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ARTHRITES RHUMATISMALES ET GOUTTEUSES

cher au rhumatisme, à la goutte, à la scrofule; si le malade a contracté une blennorrhagie imparfaitement guérie, les conditions ne sont plus identiques. Que même l'analyse la plus soigneuse des symptômes nous montrerait seulement de la déformation et des phénomènes subjectifs locaux, il existe un élément constitutionnel que nous n’avons pas le droit de négliger.

La phlegmasie articulaire était dans le premier cas, l'affection fondamentale; c’est elle qui servait d’orientation à la thérapeutique.

Dans les arthrites diathésiques ou secondaires, c’est moins net : il existe un état général complexe, mal connu. C’est contre cette prédisposition nébuleuse qu’il faut lutter; tant qu’elle entrave le cycle régulier des échanges organiques, on n’a rien obtenu. Par le massage, on fait disparaître l’épanchement du genou et du coude, on rend à la jointure son intégrité, au membre ses fonctions, mais pour combien de temps? Peut-on promettre un résultat définitif? En obtiendra- 1 on même un temporaire? Est-on sûr de ne pas nuire? De ces questions dépendent les indicationsdu massage. -Il est utile dans les arthropaties accidentelles; nous l’avons démontré, nous démontrerons qu’il est aussi utile dans les myopathies.

L’observation seule peut nous apprendre si le rhumatisme, la goutte, la scrofule, la tuberculose, la blennorrhagie ne renversent pas les termes du problème, ne rendent pas impossible la réaction sur laquelle nous comptons.

1° Le rhumatisme retentit sur les articulations. L’idée de la diathèse a été si bien associée à celle Norsthôm. — Massage. ;;

de ces organes dans l’esprit des nosographes, qu’ils ont essayé de l’étendre par synthèse et de créer l’arlhritis, maladie générale plus compréhensive que le rhumatisme. Nous n’avons pas à nous occuper de la forme aiguë, personne n’a songé et ne songera à lui appliquer le massage. Restent les formes chroniques.

On peut dire d’une façon générale que l’arthrite du rhumatisme chronique, quelle que soit sa forme, n’est presque jamais isolée.

Il est indispensable de tenir compte, lorsqu’on examine une articulation, de l’état de la jointure similaire. Sans ce terme de comparaison, beaucoup de changements de forme seraient imperceptibles ; par ce moyen seulement on peut apprécier avec quelque exactitude les variations de l’épanchement.

On examinera scrupuleusement toute la région, toutes les articulations, toutes les bourses séreuses du voisinage, autrement on serait exposé à découvrir, pendant qu’on fait le massage, des lésions qu’on n’avait pas soupçonnées.

Les arthrites des grosses jointures absorbent trop l’attention. Souvent des articulations moins importantes sont prises, et leurs lésions sont accompagnées de phénomènes qu’on s’explique difficilement. J’ai vu les articulations péronéo-tibiales et acromio-claviculaires intéressées, lorsque rien n’eût pu faire supposer qu’elles l’étaient.

Ces déterminations ne sont pas isolées : il existe souvent en même temps des arthrites accompagnées d’épanchements au genou, à l’épaule, ou même dans les bourses synoviales du voisinage. La même remarque s’applique aux articulations pha-

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