‹ Formes Mortelles du BotulismeChapitre 32 sur 49 · HN PA AE · texte numérisé non relu

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morts, ce lapin continue à vivre en anpée, grâce à l'oxygénation, pendant 4 heures et même. plus.

Il suffit de remplacer l'oxygène par l’air pour ame- ner la mort en quelques minutes.

Cette toxine est secrétée par le Bacillus Botulinus, isolé par Von ERMENGEN en 1895, bacille anaerobie strict qui, de ce fait, trouve des conditions favorables ä son développement dans les conserves en boîte, la profondeur des pâtés, dans les parties profondes des jambons au contact de l’os, sous la graisse des confits.

C’est un bacille relativement grêle, long à bouts arrondis, ayant tendance à se renfler en clostridium, mobile, cilié, prenant la coloration de Gram.

C’est un bacille sporulant, spore ovoïde et le plus souvent terminale.

On a beaucoup discuté le degré de résistance de ces spores à la chaleur.

Pour les Américains, elles pourraient résister trois heures à 100° et même dix minutes à 120°.

Pour M. LEGROUX, elles ne résistent pas à 85° sauf lorsqu'elles sont en suspension dans une matière huileuse ou grasse.

Les divergences d'opinion proviennent sans doute de la différence des espèces observées en France *t en Amérique.

Le milieu d'isolement du bacille est la gélose profonde da Veillon.

Sur gélaline, il donne des colonies sphériques, épineuses et liquéfie le milieu.

Sur gélose profonde, il donne également des colo-

nies sphériques, épineuses, emprisonnant des DHèies de gaz. E

ie

Sur bouillon, il forme un trouble léger avec dépôts filamenteux.

te Enfin, sur milieux sucrés, le bacille secrète abondamment sa toxine ; par contre, celle-ci se développe peu dans les milieux riches en graisse.

Le glucose est attaqué.

Le saccharose et le lactose ne le sont pas.

A noter que le bacille pousse très facilement sur

«les viandes autolysées, d’où le danger des conserves faites avec des animaux abattus par temps chaud ou ayant voyagé après la mort.

Nous avons vu, plus haut, qu’il existait plusieurs espèces de bacille botulinique. On a pu distinguer les variétés À B C D E. Pratiquement, seules se rencontrent en pathologie humaine, les types A et B.

Le type B est responsable de la quasi totalité. des cas européens, alors qu'aux Etats-Unis lé type A est le plus répandu.

Leur morphologie, leurs aspects de culture sont les mêmes, mais la toxine qu’ils élaborent chacun possède un caractère antigénique propre.

Pour terminer, on admet généralement que les aliments à conserver sont souillés accidentellement par le bacille ou ses spores dont l’habitat est très vaste puisqu'on peut le retrouver dans la terre, à l’exception de la chair des oies qui peut héberger le bacille.

MORTALITE DU BOTULISME

C’est une affection grave dont le danger ne doit pas être sous-estimé.

Rien n’est plus variable que les statistiques publiées en France et à l'Etranger.

Aux Etats-Unis :

De 1910 à 1935 : sur 1418 cas de: botulisme, 928

morts, soit 69 %, de mortalité.

De 1897 à 1926, sur 504 cas, 337 décès, soit 66 %.

A l'opposé, en Allemagne :

De 1935 à 1940 : sur 254 cas, 41 décès, soit plus de LG

De 1923 à 1940 : sur 731 cas, 48 morts, soit 6,5 %.

En 1942, à l'Institut Pasteur, M. LEGRoux et Mme JEROMEC ont étudié les cas de 42 personnes dont 3 moururent. ;

Dans le Service de Monsieur le Professeur Bé- NARD, Sur quatorze cas observés depuis 1942, deux décès. L

Virroz, sur 28 cas, observe 6 cas de botulisme mortel.

ia bre

En conclusion, le botulisme semble mortel dans Ia proportion ‘de 10 à 70 % des cas.

En France et en Europe, il apparaît beucoup moins fréquemment mortel qu'aux Etats-Unis et cette diférence doit très certainement être imputée aux types différents de bacille responsable, Enfin, tout au moins en France, la mortalité actuelle « du botulisme n’est pas aussi élevée qu’il est classique . de le dire (sans doute le botulisme aujourd’hui mieux connu est plus souvent diagnostiqué surtout ses for:

mes frustes, plus précocement et mieux traité. ‘ ; si Eve

MORTALITE DU BOTULISME

C’est une affection grave dont le danger ne doit pas être sous-estimé.

Rien n’est plus variable que les statistiques pu-

bliées en France et à l'Etranger.

Aux Etats-Unis :

De 1910 à 1935 : sur 1418 cas de botulisme, 928 morts, soit 69 % de mortalité.

De 1897 à 1926, sur 504 cas, 337 décès, soit 66 %.

A l'opposé, en Allemagne :

De 1935 à 1940 : sur 254 cas, 41 décès, soit plus de LG

De 1923 à 1940 : sur. 731 cas, 48 morts, soit 65 ‘.. -

En 1942, à l'Institut bites M. LEGROUX et Mme JEROMEC ont étudié les cas de 42 personnes dont 3 moururent.

Dans le Service de Monsieur le Professeur Bé-

NARD, sur quatorze cas observés depuis re deux

décès.

Virroz, sur 28 cas, observe 6 cas de botulisme

mortel. F

LExER,

| ps # Nombreuses, en nee Not les observations mor-

Lu telles sans signe digestif autre qu'une constipation ue l’on attribue à une parésie intestinale.

Enfin, comme pour le tétänos, on a remarqué, d’une

RE générale, que plus l’incubation était Re plus

la maladie était grave. CAE

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