‹ Formes de Début Non Fistuleuses de l'Actinomycose ColiqueChapitre 10 sur 63 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L’actinomycose n’est pas une maladie très anciennement connue. Elle a été décrite d’abord par les vétérinaires, qui connaissaient depuis longtemps le sarcome du maxillaire du bœuf et la langue de bois. Leblanc, en 1826, en donnait une description exacte. Lebert, en 1857, décrit les grains jaunes dans le pus sans soupçonner leur nature mycélienne. Après lui, Davaine (1858), Robin (1871), Helle, en Allemagne (1872).

Il semble que Rivalta, en 1868, ait le premier entrevu leur nature parasitaire, mais c’est Perroncito (1875) qui décrivit d’une façon précise les grains Jaunes recueillis dans la tumeur des maxillaires des bovidés ; dissociant les grains jaunes, il en reconnut la structure et les rangea parmi les productions cryptogamiques. Enfin, Bollinger et Harz (1877) décrivirent en détail le parasite, avec sa zone corticale mycélienne et sa couronne de massues ; ils affirmèrent sa nature parasitaire, et lui donnèrent le nom d’actinomyces bovis (ax: rayon, uuxns champignon).

« Il faut en arriver aux deux observations princeps d'Israël (1878) pour voir le champignon rayon-

DE MAUIMONT 2

né faire son apparition avec ses titres d’origine dans la pathologie humaine » (Poncet). C’est en Allemagne que la maladie fut d’abord étudiée. Dans la monographie d'Israël en 1885, on trouve 37 cas humains et une étude d'ensemble de la question. Il faut mentionner les travaux de Ponfick, de Bostrôm qui étudia la transmission de la maladie par les végétaux, d’Illich qui réunit 421 cas d’actinomycose humaine, dont 89 actinomycoses adbominales (Beiträge zur Klinik der Aktinomykose, Wien, 1892).

C’est seulement en 1888 que Nocard et Lucet présentèrent à l’Académie de Médecine le premier cas d’actinomycose humaine recueilli en France avec contrôle histologique. Après eux, le sujet fut repris par de nombreux auteurs : Mandereau, Darier et Gautier, Legrain, Cart, Roussel, etc. Mais les travaux français les plus importants furent ceux de l'Ecole lyonnaise, avec Poncet, Bérard et Dor. En 1898, parut le « Traité clinique de lactinomycose humaine » de Poncet et Bérard.

L’étude de l’actinomycose intestinale ne fut pas négligée. Israël en rapportait 3 observations sur FA Illich, 89 cas sur 421. La thèse de Grill, 40 cas sur 16: Moosbrugger, sur 73 observations, trouve 11 cas limités à l'intestin, 7 cas à porte d’entrée intestinale. Sokoloff donne le chiffre de 12 %.

Poncet et Bérard ont rapporté 9 cas d’actinomycose intestinale recueillis en France. Plusieurs thèses s’en sont inspirées : Hinglais, 1897 ; Courtois, 1908 Poirier, 1911.

Des observations furent publiées par Segond, Barth, Dieulafoy ; Loeper, en 1908, dans la thèse de Courtois. Auvray, Aribaud précisent l’actinomycose du foie. Cependant, l’actinomycose intestinale semble rare en France, les observations restent très peu nombreuses.

A l’étranger au contraire, les publications sont fréquentes ; tous les ans, des observations nouvelles sont connues. En Amérique, Bevan, Mac Kenty, Brogden et J. Chester en réunissent de nombreux cas. En Allemagne, Nathan, Melchior, Von Tempsky, Sattler, Jüngling et bien d’autres publient leurs observations. |

Enfin récemment, en France, Éensude décrit l’actinomycose rectale ; Strawinsky publie un travail sur l’actinomycose gastrique.

Nous signalerons encore les travaux de Brumpt, Lignières, Langeron sur les mycétomes, de Widal et Abrami, Walker, Area Leao sur le diagnostic de lactinomycose.

Page 1