partie de la face supérieure des deux lobes cérébraux
OBSERVATION IV. — Type lalent foudroyant. — Observation. de Brouardel. In La mort subite.
Un homme âgé de 59 ans, entre le 24 janvier 1887, à l’hôpital de la Pitié, le malade est apporté à l’hôpital le soir dans un état de misère et de saleté considérable, sans connaissance, sans délire ni agitation, il ne présente aucune paralysie, aucune contraction, il n’a aucune élévation de température.
Le 25 au matin, même état. Toutefois il parait entendre et comprendre les questions qu'on lui pose. Il dédaigne d'y répondre. C.., n'a pas de dyspnée, langue humide et noire, ventre ni ballonné, ni ulcéré, le malade refuse de manger et boit difficilement.
Le 27, à 6 heures du matin, sans avoir présenté aucune marque d'agitation et de délire ou de paralysie, sans avoir proféré une plainte, 1] meurt.
Autopsie. - On voit sourdre du pus par le canal de Sylvius, On retrouve ce pus verdâtre, bien lié et très abondant dans
tous les ventricules.
OBsERVATION V.— Type lalent foudroyant. — Observation de Rendu.(Journal de médecine interne, 1$ juin 1901, n° 12).
Le sujet est un garçon maçon de 26 ans qui, le dimanche 22 avril, a été apporté dans la salle Trousseau à six heures du
soir : il était dans un état comateux, P. É 5
La recherche de la cause d’un état comateux est toujours
délicate, et il est difficile de la mener à bien, surtout à l'hôpi-
tal où l'absence de parents et d'amis.prive le médecin de renseignements précieux.
Tout ce que nous avons pu savoir au sujet de notre jeune homme, c'est que le dimanche matin, il avait travaillé dans l'Exposition et qu’il y avait dejeuné. Après le déjeuner, il avait été pris de malaises et avait eu des vomissements ; avait-il vomi de la bile ou seulement des aliments? Nul ne le sait. — Une heure plus tard, il avait eu du délrie, des convulsions ; il s'était débattu contre les personnes qui étaient venues à son aide et des ecchymoses, des coups d'ongle sur les joues et la poitrine sont les traces de la scène qui s’est déroulée.
L'interne du service, M. PouLaIN, put l'examiner à la visite du soir. Il était sans fièvre le thermomètre marquant 37° 1. Il avait une perte de connaissance à peu près complète ; quand on le stimulait, on n’obtenait que des réponses vagues indistinctes; il était indifférent à tout ce qui l'entourait; il était comme profondément engourdi, etsansles antécédents bruyants remontant à une seule demi-journée, on aurait pu songer à la fièvre typhoïde.
Il n'existait aucune paralysie; les membres étaient flasques mais quand on les pinçait le malade les remuait; les mouvements étaient vagues, imprécis, mais conservés. La flaccidité n'était pas plus prononcée à droite qu'à gauche.
Nulle part il n'y avait de contracture: pas plus aux membres qu’à la nuque.
Les pupilles étaient égales; elles étaient plus petites que normalement, mais non en myosis.
On ne relevait aucun trouble de la sensibilité.
Les réflexes étiaent plutôt diminués: ils n'étaient pas supprimés.
Le pouls n’était ni rapide, ni ralenti ; on comptait 80 pulsations à la minute. — La respiration était bonne, non singultueuse.
Il n’y avait pas d'urine qu'on eût pu analyser.
Le diagnostic étant incertain, M. PouLaiN donna un gramme de bromure de potassium et il fit bien.
Lr nuit fut bonne, se passa sans délire, avec, simplement, quelques rèvasseries.
La lundi matin, je trouvai ce garçon dans le même état que celui de la veille au soir, dans un coma présque complet. Il regardait mais d'un regard vague, il ne parlait pas ; je ne constatai aucune contracture, aucune raideur à la nuque, aucune sorte de paralysie, ni hémiplégie, ni monoplégie ; les membres retombaient flasques quand on les soulevait. Les traits du visage étaient normaux: ii n'y avait pas de trace paralysie faciale.
Ce coma était interrompu par des périodes d’agitation assez intense pour qu’on ait été forcé d’ajuster des planches sur les côtés du lit.
Les pupilles étaient plus petites que la veille, mais sans avoir atteint le degré de myosis que l’on voit chez certains ataxiques. Elles étaient un peu parésiées, leurs réflexes étaient lents.
La sensibilité réflexe était dirninuée.
Il y avait une rétention d'urine absolue et une partie de l'agitation du malade tenait au malaise inconscient dù à la distension de sa vessie, Nous l'avons sondé et nous avons obtenu une urine bourbeuse, rouge, sanguinolente et, par suite, forte-
ment albumineuse,
Comme la veille au soir, la fièvre faisait défaut, le thermomètre indiquait une température de 37°; le pouls était régulier, sans rapidité, avec 72 à 80 pulsations par minute ; la respiration était bonne, sans aucun caractère anormal.
Voilà le tableau clinique, ajoute M. Rendu, que nous avions sous les yeux. Il fallait en analyser, en discuter tons les éléments pour tâcher de déterminer le genre des lésions en cause
et de faire un diagnotic.
M. Rendu après avoir discuté les diflérents diagnostics, celui d'hémorragie méningée, cérébilleuse, d'intoxication -+élémentaire, d'empoisonnement, de méningite, s'arrêta à celui d'urémie.
Or, l'autopsie montra qu'il s'agissait nettement d'un cas de méningite cérébro-spinale. Du pus vert jaunâtre, s'étendait à toute la surface des méninges, surtout au niveau de la région bulbaire et de la moëlle lombaire.
[IT est évident que si à cette époque la méthode du cyto-diagnostic avait été publiée, elle aurait permis dans ce cas le diagnostic clinique à coup sûr.
OBSERVATION VI. — Type laleni foudroyant. — Observation de Vibert. (Trailé de médecine légale de Vibert).
Une femme d’une trentaine d'années raccole un homme
dans le milieu de la nuit et s’en va louer avec lui une chambre
garnie. Le lendemain matin, l'homme part, et, dans l'après-midi