentiellement dans un vice de conformation du erûne et dans le dévelop-
(1) VALenTım. Loo. oit.
; (9 Pancuarrz, Comptes-rendus de U’ Academie des Boiences, 84 juillet
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pement incomplet ou défectueux du cerveau, dû à l'ossification prématurée des sutures du crâne (de la base, surtout), circonstance qui met obstacle au développement de l’encéphale, soit en totalité, soit dans certaines directions spéciales. — En rapport avec ces faits, le docteur Knolz a remarqué que les crétins restent enfants jusqu’à l'âge le plus avancé et qu’ils se conduisent en tout comme des enfants. « En étudiant en détail les traits caractéristiques du développement des crétins, dit Baillarger, j'ai trouvé que la forme générale de leur corps et de leurs membres était celle du corps et des membres de très jeunes enfants, et qu’il en était de même de leurs passions et de leurs penchants, qui sont et'demeurent ceux de l'enfance ». Vrolik, d'Amsterdam, a fait connaître le résultat de l’autopsie d’un crétin de neuf ans, mort dans l’Abendberg (1). L'intelligence de cet enfant était si peu développée qu'il n’avait pu apprendre à prononcer qu’un ou deux mots. Le crâne était petit et mal conformé, le front étroit, l’occiput aplati. De plus on trouva les circonvolutions cérébrales peu nombreuses et imparfaites, les anfractruosités peu profondes, une asymétrie du cerveau, un développement incomplet, et dans un rapport inverse, du cerveau et du cervelet, la dilatation des ventricules latéraux par la sérosité. De même, lautopsie d’une - fille idiote de 29 ans, morte d’une pneumonie et qui n'avait jamais pu apprendre à lire et à écrire, revéla l’existence d’une atrophie asymétrique des deux lobes postérieurs du cerveau, tous les deux trop courts de deux pouces, de sorte qu’au-dessous, le cer- “elet debordait d’un pouce et demi.
Les caractères différentiels des races humaines, au point de vue des qualités physiques comme à celui des facultés intellectuelles correspondantes, sont trop connus pour qu'il soit nécessaire d'y insister longtemps. Qui a jamais vu, en nature ou en peinture, le crâne d’un nègre d'Afrique, ce crâne étroit, fuyant et rappelant le type simien, sans le comparer ‘par la pensée au crâne vo-
lumineux et harmonieusement développé des individus de la race caucasique ? Qui ne connaît l’infériorité intellectuelle innée des noirs ? Qui ne sait que ce sont des enfants en comparaison des blancs et qu'il en sera toujours ainsi ? Le cerveau du nègre est plus petit, plus forlement empreint des caractères de l’animalite, moins riche en circonvolutions que celui de l’Europeen — bien
(1) Vaouix. in Koninklyhke Akademie der Wetensohappen. 1854,
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qu'il y en ait encore de plus petits, contraïrement à œæ que croient beaucoup de gens ; car chez les Australiens, les Caraïbes, les Boschimans, les anciens Péruviens, etc., la cavité crânienne est encore notablement plus petite. Tandis que la cavité du crâne dans la race blanche mesure en moyenne 90 pouces cubes, on a trouvé chez les Hottentots et chez les Alfourous des crânes dont la capacité n’atteignait que 65 et 63 pouces cubes; chez certaines peuplades de l'Hindoustan le chiffre s’abaisse à 46 pouces cubes. Cela se rapproche beaucoup de la capacité cränienne du Gorille, le plus grand des singes anthropoides, évaluée à 34 pouce” cubes. Chez les Caraïbes et chez certains Hindous le poids moyen du cerveau tombe presque au-dessous de deux livres. Les anciens Egyptiens, en dépit du dégré avancé de leur civilisation, devaient avoir, en général, la tête relativement petite, tandis qué les Esquimauz, avec une cavité crânienne de 86 pouces cubes en moyenne, se rapprochent des peuples civilisés de l'Europe; d’aprè Wallace on a même trouvé chez ces derniers quelques crânes qui le cèdent à peine aux crânes Européens les plus volumineux. De même les anciens peuples de l'Amérique parvenus déjà à un dégré de civilisalion fort avancé, les Péruviens et les Meæicains, avaient le crâne plus petit que les Indiens actuels demeurés à l’état sauvage et dont les ancêtres leur étaient en partie soumis. Ces faits, — combinés avec la découverte dans certaines cavernes françaises de l’âge de la pierre (telles que celle de Cro-Magnon et et la caverne de « l’homme mort ») de débris de crânes primitifs appartenant au type causasique et dépassant en partie les crânes français actuels au point de vue de la circonférence ou de la capacite, — montrent clairement combien peu le volume seul du cerveau, en dehors de toute autre considération, est capable de constituer un élément exact d'appréciation pour ce qui concerne la valeur ou les aptitudes intellectuelles de l'organe. Mais s’il ne peut nous fournir un critérium pour l’appréciation des aptitudes, encore bien moins peut-il nous servir pour ce qui concerne la mise en œuvre de ces aptitudes ; car celle-ci dépend non seulement de éducation et de la culture, mais encore de l'influence puissante exercée par les conditions extérieures de la vie. Par exemple, à quoi le cerveau relativement considérable de l’Esquimau lui sert-il, — en supposant même que les autres conditions de forme, de structure et de composition soient en rapport avec son volume — si Ce sauvage, au sein de son pays éternellement glacé, est
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dans l’impossibilit# de développer ses facultés ? A quoi bon aussi un pareil privilège pour l'habitant des tropiques qui s'en va tout nu, rendu sonchalant par l'effet d’un climat trop favorable ? Comment encore tn ouvrier, un journalier où un paysan doué d'un cerveau bien conformé et volumineux pourrait-il l’utiliser, s’il est contraint de passer sa vie courbé sous le joug d’un travail mécanique et en dehors des excitations intellectuelles de la civilisation ? Quel avantage ces habitants des cavernes préhistoriques pouvaient-ils retirer de leurs aptitudes intellectuelles, peut-être remarquables, au milieu d’un ensemble de conditions qui en rendait le développement impossible ? Et pour et revenir aux animaux, comment le Dadphin pourrait-il mettre à profit son eerveau si développé et l'intelligence qui en est probablement la conséquences et se trahit dans ses grands yeux si expressifs, lorsque l'élément au sein duquel il est condamné à vivre et la forme grossière de son corps mettent obstaele à tout développement de ses facultés ? De même poar l’Eléphant, muni d’un cerveau plus volumineux encore, mais auquel fait défaut oette différentiation des membres et du larynx qui donne à l’homme une grande prépondérance sur tout le règne animal, grâce à la station droite et au développement du langage articulé. Au surplus, tous les cas allé. gués constiluent simplement des exceptions, qui ne peuvent infirmer la règle baste sut des faits sans nomibte, et trouvent leur explication dahs des circonstances actessoires restées peut-être inconnues jusqu'ici.
Enfin, pour corroborer notre assertion touchant la connexion nécessaire entre l’Ame et le cerveau au point de vue anatomigue, nous pouvons encore citer les expériences bien connues et les vivisections auxquelles les physiologistes se sont livrés sur le cetveau d'animaux vivants — expériences de nature à coup&r court à toute contradiction. Les plus fameuses sont celles du physiologiste francais Flourens. Ce savant a expérimenté sur des animaux que leur conformation organique rerdait propres à supporter des lésions graves du crâne et du cerveau. Il enleva par couches successives les parties supérieures du cerveau, et l’on n’exagère pas en disant que, par couches et successivement, les facultés intel. lectuelles de l'animal diminuèrent et disparurent. Flourens put de cette façon réduire des poules à un état si mésirable que toutes les fonctions intellectuelles avaient cessé : elles étaient incapables de percevoir une impression quelconque et d'exécuter un acte cons-
cieat, et néanmoins la vie continuait. Ces animaux demeuraie: imimobiles, comme plongés dans un profond sommeil, à la pl où on les posait ; ils ne réagissaient contre aueune excitation . devaient étre nourris artificiellement : leur existence était € quelque sorte celle d'une plante. Ils se conservaient ainsi d mois et des années, continuant de croître et de grossir. On a x ces expériences réussir également sur des mammifères. « Si l« enlève par couches les deux hémisphères cérébraux d’un mamn fère, dit Valentin (1), l’intelligenéo diminue proportionnel: ment à la quantité enlevée. Arrive-t-on aux ventrieules, l’anim devient d'ordinaire tout à fait inconscient ». Quelle preuve pl. . éclatante de la connexion nécessaire entre l’âme et le oerve: peut-on demander, que celle qui nous est fournie par le scalj de l’anatomists enlevant l'âme, pour ainsi dire, eouche p couche ?
Cette tonuexion ne se démontre pas moins bien per exemples tirés de la physiologie que par les faits emprunté: l'anatomie. Par l’intermédiaire du système nerveux, qui rayor du cerveau et peut être considéré comme présidant à toutes, fonctions de l'organisme, le cerveau domine oelui-ci tout ent et renvoie dans ses différents points toutes les impressions, re üves au physique ou Au moral, qu’il reçoit de. l'extérieur. C: est assez connu, surtout sous l’apparence des effets produits g les passions de tontes sortes. Nous pâlissons de frayeur, nous rc gissons de colöre ou de honte. Dans les émotions joyeuses, ; yeux brillent et le pouls bat plus vite; la peur produit des é; nouissements subits, la colère des debordements de bile, La se idée d'un objet dégoûtant suffit parfois pour provoquer des | missémente instantanés ; la vus d'un mets appétissant rend p rapide et plus abondantes la sécrétion dé la salive, Par le . d'une grande émotion, telle qu'une violente frayeur, le lait dr. nourrice peut s’altérer très rapidement au point de devenir & à fait nuisible à l’enfunt. Des angoisses mortelles font blanc les cheveux, et le processus est le même que oslui en vertu quel se produit cet effet dans d’autres circonstances, et ave, temps, pat le progrès de l'âge. Il est très intéressant de san que le iravail intellectuel contribue non seulement à slim, l'appétit mais encore à augmenter la chaleur animale et la;
1) Varenrin, Los. eis.
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dansction de l’acide carbonique excrété à la suite des phénomènes un pnutrition. De la même façon, les composés phosphorés qui nu, ssent dans l’urine comme produits de l’usure des nerfs, ainsi Com’on l’a déjà dit, augmentent d’une façon notable à la suite d’uns excitations intellectuelles violentes, des émotions, ‘etc. Les s'il emmes d'un tempérament sanguin vivent moins, longtemps mécplus vite que les autres parce que l'excitation plus violente du satidtème nerveux accélère l’échange des matériaux et consume la pour plus rapidement. C’est le contraire pour les flegmatiques. Les remanmes dont le cou est court sont vifs, passionnés ; ceux qui ont dait cou long sont calmes, parce que les ondées sanguines, avant mau;Triver au cerveau, ont à parcourir un plus long circuit à partir veau Cœur, centre et origine de leur mouvement. Parry put consependre des accès de délire par la compression des artères l’élér cou, et, d’après les expériences de Fleming (1) la même sièrenœuvre exécutée sur des individus bien portants produisit faoubsitôt le sommeil avec accompagnement de mauvais rêves. Les lumitérences de caractère basées sur la longueur du cou sont mem'ore plus frappantes chez les animaux, chez le cheval et le déran, par exemple, que chez l’homme. Une grande somme de dévetoir et une puissante intelligence exercent une influence consigués able sur les forces et sur la conservetion de l'organisme, et, firmeres Alibert, tous les médecins ont constaté que le nombre des explidlerds est incomparablement plus grand parmi les savants connı Parmi le reste des hommes. Réciproquement, res divers En 5 Ju corps réagissent immédiatement sur le moral. Quelle nécesuence la sécrétion de la bile n’exerce-t-elle pas sur les disponous ns de l'esprit! On a vu les dégénérescences des ovaires causer visenftymphomanie : des affections des organes génitaux ont quelveau lois poussé irrésistiblement au meurtre ou à d’autres crimes. à tou’ de fois n’a-t-on pas vu la dévotion se combiner avec l'amour
giste suel! etc., ctc.
que fin la pathologie ou la science qui traite des maladies, nous lésionnit une foule de faits des plus probants et nous montre ceseivucune lésion anatomique ou fonctionnelle des parties du en digeau qui président à la pensée, ne se produit sans une perturn correspondante de l'intelligence. Dans les cas qui font
lectuen, | ?
cette fPUOn, c’est que la lésion est bornée à un seul hémisphère, et
foncti
‚percet Fruuıne. In Brit. Rev, No d’avril 1855. ’