‹ Formes Mortelles du BotulismeChapitre 7 sur 49 · DISCUSSION DE CETTE OBSERVATION · texte numérisé non relu

DISCUSSION DE CETTE OBSERVATION

< , 4 - Cette intéressante observation de botulisme mortel r- nous paraît devoir retenir l'attention pour plusieurs RISONS RE A | — Dans la littérature, tant française qu’étrangère, x -on retrouve peu d'observations détaillées de formes 4 mortelles de Botulisme.

— Si, dans ses grandes lignes, elle reproduit Île ta-

Ke

bleau classique du botulisme, elle présente certaines

particularités qui méritent d’être étudiées. =: — Enfin, un électro-cardiogramme a pu être enre gistré et il semble que ce soit le premier, tout au moins en France, d’une forme mortelle de botulisme. D Nous soulignerons tout particulièrement certains “16 points de l’observation de M. le Professeur BÉNARD.

N Tout d'abord, la précocité de l'apparition des trou- bles digestifs ; ceux-ci survenant seulement huit $ ai heures après l’ingestion de l'aliment toxique ; x JIncubation beaucoup plus courte que la moyenne

- des incubations des formes mortelles que nous avons

pu réunir.

Egalement la précocité de l’apparition des troubles neurologiques : diplopie et vue trouble, constatés dès Es la dix-huitième heure.

B . Enfin, l’ordre d'apparition un peu anormal des paralysies : % ;

per | — Dès le premier jour : diplopie et ptosis.

__— Rétention d’urine dès le deuxième jour.

Be: TE La dysphagie qui est assez souvent une des pra

ER ds

mières manifestations du botulisme n’apparaissant que le troisième jour après le début des premiers troubles.

(Noter qu’il ne nous a pas été permis, en raison de l’état de la malade, d'étudier la mobilité de l’œsophage sous écran radioscopique).

A noter encore le caractère tardif des RAR bulbaires : c’est seulement le cinquième jour de la ma ladie qu’est apparue une accélération du pouls et de la respiration qui n’a d’ailleurs précédé la mort que de. quelques heures. Il semble qu'ils aient, de même que dans la diphtérie, une grande valeur annonciatrice.

Un dosage d’urée dans le sang au troisième jour de la maladie a montré une azotémie notablement élevée à 0 gr. 70 par litre, fait que nous n’avons retrouvé nulle part, Cependant, une autre observation mortelle de M. le Professeur BÉNARD a présenté une azotémie à 0,49. |

Peut-être faut-il incriminer le rôle des vomissements, avec spoliation de sel ? ou la désintégration

. des protéines tissulaires par autophagie ou par action

de la toxine ? Une atteinte du sympathique rénal est également possible. .

L'étude de lélectrocardiogramme dans le botu lisme est encore toute récente :

Il n'existe pas à notre connaissance d’électrocardiogramme au cours d’une forme mortelle de botu-. lisme si l’on excepte l’observation de Monsieur F. Jo LY, forme vraiment atypique puisque la maladie évolua vers la mort en douze mois après guérison com-

plète apparente vers le neuvième mois. Le diagnostic ne fut d’ailleurs pas vérifié bactériologiquement mais fut posé sur l'existence de troubles oculaires (trou- “& bles de l’accommodation et diplopie) associés à une parésie dés membres inférieurs avec abolition des ré- 4 flexes tendineux et sur la notion-d’ingestion de char- E Neuterie.à < os

Deux cas de botulisme ont été bien étudiés par Maurice LAFLEUR dans sa thèse de Paris 1944; le premier cas a guéri en 3 semaines, le second en quinze jours. NT.

Notre électrocardiogramme. a été pris précocement au troisième jour de là maladie, peut-être plus tard aurait-il montré des troubles plus accentués : l’état : de la malade n’a pas permis de le répéter.

Ée Les. altérations légères du tracé électrocardiogra- , phique de notre malade paraissent cadrer avec les conclusions de M. LAFLEUR : |

Ce sont surtout les complexes ventriculaires qui

ee sont altérés, il n’y a pas de trouble notable de fa 4 “conduction auriculo-ventriculaire. Il insiste surtout sur les altérations et l'extrême variabilité du segment ST.

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