PRÉPARATION A U TROISIÈME SEMAINE
Abordons ces méditations avec respect :
Jésus est Dieu. — Avec docilité : Jésus est maître. — Avec confiance : Jésus est bon.
Il nous appelle pour nous former luimême. — 0 douce initiation, ô doux commerce, ô doux espoir! — Il a ses exemples, il a ses leçons, il a ses secrets.
Par ses exemples, il marche devant nous pour nous montrer comment on est humble.
Par ses paroles, il commente Jes exemples.
Par ses secrets, il nous révèle l'humilité de son cœur : « Mitis sum et humWs corde. » Toutefois, il réserve cette haute notion à ceux qui sont petits et à ceux qui veulent l'être : « Rêvelasti ea parvulis. »
Le cœur est un foyer; sa chaleur en arrive parfois à devenir lumière : méditons d'une façon affective. — Mais, plus que le cœur, la grâce est lumière : attirons-la rayonnante au dedans de nous.
0 Esprit-Saint, Esprit créateur, créez en moi des idées, des vouloirs rajeunis, une terre nouvelle, an ciel nouveau. Enseignez-moi Jésus, « donnez-moi de Jésus : De meo accipit et annuntiabit vobis. » Je veux être humble, commf Jésus et par lui.
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Cette semaine nous fera arancer dans la connaissance de l'humilité, en mettant dans un plus grand jour les vérités déjà méditées, et en étendant encore nos horizons. — Elle nous animera, pour la pratique de cette vertu, de toute la force de l'exemple le plus autorisé.
Puisse-t-elle transformer véritablement notre cœur, pour de là transformer notre viel
Afin de permettre àces méditations d'exercer sur nos résolutions toute leur influence, dégageons-nous de certaines persuasions confuses qui représenteraient les actes et les sentiments de Jésus comme trop en dehors des conditions où nous sommes, pour qu'ils puissent nous servir d'exemple.
Assurément, l'état où se trouve élevée l'âme de Jésus par son union personnelle avec le Verbe est si différent du nôtre qu'il nous est impossible d'en préciser la nature et les lois. Les expressions même nous manquent. Mais si les horizons lointains se dérobent à notre regard, les régions prochaines lui restent accessibles. Nous n'aborderons que celles-ci.
Deux questions principales s'imposent à nos préoccupations en face de Jésus souffrant et humilié.
l» Souffrait-il réellement, Lui qui était plongé dès ici-bas dans la vision béatifique? Pouvait-il avoir sincèrement de bas sentiments de luimême, Lui qui se savait si grand ? A l'extérieur,