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Mais en Allemagne, 82 %, des cas de Botulisme seraient provoqués par des conserves animales alors qu'en Amérique, les conserves végétales seraient responsables des 88 %, des cas. »
En Russie, on connaît la fréquence de FlIchtyosisme paralytique, rattaché par VAN ERMENGEM au botulisme. )
La maladie est déterminée par une toxine, secrétée par le Bacilius Botulinus, toxine qui demande pour être élaborée certaines conditions.
La sécrétion de cette toxine ne débute qu’au bout d’un certain temps et il est rare d’observer des accidents avec des conserves de préparation récente.
Son développement est favorisé par une température moyenne de, 20° à 35° d’où l'intérêt de maintenir les conserves à de basses températures.
Cette toxine est thermolabile, elle résiste mal à la chaleur puisqu'elle est détruite par un séjour de dix minutes à 80.
On peut citer l'exemple de cette femme qui goûta une conserve de petits pois et succomba tandis que ses enfants qui ne les mangèrent qu'après cuisson, furent indemnes.
A l'opposé des toxines tétaniques et diphtériques, elle est très résistante à l’action des sucs digestifs et de ce fait quoique moins active qu'en injection est cependant très active même à faible dose.
Elle peut être obtenue à l’état sec, mais elle doit être manipulée avec de très grandes précautions.
André Pierre MARIE, qui travaillait à l’Institut Pasteur, reçut au cours de manipulations, une dose infi-
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nitésimale de toxine sèche sur la paupière et con* tracta une maladie mortelle,
Expérimentalement cette toxine botulinique, à la dose de un millionième de cc. injecté sous la peau d’un cobaye de 300 gr., donne une paralysie oculaire, du ptosis, une paralysie de la nuque, puis des paralysies généralisées et la mort, le cœur continuant à battre bien après l'arrêt respiratoire. |
M. BixET, B. LEGROUX ont rapporté récemment à l’Académie des Sciences, le résultat de leurs recherches sur les réactions respiratoires dans le botulisme aigu expérimental.
Les expériences furent pratiquées sur des lapins
adultes. Une dose de toxine, capable d’entraîner la mort en deux heures, leur est injectée.
1 h. 30 après l'injection, le lapin présente de l’incoordination des mouvements du train postérieur, puis de la faiblesse des muscles de la ceinture scapulaire, de la nuque. On observe alors la chute de la tête sur le plancher. L’amplitude et le rythme respiratoire diminuent. La mort apparaît 25 à 30 minutes après l’apparition des premiers signes.
A l’autopsie, l’oreillette bat encore et dès la libération de l’enveloppe péricardique, les contractions ventriculaires reprennent et peuvent durer plusieurs heures.
MM. Biner et LEGROUX, soumettent un autre lapin intoxiqué à une inhalation permanente d'oxygène pur dès la 30° minute après l’inoculation.
Vers la 2° heure, alors que les lapins témoins sont