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A. SCIATIQUE DE CAUSE EXTRA-TRONCULAIRE

C’est celle qui constitue un symptôme des tumeurs pelviennes ou sacrées, des grosses lésions utérines et annexielles, des lésions néoplasiques ou inflammatoires siégeant le long du nerf, à la cuisse ou au creux poplité. Il est généralement admis que les sciatiques d’origine pelvienne sont le plus souvent doubles, mais ce caractère n’est pas le seul qui permette d’en soupçonner l’origine. De l’analyse de ses observations, M. Estivals tire les conclusions suivantes :

1° La douleur spontanée est très vive : elle occupe toute la zone d’innervation du sciatique quel que soit le point comprimé ; dans deux de ses observations la compression est pelvienne, dans une autre elle est le fait d’un kyste poplité et néanmoins, tous les malades seplaignent également de la fesse, de la partie postérieure de la cuisse et du mollet ;

2 e La douleur est continue avec peu ou pas de paroxysmes spontanés; certains la comparent à un engourdissement avec fourmillements rappelant ce qui se passe quand on comprime le cubital au pli du coude, d’autres parlent de crampes. Les malades souffrent jour et nuit.

3 e La douleur spontanée diminue par le repos ; elle est, au contraire, nettement exagérée par les mouvements et princi-

paiement par la marche. Le malade couché à plat sur le dos se relève suivant la manière décrite par Minor, en faisant porter le poids du corps sur le côté sain. Par contre, la toux et les efforls de défécation ne provoquent habituellement aucune exacerbation ;

4° L’examen objectif décèle quatre symptômes imporimportants :

A. Le tronc nerveux est douloureux à la pression à la face postérieure de la cuisse et aux points de Valleix, principalement au point fessier et au point péronier.

B. La manœuvre de Lasègue et celle de Bonnet, qui agissent toutes deux en produisant l’élongation du nerf, sont très douloureuses.

C. La sensibilité cutanée du membre inférieur est' souvent altérée.principalement à la face postérieure de la cuisse; dans tous les cas, l’hypoesthésie n’alîecte pas la topographie radiculaire.

D. Les réflexes rotuliens et achilléens sont normaux ; de même les muscles conservent leur volume normal.

Cette variété de sciatique n’a donc pas absolument de caractères distinctifs, et le diagnostic étiologique ne peut résulter que d’un examen approfondi. Ce dignostic est d’autant plus important qu'il est nécessaire pour un traitement approprié. La thérapeutique chirurgicale, quand elle est possible, est la seule qui puisse dans ces cas donner des résultats satisfaisants.

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