ANKYLOSE DU COUDE
se trouve à côté du médecin qui est debout; on pourra également dans certains cas le faire placer sur un fauteuil approprié ou une chaise longue de telle sorte que le bras, depuis le moignon de l’épaule jusqu au coude, repose sur un plan rigide; les manœuvres consistent à augmenter graduellement en déployant plus ou moins d’énergie, l’angle que l’avant -bras fait avec le bras : pour cela les mouvements alternatifs de flexion ou d’extension sont indispensables, le malade fera lui-même après la séance tous ceux qu’il pourra : inutile d'ajouter que, comme pour l’épaule, un massage soigneux est necessaire.
Si on avait affaire à la variété la plus rare, V ankylosé dans V extension, on procéderait de la même manière, seulement les mouvements, comme bien on pense, devraient être imprimés en sens inverse; au besoin on fera en môme temps que la flexion la pronation et la supination. La participation intelligente et continue du malade à la cure est nécessaire; il faudra qu’il fasse avec persévérance tous les mouvements, même les mouvements un peu douloureux dont il sera capable.
Je conseille, lorsqu’il s’agit d’une ankylosé dans la flexion , des exercices gymnastiques, entre autres la suspension par le bras lorsqu’elle est possible; pour cela, on fait monter un appareil très simple, consistant en une corde attachée à un anneau ou à un crochet fixé à une certaine hauteur.
L' ankylosé dans la supination ou la pronation i est rarement isolée. Il faudrait pour avoir affaire à la première que les mouvements d’extension et de flexion pussent s’exécuter avec leur régularité nor
male, tandis que la pronation serait impossible. Il est rare qu’on ait une intégrité absolue des deux mouvements de rotation si les autres sont sérieusement entravés. Supposons que nous voulions remédier à l’immobilisation du coude gauehe en supination, nous le saisissons avec la main gauche, de manière à bien le fixer; en même' temps nous prenons l’avant-bras un peu au-dessus du poignet, notre pouce touiné du côté de la face palmaire et nous communiquons à l’avant-bras plusieurs mouvements forcés de pronation; si l’ankylose s’est faite en pronation, les mains seront placées en sens inverse.
A mesure que nous avançons, la tâche devient moins difficile; nous avons vu dans les pages consacrées à l’étiologie générale des fausses ankylosés, à celles de l’épaule et du coude la plupart des particularités que nous rencontrerons au poignet.
Ankylosé du poignet. — Les malades s’habituent facilement et assez vite à une diminution de la mobilité de l’articulation radio-carpienne, ils la supposent mieux que celles des articulations phalangiennes ou métacarpo-phalangiennes; la raideur du poignet est moins une infirmité qu’une gêne.
Ankylosé des doigts. — Les malades s’accoutument mieux à fankylose du poignet qu’à celle des phalanges, regardée constamment comme une infirmité difficile à supporter. Le redressement est laborieux, parce que les gaines tendineuses sont presque toujours intéressées en même temps que l’articulation.