‹ Formes Mortelles du BotulismeChapitre 12 sur 49 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

(Observation n° 3 de Dee de iMs VITTOZ)

Nicolle V... fille des précédents. C’est elle qui présente les premiers signes digestifs et, d'emblée, son état parait aussi alarmant que celui de la mère, Comme elle, et un peu plus tôt ,elle a présenté dès le 23 juillet dans la nuit,

des vomissements, puis des troubles oculaires sont ap-:

parus et comme ses parents, son hospitalisation est décidée le même jour.

On assiste alors dans la journée du 27 à une évolution suraigué.

Le syndrome oculaire est caractérisé par un ptosis palpébral bilatéral important. La mydriase ne laisse plus deviner qu’un mince cercle irien d’une fraction de millimètre, Le réflexe photomoteur a disparu.

La malade très abattue ne peut ni parler, ni déglutir. La température est normale, le pouls semble bien frappé à 90. La T. A. un peu au-dessous de la normale ; l’examen pulmonaire n’apporte aucun élément pouvant expliquer la dyspnée.

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A l'examen bueco-pharyngé, les muqueuses sont rouges sombres, luisantes, toute sécrétion salivaire tarie.

L'examen abdominal est normal, il n’y a pas de rétention d’urine, la constipation est intense.

Le même traitement est institué : anatoxine botulique À + B, sérum antibotulique, réhydratation, tonicardiaques.

Après une nuit plus calme, la dyspnée réapparaît le matin, On lutte en vain contre les troubles respiratoires, l'angoisse progressive et la soif intense. Vers 14 heures, la malade se plaint de douleurs thoraciques vives; peu après la face et les mains se cyanosent et la malade succombe. :

Il s'agissait dans ces trois derniers cas d’une épidémie familiale. L’aliment suspect était un courtbouillon de thon. Le poisson était resté dans son ean de cuisson, et chaque jour, une certaine partie était consommée. On était alors dans une période de grosse chaleur.

OBSERVATION VHI

(Observation n° 14 de la thèse de M. VITToZ)

Mme Ch.., 60 ans, consomme le jeudi 1°* juillet, une conserve de porc. Elle présente quelques troubles digestlifs banaux dans les jours qui suivent, mais le 3 juillet, elle a de la peine à avaler ses aliments .Le 4 juillet, à l'examen, on constate un parésie manifeste des muscles de la langue et du pharynx, elle ne s'exprime qu'avec difficulté, et la langue reste immobile derrière l’arcade

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dentaire inférieure. La sècheresse de la bouche est intense, la constipation opiniâtre. L’acuité visuelle reste conservée mais il existe une paralysie de l’accommodation et un léger ptosis de la paupière gauche, Il n'y à pas de mydriase. Les mouvements des globes oculaires sont normaux. La sensibilité est normale et il n’y a pas de trouble de la réflectivité ou de la motilité au niveau des membres. La malade conserve une lucidité parfaite.

Le 5 juillet, les signes s’accentuent tout en restant localisés au territoire du glossopharyngien et de l’hypoglosse.

Le 6 juillet, les troubles respiratoires apparaissent et la malade, le faciès cyanosé, s’affaiblit peu à peu et succombe.

OBSERVATION IX (Observation n° 14 bis de la thèse de M. VITTOZ)

Mme T.., 25 ans, a consommé également du même pâté. Il s’agit d’une grande hypertendue à cœur arythmique, qui à été vue pour la première fois quelques heures après Madame Ch... Elle présente à ce moment de légers troubles de la déglutition, une certaine difficuité pour s'exprimer. La sécheresse des muqueuses buccopharyngées est marquée, la langue très saburrale, le réflexe velo-palatin aboli. Tous les moyens restent inopérants contre la constipation. La malade présente de plus une rétention d’urine et le cathétérisme évacue un litre et demi d'urine. Au point de vue oculaire, il existe une paralysie de l’accommodation, sans mydriase, ni baisse notable de la vue. Les mouvements du globe oculaire sont normaux et il existe un léger ptosis.

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