DÉYELOPPEMENT DES FIBRES ÉLASTIQUES DANS LES CARTILAGES RÉTICULÉS
Rabl-Ruckhard (1863) à montré que les cartilages réticulés ou élastiques, tels que ceux de l’épiglotte et de l'oreille, que nous avons surtout en vue ici, renferment, à l’état adulte, une quantité très variable de tissu élastique. Les Rongeurs, le lapin par exemple, présentent une petite quantité de fibrilles élastiques très fines. Chez l'homme et chez le chien, on trouve un reticulum épais formé par un grand nombre de fibres fines; chez les grands Mammifères enfin, tel que le cheval et le bœuf, on rencontre souvent des fibres épaisses et, par place, des sortes de plaques élastiques; nous avons même trouvé certains endroits où les cellules étaient plongées dans une substance fondamentale élastique ne présentant aucune trace de cartilagéine.
Nos recherches ont porté principalement sur l’épiglotte du cheval et sur celle du mouton; nous n'avons étudié que quelques stades sur l'oreille du cheval, du mouton et du veau; chez les Sélaciens, nous avons envisagé seulement le point d'attache du ligament rachidien sur l’occipital, région où les fibres élastiques s’avancent plus ou moins loin dans l’intérieur du cartilage (voir fig. ET, 0).
Dans les cartilages réticulés, comme dans les ligaments élastiques, nous avons trouvé des variations excessivement grandes dans l’époque d'apparition du tissu élastique ; les figures 33 et 34 (pl. V), qui représentent évidemment deux stades de développement très éloignés l’une de lautre, appartiennent à la même épiglotte (fœtus de mouton long de 13 centimètres). Nous pourrions montrer beaucoup d’autres exemples du même genre, ce qui prouve que des conditions physiques ou chimiques encore inconnues doivent présider à l’ordre d'apparition des éléments du tissu élastique.