LUXATIONS
mouvements passifs ; plus tard, mouvements actifs; ne permettre la marche au début que dans les cas
très légers; r .
3° Dans toutes les entorses un peu sérieuses,
surtout les entorses du membre ioférieur, appliquer, après chaque séance, un bandage roulé.
II. Luxations. — Quand et pourquoi il faut faire le niasse. Indications. — Luxation des flbro-cartilages articulaires du genou. — Luxation de l’épaule.
Ambroise Paré avait recommandé les mouvements passifs pour faciliter la réduction de certaines luxations, afin de résoudre 1 humeur épanchée et de mieux étendre les fibres des muscles et des ligaments (l). Celte pratique avait pour but de faire disparaître l'obstacle à la réduction qui pouvait provenir des muscles, de les fatiguer et d’amener la disparition des contractures temporaires. La découverte du chloroforme a rendu ce procédé inutile, on atteint plus vile et plus sûrement le but avec la narcose qu’avec aucune manœuvre. Les anciens prescrivaient aussi le massage après la réduction, pour rendre plus vite aux muscles leurs fonctions. Malgaigrie est obligé de reconnaître qu’à la suite des luxations il faut recourir de bonne heure aux mouvements passifs pour prévenir les raideurs (2).
Le massage est indiqué au même titre que dans les entorses ; la luxation la plus simple est toujours accompagnée de froissements, de déchirures, d’un
(1) Ambroise Paré, Œuvres, édition Malgaigne. Paris,
(2) Malgaigne, Traité des fractures et des luxations .
peu d’épanchement sanguin immédiat et plus tard d’arthrite.
Les indications du massage. — Dans certaines articulations les luxations sont à peu près toujours accompagnées de fractures; celles-ci priment tout, et la première condition d’un traitement bien compris, c’est qu’il ne nuise pas à la consolidation. Rien n’empêche d’essayer le massage dans les luxations spontanées tenant à des processus morbides de vieille date; dans les luxations habituelles qui se reproduisent sous l’influence de la plus légère cause, comme on en observe assez souvent à la mâchoire inférieure ; ce qui peut arriver de pis c’est qu’il ne donne rien. Je ne m’en occuperai pas particulièrement, à propos des luxations des pieds, de la hanche, du poignet, du coude, de la mâchoire inférieure. £i, par impossible, elles n’étaient accompagnées d’aucune complication, du côté du système osseux, on pourrait l’employer avant l’accident pour simplifier la réduction, après celle-ci, pour remédier aux désordres concomitants. Les règles générales que nous avons tracées trouvent leur application. Tout ce qui diminue la douleur et la tuméfaction peut aider au diagnostic. Il sera souvent, facile de connaître après effleurage, si l’on est en présence d’une luxation vraie, d’une entorse, ou d’une fracture juxta-arliculaire.
La réduction faite, les manipulations sont utiles pour favoriser la résorption des extravasats intra ou extra-articulaires, pour prévenir les synovites, faciliter la réunion des parties divisées, éviter l’infiltration œdémateuse persistante et plus tard pour