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le lit, inutile de dire qu’en pareil cas, le diagnostic est toujours incertain; le plus souvent même on a parlé de plusieurs maladies, de rhumatismes, d’affections du système nerveux central ou périphérique, etc. Les traitements institués conformément à ces hypothèses n’aboutissent à rien.
Je suis persuadé que la plupart des faits décrits sous le nom de névralgies, de névroses articulaires, se. rapportent à des synovites chroniques limitées analogues à celle dont nous venons de parler. Ils sont excellents pour le praticien qui sait le reconnaître : un massage énergique, bien fait, portant sur le siège même du mal et sur les muscles atrophiés, a raison de tout ; la douleur, l’impuissance fonctionnelle, l’atrophie disparaissent comme par enchantement. Le malade et ses proches sont d’autant plus surpris d’un pareil résultat que le diagnostic avait été moins certain et le pronostic plus réservé.
Le massage est plus facile et il n’existe même pas une apparence de contre-indication dans les arthrites chroniques accompagnées dès le début d’épanchement séreux.
Les praticiens pusillanimes hésitent dans la plupart de ceux dont nous avons parlé jusqu’ici ; lorsqu’il existe le moindre phénomène aigu, ils s’abstiennent pour ne pas l’exagérer; lorsque tout est fini ils s’abstiennent encore, tant ils redoutent de provoquer une rechute. On ne peut songer à rien de semblable dans bon nombre d'hydrartroses.
Hi/drartroses. — Du commencement à la fin, tout va lentement, par conséquent on est sûr de
ne pas nuire, et pour peu qu’on croie au massage, on ne risque rien à l’appliquer à l’hydartrose.
La plupart de ceux qui se sont occupés du traitement des hydartroses par le massage sont d’accord sur ses bons effets. M. Kiener dit formellement qu’il vaut beaucoup mieux que les dérivatifs et les révulsifs. Mosengeil seul déclare qu'il n’a obtenu que des résultats assez satisfaisants et il attribue cet insuccès relatif à une obstruction des voies de résorption qui se produirait lorsque l’hydartrose date de longtemps. Il est difficile sans doute d’intervenir alors avec assez d’énergie dans la nutrition des tissus articulaires et périarticulaires pour déterminer une résorption rapide ; même en pareil cas, le massage seul peut guérir complètement.
Dans la statistique de Johnsen, comprenant 43 hydartroses anciennes réunies sous le nom géné-1 rique de synovites séreuses chroniques , nous trouvons 34 guérisons radicales et 9 améliorations; le s nombre des séances a varié de 19 à 85.
Dans le cas même où l’on n’aurait qu’une amélioration, on n’est pas toujours autorisé à déclarer la méthode insuffisante ; parfois les malades interrompent le traitement et reprennent leurs occupations dès que les mouvements ont été moins douloureux.
La distension passive de la capsule, qui perd une grande partie de son élasticité, se produit à la suite de tous les épanchements qui durent longtemps; je l’ai vue après des entorses immobilisées. La disparition du liquide n’amène pas la rétraction de la capsule ; elle reste molle ou fiasque et la jointure a perdu sa solidité. Au genou j’ai observé l’ano-