CONCLUSIONS KT SYNTHÈSE
la joie qu'il cherche et qui le fuit. Il commence par la préoccupation et finit par la déception. Ce désir est toujours plus étendu que les objets qu'il peut atteindre; et, plus il obtient, plus il devient avide. De son côté. Dieu se sentant oublié, se détourne. Le plus grand châtiment qu'il puisse infliger, est là soustraction de ses grâces. Que ne se contente-t-il de semer de l'amertume sur nos joies humaines, et de nous rendre malheureux dans nos vaines recherches; un jour, sans doute, la faim ramènerait l'enfant prodigue à la maison paternelle !
IV. Le rôle de l'humilité se dégage maintenant avec une netteté parfaite : elle est la vérité et l'ordre [ordre, justice : termes équivalents).
— La vérité est que Dieu est le principe de tout bien et non pas nous-mêmes. — L'ordre est que Dieu doit être la fin de tous nos actes et non pas nous-mêmes.
Si Dieu est le principe de tout bien, mon devoir consiste à vivre sous son entière dépendance; — s'il est la fin obligée de tous mes actes, mon devoir est de les orienter tous vers sa plus grande gloire.
En tant que principe. Dieu est la loi et demande l'obéissance; — en tant que fin, il est le motif souverain, et il exige la pureté d'intention.
Que peut-il faire d'un être qui se soustrait à sa propre loi, et se détourne de sa fin?...
Nous allons retrouver, pour nous en pénétrer, ces mêmes notions, plus largement développées.
Première Semaine