EXTRAITS D’ODEURS — COLORANTS
ROUGES
()® L'Orseille {Rocella tincloria) désignée sous le nom ûq Cudbeard en Anglelerre, vu son bas prix, est le colorant des Eaux de Quinine, des Ijidions alcalines d’un laible litre alcoolique, deslinéesaux Salons de coifÎLire. L’acide citrique la fait virer au rouge foncé et les alcalis la font passer au rouge pourpre.
““ La Garance [liiihia linctorum) et son dérivé Volizarine figurent dans quelques formules.
8° La Rose Tremière, le Coquelicot, la Rose de Provins sont rarement em[)loyées, d’ailleurs les teintes de ces fieurs .sonl assez fugaces. La Rose de Provins est de plus d’un pn’x élevé, on ne devra l’utiliser que pour obtenir en môme temps un parfum agréable.
ü’ La Bixine ou pi-incipe colorant du Rocou i/?/xa orc//a?i«) fournit en milieu alcoolique des rouges aurores ou des rouges dorés qui peuvent trouver leur emploi.
10° Les Dérivés Synthétiques très faciles à doser, remarquables par leur éclat et par leui's variétés de nuances coûtent meilleur marché que les produits naturels et évitent toute manipulation.
Ces nombreuses qualités justifient donc leur vogue croissante.
Il suffit de préparer des solutions aqueuses, ou alcooliques, hydroalcooliquesau centième pour faciliter le dosage de ces produits dont le pouvoir colorant est parfois considérable, puisque la dose de un gramme est généralement sulfisante pour coloi'cr cent litres.
11 fau Ira toujours tenir compte de la lonction chimique et de la réaction du milieu, si l’on veut éviter toute surprise.
On les classe en Colorants Basiques et en Colorants Acides.
Les Colorants Basiques sont ceux qui préci[)ilent par le Tanin, tandis que les Colorants .Vcides ne précipitent pas par ce Réactif.
Leur fonction acide ou basique est indiquée sur tous les Traités et sur tous les Dictionnaires de Chimie.
Il a déjà été dit précédemment que l’ordonnance du 31 Décembre 1890 de M. Lozé, Préfet de Police, interdit l’emploi dans les matières alimentaires de toutes les couleurs qui sont dérivées delà houille, des phlaléïnes et de leurs dérivés substitués et des matières colorantes préparées à l’aide des composés diazoïques.
Toutefois, à titre exceptionnel, il est permis de se servir de quelques couleurs pour les bonbons, les pastilles et certaines liqueurs qui ne sont pas naturellement colorées.
EXTRAITS DODEURS — COLORANTS
JAUNES
4^es Cniilenrs Rosns ou Ihiujes tolérées sont :
L’Eosine (ou Tcli'abromolluorescéme ou Fluorescéine tétraiu'ornée).
L’Eosinate de Potasse.
Les Erythrosines (dérivés méthylés ou élhylés de l'Eosine).
Le Rose Bengale-Phloxine (dérivés iodés et bromés de la lluorescéïne chlorée).
Les Rouges Bordeaux-Ponceaux (produits par Faction des sulfo-conjugués du naphtol sur les diazoxylènes).
La Fuchsine Acide (sans arsenic, préparée par le procédé -Coupier).
Le Sulfo-Fuchsine (sans arsenic également).
1/Eosine à faible dose et en solution aqueuse donne unioseéglanline superbe. Sa ténacité à la lumière et dans les milieux acides ou neutres permet de Futiliser dans un grand nombre de préparations.
Les solutions dans un milieu alcoolique d’un titre très élevé, ont •l’inconvénient de présenter un dichroïsme très accentué. On évitera le reflet vert, désagréable, par l’emploi de l’Eosinate de potasse.
Le Sulfo de Fuchsine résiste indéfiniment, même à Faction du î^oleil.
Le mélange de Sulfo-Fuchsine et d’Aurantia à parties égales donne une riche teinte rouge vieil-or.
Les Erythrosines, les Rouges Bordeaux sont très fugaces à la lumière.
Parmi les Couleurs Rouges qui ne sont pas tolérées pour Vusngi’ Interne^ il est bon de citer:
La Safranine, la Safrosine (écarlate d’éosine);, le Rouge ■Congo, la Rocelline, la Coralline, la Pourpre N., la Rosazurine <1. et B, etc.
IL — Colorants Jaunes :
l’ Le Safran (Croccus sativus) est le colorant jaune le moins toxique, le moins fugace à la lumière : on peut utiliser la Teinture au dixième du Codex, ou bien on fait bouillir deux cents grammes de safran dans un demi-litre d’eau, on laisse refroidir et on exprime. On verse sur le marc un deuxième litre d’eau bouillante et on opère comme précédemment. On réunit les produits, on ajoute bO grammes d’alcool à 90°. Enfin, on fait macérer pendant cinq jours le résidu dans un litre d'alcool à 90°. On décante, on presse le safran et on