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INDICATIONS GÉNÉRALES, UTILITÉ DU

MASSAGE

Le chapitre consacré aux fractures dans la première édition de mon traité, en 1884, renfermait des nouveautés assez audacieuses. Ce qui semblait un paradoxe est devenu une réalité thérapeutique. A toutes les époques on s’était dit que l’immobilisation rigoureuse et prolongée, appliquée au traitement de certaines fractures, pouvait avoir des inconvénients pour le fonctionnement ultérieur de la jointure la plus voisine. A. Paré, J.-L. Petit, Warner, Camper, Flajani, Ravaton, Morel Lavallée, etc., avaient proposé des moyens plus ou moins compliqués, plus ou moins rationnels pour prévenir les ankylosés secondaires. Leur utilité était si peu admise que beaucoup de chirurgiens de notre temps n’en voulaient pas entendre parler. M. Verneuil avait trouvé un néo-hellénisme plaisant pour caractériser la frayeur de ceux qui se défiaient trop des procédés classiques; il l’appelait ankylop hoirie. Le 12 avril 1880, il fut question à la Société de Chirurgie des avantages de la mobilisation précoce dans le traitement de certaines fractures; M. Desprès rapporta un fait destiné à les montrer : M. Verneuil répondait que l’on avait

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