ACTION PHYSIOLOGIQUE DU MASSAGE
Coup d'œil sur l'absorption interstitielle. — Expériences de Mosengeil. — Action du massage sur les vasomoteurs, sur la contractilité musculaire, sur les nerfs.
Lorsque l'observation eut démontré l’efficacité du massage dans un grand nombre d’afTeclions et d’états morbides qui n’avaient, en apparence du moins, rien de commun, on voulut s’expliquer son action ; l’empirisme ouvre la voie qu’élargissent plus tard le raisonnement et l’expérimentation.
Dès le dernier siècle on s’était aperçu que les frictions accélèrent la circulation veineuse et diminuent la stase lorsqu’il en existe.
Si nous examinons par anticipation les condi- ; tions dans lesquelles le massage a donné les meil- : leurs résultats, dans lesquelles il a été le plus - souvent employé et le plus souvent recommandé, nous pouvons dire d’une façon générale, que c’est dans le cas où les proportions normales des tissus ou de leurs éléments sont altérées. Dans l’entorse il y a des déchirures vasculaires, des épanchements sanguins. La présence dans une région d’hématies ou de leucocytes extravasés, produit des accidents si leur résorption exige un temps considérable ; dans les arthrites hyperplasiques, les raideurs articulaires, les hydartroses, les inflam-
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mations des gaines tendineuses, nous nous trouvons en présence de produits nouveaux solides ou liquides; nous ne pouvons espérer une guérison, une restitution fonctionnelle vraie que si nous les faisons disparaître. A ce point de vue le massage est véritablement utile; il rétablit l’absorption si elle a été momentanément suspendue; il l’active et la régularise dans les autres cas. Son action anesthésique n’est qu’une conséquence de cette propriété; n’eston pas disposé à regarder comme des névrites, des névralgies naguère appelées essentielles?
L’absorption interstitielle. — La première condition pour acquérir une notion précise sur l’action physiologique du massage, c'est de connaître les doctrines actuelles sur la nutrition des tissus dont l’absorption est un facteur. La cellule vivante est un centre organique qui se développe, vit et meurt. A la cellule correspond une atmosphère liquide qui fournit les matériaux nécessaires à son fonctionnement.
« Certains liquides, disait M. Loven dans une remarquable communication faite à la Société de médecine de Stockholm, sont aussi indispensables pour les éléments organiques que l’est l’eau salée pour les poissons de mer, l’eau sucrée pour les champignons, le vinaigre pour le mycoderma aceti. Ils renferment de l’eau, de l’albumine, des sels. Sans doute, leur composition change d’après les tissus, mais nous ne savons rien des différences qu’elle présente. C’est d eux que les cellules tirent les matériaux de leur nutrition. On réunit ces liquides sous le nom générique
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de suc parenchymateux ; ce suc est aspiré par les tissus qu’il imbibe, ils le retiennent si étroitement qu’il est impossible de l’isoler par les moyens mécaniques.
(( C’est au liquide d’imbibition que les tissus doivent leurs propriétés essentielles. Comparons un fragment de tendon, de cartilage, de tissu conjonctif à l’état normal, à un autre fragment qui aurait perdu par dessication son eau d’imbibition. Le volume, la couleur, la consistance, tout ce que l’on peut constater par la vue, en un mot, est altéré.
« On pourrait jusqu’à un certain point comparer les liquides contenus dans des lacunes imperceptibles à l’eau de cristallisation de certains corps inorganiques, avec cette réserve que les proportions des premiers ne sont pas fixes et déterminées comme celles de la seconde. On conçoit aisément le rôle que de tels liquides jouent dans l’économie quand on songe que la plupart des tissus renferment plus de 75 0/0 d’eau. 11 ne faudrait cependant pas la confondre avec le suc parenchymateux proprement dit.
« On ne désigne par ce nom que le liquide qu’on peut faire sortir par expression mécanique. Il n’y a pas de délimitation précise, elle serait inutile; on peut parfaitement admettre que les changements du suc parenchymateux sont accompagnés de changements correspondants des liquides d’imbibition et que ceux-ci sont plus dilués que lui par suite d’une affinité plus grande des molécules organiques pour l’eau que pour les principes qu’elle dissout.
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or Le suc parenchymateux est renfermé dans des cavités perceptibles seulement avec des instruments d’optique puissants. Elles se trouvent dans presque toutes les parties du corps, mais sont surtout abondantes dans le tissu conjonctif, qui peut être regardé d’une façon générale comme un véritable réceptacle du suc parenchymateux. Ses espaces, appelés espaces lymphatiques , ont des formes extrêmement nombreuses; ce sont des lacunes, des ' canaux, des sacs, etc. Au point de vue du volume, on trouve les mêmes différences; tantôt ils ne sont visibles qu’au microscope, d’autres fois ils ont une étendue suffisante pour renfermer les viscères les plus volumineux de l’économie: tels sont le péritoine, la plèvre, le péricarde, etc.
« Étant donnée cette conception du suc parenchymateux et de son rôle, il est facile d’en déduire l’importance de la circulation. Par cela seul que nous avons un élément vivant dont la composition se modifie, la cellule épuisera vite ce milieu. Un animal ne peut vivre indéfiniment dans une pièce hermétiquement fermée et de petit volume; lorsque les gaz d’exhalation sont en trop grande quantité, l'hématose devient impossible : il faut un renouvellement périodique de l’air, c’est-à-dire un apport d’éléments respirables et une évacuation de ceux qui ne le sont plus. Les phénomènes sont exactement les mêmes dans l’intimité des tissus : l’aboulissant des canaux d’apport c’est le réseau capiltaire : les canaux d’évacuation ce sont les veines et surtout les lymphatiques. La différence des pressions dans l’intérieur des vaisseaux centripètes et centrifuges joue un rôle tellement important
L ABSORPTION I NT K R ST ITIE RLE
dans le mouvement des liquides, qu’elle ne saurait être altérée sans que celui ci soit entravé. La tension veineuse augmente-t-elle au delà d’un certain coefficient ? les lymphatiques cessent de pouvoir suffire à leur tâche et la région s’œdématie. Ces lymphatiques sont-ils eux-mêmes altérés, devenus partiellement imperméables ? le même phénomène se produit. Quand on veut obtenir très vite par compression veineuse l’œdème d’un membre, il faut, comme l’a montré Cohnheim, faire la ligature d’un gros tronc lymphatique. Le massage qui est, comme nous l’avons dit, un adjuvant puissant de la résorption s’adresse donc au système veineux et surtout au système absorbant, il accélère le cours des liquides en tous sens et en diminuant la tension dans le premier il facilite par contre-coup la circulation dans le second (1). » Cette théorie, qui nous permettra de nous rendre compte de la plupart des phénomènes dont nous serons témoins, qui nous fournira la justification de manœuvres bizarres en apparence, se heurte dès qu’on veut l’appliquer à des difficultés. C’est surtout à des affections articulaires que nous aurons affaire ; le massage s’adresse aux vaisseaux absorbants, nous ne savons à peu près rien sur les lymphatiques des jointures. Où naissent-ils ? comment se comportent-ils par rapport à la synoviale? se terminent-ils, comme on le croyait, il y a peu d’années, dans des culs-de-sac sans épithélium ou s’ouvrent-ils dans la cavité par des stomates? Quand
(1) Loven, Om vüfnadssaften i cless fôrkdal lande till blod och lymfkürl. Hvgiea, XXXVII Band, 1873, n° 2, p.80.
Norstrôm. — Massage. 2
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Mosengeil voulut s’occuper de l’action physiologique du massage, il s’arrêla effrayé en face de ces problèmes ; puisque l’histologie n’avait rien appris, il ne restait qu’un moyen, l’expérimentation.
Expériences de Mosengeil. — Les expériences de Mosengeil resteront classiques, car elles éclairent d’un jour nouveau le rôle du massage et l’origine des lymphatiques articulaires. A côté des difficultés théoriques, il y avait des difficultés techniques. Vous voulez savoir quelle influence exerce le massage sur la marche des arthrites, par exemple ; c’est simple, prenez deux animaux, déterminez chez tous les deux une arthrite du genou, massez l’un et abandonnez l’autre à lui-même. Voici le malheur : chez certains animaux vous produisez des inflammations qui suppurent, chez d'autres vous avez des arthropaties bâtardes suivies de formation de produits caséeux avec alternatives de rétrocession et d’exacerbation. Dans les deux cas le traitement mécanique est contre-indiqué. S’il e»t impossible de compter sur l’inflammation provoquée, il reste un moyen : introduire dans deux jointures similaires un liquide coloré dont on puisse suivre à l’œil nu et au microscope la progression. Le choix de ce liquide n’était pas facile: les grains de vermillon sont trop gros et trop anguleux, les précipités chimiques filtrés sont incolores. Mosengeil s’arrêta après réflexion à l’encre de Chine et encore faut-il avoir soin d’en prendre d’une telle qualité que la dilution soit partout la même et qu’il n’y ait ni grumeaux, ni dépôts.
La solution faite, on en injecta une quantité suffisante dans les deux articulations fémoro-tibia-
EXPÉRIENCES DE MOSENGEIL
les d’un lapin; on massa l’une et pas l’autre.
Le résultat des expériences de Mosengeil a toujours été le même. Du côté massé la diffusion du liquide est rapide ; il est poussé dans les vaisseaux lymphatiques et les espaces plasmatiques du tissu conjonctif de la cuisse ; la direction va de la périphérie vers le centre. Le contraste est frappant, quand on examine la jointure non massée : 1 articulation reste distendue; dans un seul cas, on trouve un ganglion lymphatique de la cuisse imprégné, et if ne faudrait pas conclure de là que les vaisseaux afférents ont puisé le liquide dans la cavité synoviale. Des injections répétées, abondantes, avaient déterminé une tuméfaction du genou ; cette pression par augmentation du liquide n’avait point, comme le massage, poussé la substance colorée dans les voies d’absorption ; elle s’était infiltrée du côté où elle trouvait, le moins de résistance, dans le tissu conjonctif du voisinage et celui qui sépare les muscles de la jambe ; il est possible que les mouvements et l’action de la pesanteur aient favorisé cette évolution ; il est possible aussi que les traces d’encre de Chine trouvées dans un ganglion de la cuisse aient été apportées par les lymphatiques des interstices infiltrés.
Aucune ambiguité n’est possible pour l’interprétation des faits : le massage a poussé la matière dans les voies centripètes, il a activé sa résorption à tel point qu’il n’y a aucune comparaison entre le côté massé et celui qui ne l’a pas été.
Pourtant l’animal ne fut point fixé, il pouvait courir, sauter ; les contractions musculaires étaient aussi énergiques d’un côté que de l’autre; elles
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favorisaient au même titre la marche des liquides à droite et à gauche. Un autre argument en faveur de notre hypothèse, c’est que le manuel opératoire a une sérieuse importance; dans quelques cas où le massage fut fait par des mains inhabiles, il n’y eut point de liquide dans les voies lymphatiques, mais une simple diffusion dans le tissu cellulaire.
De ce qui précède nous pouvons conclure que le massage est un agent énergique, il détermine parfois, favorise toujours l’absorption des produits préformés qu’il pousse dans les voies lymphatiques centripètes. Des procédés, qui pouvaient sembler purement empiriques, sont rationnels.
Mosengeil a été, je crois, le premier qui ait entrepris des recherches dans un but déterminé, qui se soit proposé d’étudier non plus la physiologie de tel ou tel tissu, la manière dont il réagit à la suite d’une série d’excitations, mais de voir ce que fait au juste le massage, quelle est la différence de l’absorption et de la diffusion d’une substance colorante dissoute dans un membre qui a été massé et dans un autre qui ne l’a pas été. Cette différence est aussi nette qu’on peut l’exiger; dans le premier cas, nous avons eu des processus comparables aux processus pathologiques, la matière étrangère à l’organisme a été absorbée, transportée : il est facile de comprendre ce qui serait arrivé si, au lieu de noir de Chine, on avait pris une substance septique. Dans le second cas, il est inutile de supposer l’intervention d’aucune force vitale, le liquide s’est infiltré dans le tissu conjonctif par imbibition comme il se serait infiltré dans n’importe quelle
EXPÉRIENCES DIVERSES
trame. Ces faits ne sont pas restés isolés; l’expérimentation avait donné des résultats, il était facile de prévoir qu’on essayerait de les compléter.
Expériences diverses. — Sturrn et Salis ont obtenu exactement le mêmes résultats que Mosengeil. Reibmayr et Haffinger ont étendu au péritoine les expériences faites sur les synoviales articulaires. Ils ont injecté de l’eau dans sa cavité chez plusieurs lapins; un deux est massé (pétrissage de l’abdomen) pendant 10 minutes et un autre ne l’est pas, on les sacrifie tous les deux à la fin de l’heure. Chez deux autres lapins, le massage se fait pendant la première et la deuxième heure aussi longtemps que possible, et on les sacrifie à la fin de celle-ci. Pendant la deuxième heure, il y avait moins de résorption chez le lapin massé que chez celui qui ne l’avait pas été. Les modifications de la pression abdominale et l'aspiration résultant des mouvements faits pendant la première heure avaient renversé les conditions dans la seconde. Voici du reste ces résultats tels que les a résumés Kleen.
Moment
Proportion 0/0 du poids de l’eau par rapp rt au poids du corps résorbé.
1re heure 2' —
Total p. 2 h.
sans massage
avec massage
Le massage modifie l’absorption dans les interstices des tissus comme à la surface des séreuses; plusieurs facteurs y contribuent. Nous avons suffi-
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samment insislé sur le rôle des lymphatiques; le courant sanguin ne reste pas inactif, la pression exercée sur les veines hâte leur déplétion et diminue la stase s’il en existe. On a dit qu’il se produisait quelque chose d’analogue à ce qui se produit dans la pompe aspirante et foulante; j’aimerais mieux que l’on parlât de l’aspirateur classique des physiciens : plus l’écoulement est rapide, plus l’aspiration est énergique. Mais a-t-on tout bénéfice à masser? La circulation artérielle est centrifuge, et nos frictions lui sont directement opposées. Sans doute, mais les troncs artériels sont profonds, leurs parois ont une contractilité propre, grâce à laquelle un obstacle léger et temporaire est vaincu sans difficulté. La vis a tergo est exactement la même dans le réseau capillaire, qu’on masse ou qu’on ne masse pas. La force propulsive restant constante et la tension veineuse diminuant, la résultante est une augmentation delà circulation artérielle dans une région donnée, une diminution des congestions. On peut concevoir la cellule isolée comme un appareil complet doué d’une force d’adaptation merveilleuse. Si les mouvements sont rapides dans l’atmosphère vivante qui l'entoure, son action sera énergique et sûre. La circulation se fait mieux, l'absorption se fait mieux, les chances d’exsudation, de transformation et d’organisation de l’exsudât diminuent; il est même possible que quand celui-là existe, il soit repris et disparaisse. Pour cela il faut une intervention additionnelle dont nous n’avons rien dit encore; nous nous sommes placés dans l’hypothèse la plus simple, nous ne devons ni rompre une fibre, ni fragmenter un agrégat : au lieu de massage,
EXPÉRIENCES DIVERSES
nous aurions pu écrire effleurement,. Les praticiens modifient leur manière de faire suivant le cas, s'ils ont affaire à des lésions délerminées et tangibles, ils ne se bornent plus à passer légèrement à la surface du corps la pulpe du doigt ou la paume de la main, ils frottent et pétrissent; c’est que la résorption ne peut se produire sans fragmentation préalable. L’accélération du courant lymphatique ne suffit pas pour qu’il reprenne un exsudât organisé de vieille date; il faut que celui-ci soit amené à un état de division qui ressemble à celui de l’encre de Chine délayée; que ses particules soient assez fines pour quelles puissent être saisies par les bouches absorbantes, qu’ii subisse en partie la dégénérescence graisseuse ; le massage énergique provoque tout cela : il a un autre avantage, celui de détruire les capillaires qui nourrissent des exsudats.
L’accélération circulatoire est encore augmentée par l’intervention du système nerveux, d’autres fois par celle des éléments musculaires.
Bien souvent, quand on est en présence de lésions musculaires, on a recours au tapotement ; nous avons dit comment nous le faisons ; cette succession de traumatismes légers est le meilleur moyen de produire l’excitation. Schiff, Kühne, Kôlliker ont démontré que l’excitation mécanique suffit pour provoquer des contractions des fibres musculaires, complètement indépendantes du système nerveux; encore une condition excellente pour accélérer la circulation.
Zabludowski a prouvé par une ingénieuse expérience que le massage fait disparaître rapidement
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la fatigue (1). Une personne reposée, lève à bras fléchi un poids jusqu’à ce que le bras soit fatigué, on fait l’effleurage pendant 5 minutes et au bout de ce temps la même personne peut donner un travail musculaire plus important qu’auparavant; au contraire, si on ne fait rien, elle doit attendre un quart d’heure au moins pour reprendre son exercice. Les contractions produites par voie réllexe sont plus énergiques après qu’avant le massage (c’est encore une remarque de Zabludowski) ; celuici n’influe pas sur l’excitabilité réflexe delà moelle; mais, comme la puissance des muscles est augmentée, leurs contractions ont plus d’énergie.
E. Kleen rapporte qu’un chef d’orchestre de ses amis se fait faire l’effleurage du bras toutes les fois qu’il doit diriger ses musiciens pendant une séance un peu longue; il est beaucoup moins fatigué que s’il n’avait pas eu recours à ce moyen (2).
Il est encore possible d’expliquer l’action sur la fatigue par l’augmentation de l'absorption : cette sensation est une conséquence de l’oxydation des tissus et de Laccumulation des phosphates, des acides carbonique et lactique ; qu’on hâte leur disparition et la fatigue cesse plus vite que par le repos seul. La physiologie explique de l’influence du massage dans les névralgies, nous verrons lorsque nous en parlerons que contre elles nous employons surtout la pression, le tapotement et les trépidations sur le trajet des nerfs, toute pression un peu énergique produit l’engourdissement
(1) Zabludowski, Die Anvendung der Massage fiir die Chirurgie und ihre. Grundlagen.
(2) Kleen, Handbok i massage, \ cr Hæft, p. 38.
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d’abord, l’anesthésie ensuite. La même chose se passe du côté des nerfs moteurs. Tigerstedt a démontré que leur excitabilité est augmentée par une pression très faible et diminuée ou supprimée par une forte (1).
Nous n’ajouterons pas autre chose sur l’action physiologique; nous avons voulu donner simplement un aperçu dans ce chapitre général et montrer les résultats auxquels a conduit l’expérimentation ; quand nous analyserons les applications du massage, nous tâcherons de nous expliquer ces résultats; nous chercherons dans les données actuellement acquises la raison d’être des faits que nous aura révélés la clinique.
(l)'Tigerstedt, Sludien utber mechanische Nervenreizung, Helsingfors, 1880.