‹ Formation à l'humilité et par elle à l'ensemble des autres vertusChapitre 38 sur 50 · Accroissement accidentel, non etsenkiel · texte numérisé non relu

Accroissement accidentel, non etsenkiel

Examen particulier en usage dans une pieuse association

Esprit de lumière et de vérité, éclairez et touchez mon âme.

Convaincu de Tinfinie bonté de Notre-Seigneur et de ma particulière misère et ingratitude, me suis-je, puisqu'il le veut bien, abîmé dans son cœur doux et humble? M'y suis-je tenu caché, anéanti, et abdiquant toute vie trop personnelle pour vivre de sa vie à lui.

L'ai-je considéré s'anéantissant avec moi devant son Père dans l'acte d'humilité du matin, dans la sainte communion et dans les exercices de piété ? (S'anéantir pour adorer, rendre grâces, réparer et prier.)

Lui ai-je procuré cette joie qu'il recherche, de savourer en moi les humiliations extérieures ou intérieures : humiliations venant de Dieu, du prochain, de moi-même, de toutes choses contraires ?

Me suis-je tourné avec lui contre moi, quand mon orgueil et mon jugement personnel se sont fait sentir? Me suis-je alors promptement uni au mépris qu'ils inspirent à Jésus vivant en moi ?

Me suis-je rappelé que c'est Jésus doux et humble qui doit vivre en moi? Dans cet esprit : — Avec mes supérieurs, mè suis-je tenu en lui tout petit et tout simple, me sentant entre les mains de Dieu? — Avec tout prochain, en ne parlant de moi que dans la mesure de là sim-

plicité; abaDdonnant, méprisant même, quand il y a lieu, mon propre sentiment? — Envers les inférieurs, en ne témoignant aucune exigence et au contraire beaucoup de douceur.

Ai-je mis ma règle de discernement dans cette simple question : Jésus peut-il penser avec moi cette pensée? aimer avec moi cette affection? m'accompagnera-t-il dans cette démarche ?

Ai-je parfois trouvé la paix dans cette parole : « pourvu que Jésus soit content ! » et le courage dans cette assurance : « j'ajouterai à son front un rayon de gloire. » — Ai-je eu à cœur de le faire toujours vivre, grandir et se complaire en moi ?

En Jésus, ai-je abdiqué toute préoccupation personnelle, oubliant celle qui n'est pas pour m'occuper surtout de Celui qui est?

Ai-je rapporté à Dieu tout bien? Ai-je compté absolument sur lui pour triompher de tout mal? 0 Jésus, doux et humble de cœur, vivez librement en mon âme 1

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