AUTRES MÉDICATIONS
Le sulfate de cuivre a été préconisé par Bevan (1905). Il employait ce médicament dilué à 2 %, par voie buccale et en injections locales. Il aurait donné quelques sucès notamment à Von Baracz.
Actuellement, Bevan lui-même lui accorde moins de valeur et ne l’emploie guère que comme adjuvant en irrigations locales et donne de petites doses d’iodure par la bouche.
On a employé également avec des résultats très divers : la vaccinothérapie (Wright, Wynn) par autovaccin ou stock-vaccin.
Récemment, Neuber (1934) a essayé deux méthodes :
DE MAULMONT 8
— lié —
__ Jes sels d'or : ils semblent surtout améliorer l’état général ; À
__ la vaccinothérapie, qui lui aurait donné de bons résultats, en particulier dans un abcès à grains jaunes de la fosse iliaque droite.
Il a utilisé un auto-vaccin, dont il a fait dix injections de 0,1 à 0,9 cc. espacés de 5 jours, qui ont amené, dit-il, une rapide guérison, après une réaction allergique locale, focale et générale : rougeur au point d'injection, augmentation passagère de volume de l’abcès, fièvre et signes de shock.
En conclusion, le traitement médical reste limité aux iodures. La voie veineuse semble la plus efficace; elle utilisera la solution de lugol avec hyposulfite, ou le yatren. La voie buccale reste néanmoins le traitement le plus facile à administrer ; on emploiera la solution de Lugol en dilution dans du lait froid.
On ne saurait contester les résultats obtenus par les iodures. Mais ils ne peuvent être cependant qu’un adjuvant du traitement chirurgical,
Il. -- TRAITEMENT CHIRURGICAL
Il a été tour à tour prôné par les uns et condamné par d’autres. Cela tient probablement à la confusion qui régnait quant à ses méthodes et à ses indications.
Un très grand nombre de cas en effet ont été traités « chirurgicalement ». Les résultats ont été très divers, probablement aussi variés que les formes d’actino-
mycose auxquelles on s’attaquait. Poncet, Bérard, Thévenot, Thiéry et les auteurs français en général étaient assez circonspects, partisans d'interventions minimes, strictement indispensables : incision des abcès, curettage prudent des trajets fistuleux, sans trop insister ; car, pensait-on, une action trop brutale était plus nuisible qu’utile, risquant de donner un coup de fouet à la maladie et de provoquer une diffusion des lésions, voire même une véritable pyohémie avec abcès actinomycosiques du foie, du poumon et même du cerveau.
Cependant, les auteurs allemands et américains ont toujours pratiqué des interventions plus ou moins importantes : curettage, exérèses partielles ou totales, tamponnement, drainage des foyers suppurés ; mais en général plusieurs traitements ont été associés, avec des résultats plus ou moins heureux. On ne sait pas toujours si les succès sont dus au draïinage, aux iodures ou aux irrigations locales. Certains malades même, qui n'avaient pas guéri par ces traitements, ont pu être améliorés et guéris par un séjour climatothérapique !
Nous pensons qu’il n’est pas possible d'envisager d’un bloc la thérapeutique chirurgicale de l’actinomycose colique. Ici, comme en clinique, il faut distinguer plusieurs groupes de cas. Deux ordres d’interventions sont à proposer
— l’exérèse, __ Je drainage des foyers.