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AFFECTIONS DU CORPS CHARNU DES MUSCLES

Inconnue des anciens, la myosite fut étudiée d’abord vers la fin du siècle dernier. En 1879, Roch (1) signalait la possibilité d’une inflammation des bourses séreuses de tendons dans le cours du scorbut ; l’année suivante, Ploucquet. (9) disait quelque chose sur le tissu musculaire proprement dit; il s’agissait dans les deux cas d’aperçus théoriques : les auteurs n'avaient en vue que les phlegmasies spontanées, les plus rares de toutes, leurs travaux furent complètement oubliés : en 1850 la question n’avait point avancé d’un pas.

Puisque le tissu musculaire peut s’enflammer ■ sous l'influence d’un insultus traumatique, on est obligé d’admettre que la myosite peut être produite par d’autres causes, soit par la propagation d’une phlegmasiede voisinage, soit sous l’influence d’états généraux encore inconnus. Nous ne nous occuperons pas de phlegmasies spontanées, assez rares du reste, et qu’on ne traite pas d’habitude par le massage. On l’emploie couramment au contraire dans les myosites traumatiques.

Phénomènes notés et résultats obtenus 'par le massage. — Pendant mes séjours à Ragalz, j’ai eu souvent l’occasion de voir des myosites aiguës chez des joueurs novices ou trop zélés de lawn-ten- :nis; elles se manifestaient d’habitude par une douleur extrêmement vive dans les muscles du I jarret; le malade, pour ainsi dire cloué sur place, inquiéta l’extrême, réclamait un secours immédiat.

J'ai vu la même chose pour d’autres muscles, le biceps en particulier et même le grand droit

fl) De Cursis tendinum mucosis, Leipzig, 1189.

;(2) De ihyosilide et neuritide, Tübingen, 1790.

antérieur de l’abdomen (à la suite d’un accès de toux). L’accident initial correspondant au moment de la catastrophe était sûrement la rupture de quelques fibres musculaires. Presque toujours ces ruptures avaient lieu à la suite d’une violente contraction. J’en ai vu quelques-unes qui avaient été produites par un choc direct sur la peau; dans un brusque tour que fit un individu sur lui- même, la saillie du mollet du côté gauche est frappée par l’extrémité du pied droit chaussé d’un soulier de montagne. On peut dire que les myosites aiguës traitées par le massage sont à peu près toujours consécutifs à des tiraillements et à des ruptures traumatiques de quelques fibres d’un muscle déterminé.

Les lésions sont bien limitées autant qu’on peut le supposer d’après les symptômes, car je ne sache pas que, dans les cas légers, on ait jamais eu l’occasion de faire d’examens nécroscopiques: un petit nombre de fibres sont rompues ; il se forme un caillot entre elles et. plus tard, quand on n’intervient pas, un foyer d’exsudation plus ou moins limité.

Les symptômes initiaux sont peu variables; ils consistent en une ecchymose peu étendue ; en une déformation locale peu sensible quand elle existe. J’ai senti quelquefois à la palpation, dans les cas récents, une sorte de dépression dont le fond était occupé par une substance plus molle que les tissus environnants: c’était selon toute probabilité le caillot sanguin.

Un capitaine d’infanterie âgé de 39 ans, atteint de myosite traumatique des muscles prévertébraux, eut pour principal symptôme une impossibilité absolue de se déplacer et de se baisser; lorsque les

MYOSITES AIGUES

phénomènes aigüs furent passés, il se plaignit de violentes douleurs durant la marche.

Une inflammation du carré des lombes ayant pour origine une petite rupture que le malade se fit en se baissant trop brusquement pour ramasser une épingle s’accompagna d’une douleur qui, à la pression, s’irradiait dans le membre inférieur correspondant, et en haut sous forme de névralgie intercostale. Les muscles de la cuisse étaient contracturés; la jambe était fléchie et il était impossible de l’étendre.

Les myosiles des masses musculaires de la fesse ont presque toujours donné lieu à de tla douleui localisée, parfois spontanée, toujours provoquée par b pression, et à des contractures suffisantes pour déterminer de la claudication ou rendie la maiche impossible.

Des phénomènes analogues sont observés après les myosites de la jambe. Les symptômes les plus tiappantsimmédiatement après 1 accident et un peu plus tard sont la douleur et l’impuissance fonctionnelle.

Les myosites aiguës d’origine traumatique abandonnées à elles-mêmes, se terminent le plus souvent par le passage à l’état chronique. La tuméfaction locale et les sugillations disparaissent, mais il reste une zone d induration ou d empâtement plus ou moins étendue et presque toujours très sensible à la pression; la capacité fonctionnelle est en partie mais pas complètement revenue ; il y a des contractures, des immobilisations d'une région déterminée dans une situation vicieuse, enfin les points sur lesquels a porté 1 inflammation continuent d’être le siège d’un peu d’empâtement, d une dou-

leur parfois très vive à la pression ; il est toujours indispensable de faire ce qu’on peut pour prévenir ces accidents. La meilleure des médications pendant la période aiguë et la période chronique, c’est le massage. Dans les six heures qui suivent l’accident, il donne des résultats surprenants; j’ai vu des personnes souffrir à tel point qu’elles redoutaient comme le feu le plus léger mouvement; après une seule séance, l’amélioration était telle qu’elles pouvaient marcher.

2° myosite chronique. — La myosite chronique peut se présenter dans deux conditions : elle est consécutive à la myosite aiguë traumatique que nous venons de voir ou elle est chronique d'emblée.

Jusqu’au jour où l’on s’est aperçu que son domaine clinique était beaucoup plus étendu qu’on n’aurait pu le supposer; que le massage était, sinon la médication spécifique, au moins une des meilleures qu’on pût diriger contre elle, on ne l’avait étudiée que d’une manière imparfaite. Les recherches avaient été dirigées de telle sorte que l’affection n’avait jamais été envisagée qu’à un seul point de vue et d'un seul côté. On s’en occupait comme d’une dépendance secondaire du rhumatisme pouvant avoir un certain intérêt en pathologie générale et en séméiotique, mais qu’il serait inutile de traiter isolément.

Le premier qui a signalé l’existence de la myosite chronique d'emblée ou mieux de la plus constante de ses manifestations extérieures, c’est Froriep (1) : encore ne croyait-il pas que les in-

(1) Froriep, Ein Beitrag zur Pathologie and Thérapie des Rheumatismus. Weimar. 1843.

MYOSITE CHRONIQUE

duralions découvertes chez certains sujets et qu’il appelait rhumatismales [rheumatische Schwiele) fussent de nature inflammatoire. Dans cent cinquante cas observés par lui, il les vit manquer seulement deux fois. La lésion ne siégeait pas toujours dans le système musculaire ; Froriep avait, à plusieurs reprises, trouvé des foyers d induration dans la peau, le tissu cellulaire sous-cutané et même le périosite. Lobstein le premier déclara qu’il s’agissait purement et simplement de myosites chronique dont le rhumatisme était lacause prédisposante.

Naumann, en rapportant trois cas d’affections musculaires suppurées consécutives au rhumatisme, démontra que sous son influence il pouvait se produire des accidents inflammatoires analogues par leurs symptômes, leurs lésions et leur terminaison, à ceux qu’on rencontre dans des conditions absolument différentes (1) ; il ajouta que les indurations de Froriep étaient rares (2). Malgré cela, l’opinion des cliniciens n’était pas fixé : ainsi en 1857, Oppolzer, reprenant les idées de Froriep, concluait après avoir examiné un noyau du soléaire, que c’était une lésion purement rhumatismale, n’ayant rien d’inflammatoire; il ajoutait que les indurations de même nature étaient les plus comunes de celles qu’on pouvait rencontrer dans les muscles (3).

Peu de temps après, Hillier rapporta une obser-

(1) Naumann, Pathologische Anatomie , II.

(2) Ergebnisse uncl S Indien ans d. med. Klinik zu Bonn. Leipzig, 1860.

(3; Oppolzer, Agit. Wien, med. Zeitung, Y 27, 1867.

valion dans laquelle il se fil chez un enfant une véritable éruption de nodosités dans un cas de rhumatisme articulaire aigu (1). M. Jaccoud et autres avaient également parlé de nodules souscutanés analogues par leur siège et leur consistance aux indurations de Froriep. 11 est bien prouvé que le rhumatisme aigu ou chronique peut produire soit lentement soit rapidement une série d’indurations, capables de siéger dans le tissu conjonctif, sous la peau, sous le périoste, mais plus souvent encore dans l’épaisseur du corps charnu des muscles.

Certains auteurs ont accordé peu d’attention à la localisation elle-même; c’est un épisode d’un processus général intéressant profondément l’organisme, un syndrome d’une incontestable valeur séméiotique, qui dans la plupart des cas guérira spontanément sous l'influence du traitement dirigé contre le rhumatisme lui-même.

Une autre école a envisagé les choses d’une façon tout à fait différente. Pour elle, la myosite aiguë ou chronique est l’accident fondamental ; il faut modifier la diathèse originelle sans doute si l’on ne veut pas que les déterminations locales se reproduisent sous la moindre influence, mais on devra d’abord traiter ces dernières.

Mezger fut amené par la pratique du massage à analyser, plus minutieusement qu’on ne l’avait fait avant lui, ces phénomènes.

En 1873, MM. Berghman et Helleday, qui avaient observé et traité beaucoup d’inflammations

(1) Hilliei') Diseuses of the Children.

MYOSITE CHRONIQUE

musculaires chroniques sous sa direction, insistaient sur la tendance quelles ont à se propager par continuité, à gagner les muscles encore épargnés, les articulations et les nerfs du voisinage. Se plaçant au point de vue pratique, ces auteurs ont insisté sur les difficultés du traitement par le massage, dans les cas où les foyers de myosite sont profonds et séparés de la peau par un riche pannicule adipeux; sur la bizarrerie des symptômes et les difficultés du diagnostic dans certains cas. Un exemple rapporté par eux en dit plus long à cet égard qu’une longue dissertation : un malade • se plaint depuis cinq ans d’une raideur de la nuque accompagnée de douleurs qui s’irradient dans le bras gauche; il y a un an, ces phénomènes avaient augmenté à tel point qu’au moment où Mezger vit le malade, la mobilité de la tète était à peu près nulle; sensibilité à la pression sur la nuque, au même niveau, saillie qui fait songer à une spondylite. Plusieurs médecins déjà consultés avaient en effet porté ce diagnostic; en conséquence, ils avaient recommandé au malade de faire aussi peu de mouvements que possible avec la tète. En examinant le sujet, Mezger trouva surtout du côté gauche une tuméfaction intéressant les muscles trapèze, splénius et scalène ; du même côté il y avait de la sensibilité du plexus brachial au niveau du bord du trapèze : La proéminence était produite par un petit lipome diffus sous-cutané, placé juste en arrière de l’apophyse épineuse de la troisième vertèbre cervicale : la peau qui le recouvrait avait été excoriée par l’application de différents topiques. Après avoir exclu la spondylite, parce que,

malgré la longuedurée de la maladie, on ne trouvait pas au niveau des vertèbres cervicales le moindre point sensible à la pression, Mezger conclut qu’on avait affaire à une affection primitive des muscles, étendue plus tard aux ligaments vertébraux et au plexus brachial. En conséquence, il eut recours aux mouvements communiqués et au massage, grâce auxquels le malade fut guéri en quelques jours.

Le travail dont nous venons de parler est le

premier dans lequel la myosite chronique ait été envisagée à ce point de vue; le premier dans lequel une méthode de traitement ait servi en même temps de moyen de recherches et de démonstrations, il fut suivi à peu de distance par d’excellentes étudesde Helleday (1), de Mosengeil (2), de Gies (3).

L’historique que nous venons de faire nous dispense d’insister sur l’étiologie de myosite chronique; il est probable que, comme la plupart de phlegmasies de même ordre, elle peut être produite par des causes variées, mais jusqu’à présent il n’y en a guère que deux dont on connaît, bien l’action : 1° le traumatisme, dans ce cas la forme chronique succède à la forme aiguë; 2° le rhumatisme, c’est la cause prédisposante la plus commune.

(1) Helleday, Om myositis chronica (; rheumaticu ). EU Btdrag till dess diagnoslik och behand/ing. Nord. med. Ai'* kiv. Rand, VIII.

(2) Mosengeil, Archiv. fur klin. Chirurg , Rand AIA,

Heft 6, Rerlin, 1876, p. 27. ... ■ .

(a) Ueber Myositis chronica. Zcifsohr. fur Chu’., Rand, XI, 1879, p. Hit.

MYOSITE CHRONIQUE

Les anatomo-pathologistes ont constaté dans les cas de myosite de longue durée que l'inflammation part du périmysium interne; qu’il se fait une prolifération du tissu conjonctif, une sclérose locale accompagnée d’atrophie des faisceaux musculaires (Helleday).

Les myosites chroniques peuvent siéger dans tous les muscles sans exception; l’assertion de Berghman et Helleday est exacte. Elles ont de la tendance à se propager par contiguité, il est. rare qu’un foyer primitif garde toujours l’étendue et la consistance qu’il avait dès le début; c’est de cette manière que le tissu cellulaire sous-cutané, les nerfs et parfois les articulations du voisinage peuvent être intéressés. On rencontre quelquefois de l’arthrite sacro-iliaque en même temps que de la myosite du moyen fessier. Hans un cas de cette nature je me trouvai en présence d’une tuméfaction du volume d’un œuf de pigeon, placée de telle sorte qu’il était difficile de dire si elle appartenait aux insertions musculaires ou à la jointure. Elle remontait à deux ans; la jambe était fléchie sur la cuisse et la cuisse l’était sur le bassin ; le membre était immobilisé dans cette situation par une contracture rebelle des différents muscles; jefus assez heureux pour avoir raison de tout par des mouvements passifs et du massage. 11 est difficile de dire •si, dans ce cas, 1 ’arthrite était primitive ou secondaire. Etant donnée la rareté des phlegmasies chroniques simples de l’articulation sacro-iliaque, je suis disposé à croire qu’il y avait eu d’abord un foyer limité de myosite.

Les insertions des muscles constituent, en effet, Nokstkôm. — Massage. 8

un lieu d’élection pour cette affection ; à la nuque, au cou, au membre supérieur et au membre inférieur, c’est là qu’on la rencontre; mais ce serait une grave erreur de croire qu’il n’en existe pas d’isolée dans le corps charnu lui-même et loin des extrémités.

Rapports des myosites chroniques avec le rhumatisme. — On peut trouver, comme nous allons le voir, des myosites chroniques dans toutes les régions du corps ; à la tète, au cou, sur le tronc et les membres ; tous les foyers ne sont pas également accessibles, tous ne sont pas justiciables au même degré du massage. J’en ai vu dans les muscies de la paroi abdominale et particulièrement dans l’épaisseur du grand droit. Certains foyers se produisent spontanément chez des rhumatisants, ce sont de véritables nodosités de Froriep; d'autres succèdent:', la forme aiguë et ont une origine traumatique. J’ai pu guérir uneaffection de cette nature qui siégeait dans le grand pectoral ; quelques fibres s’étaient déchirées sous l’influence de violentes quintes de toux; plus le malade toussait, plus la douleur était vive; les accidents aigus passés, il se fit une accalmie et au bout d’une quinzaine de jours, il ne restait plus qu'une induration bien limitée et un peu sensible à la pression; j’en eus raison en huit séances de massage.

La symptomatologie varie suivant les régions. — Il est difficile de tracer un tableau symptomatique de toutes ces myosites chroniques. Un certain nombre d'entre elles, nous l’avons dit, passent ina-

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perçues; jamais, probablement, les malades ne sauraient quelles existent si elles ne prenaient pas, sous l'intluence d’un insultus quelconque, exposition au froid, traumatisme, attaque aiguë ou chronique de rhumatisme, une marche plus accentuée. Le traitement par le massage a eu, à défaut d’autres, l’avantage de nous édifier sur la véritable nature des complexus symptomatiques que personne auparavant n’aurait songé à rattacher aux muscles. On parlait à propos d’eux du tube digestif, du système nerveux, de l’état général; mais jamais on n’eùt supposé qu’une lésion bénigne en apparence, peu volumineuse peu douloureuse, pût déterminer de tels orages; nous voulons parler de certaines céphalalgies à paroxysmes que les nosographes ont toujours rangées parmi les migraines; de dyskinésies telles que la crampe des écrivains; d’impotences fonctionnelles du membre inférieur avec contractures et douleurs attribuées presque toujours à la sciatique. On trouve des foyers de myosite chronique auxquels les médecins traitants ou même consultants avaient bien rarement pensé, on les fait disparaître en massant et les troubles fonctionnels sont guéris; si défiant que l’on soit, il est impossible de supposer qu’il n’y a là que des coïncidences et qu’il n’existe pas entre la lésion i localisée et les symptômes même éloignés, une relation de cause à effet..

Nous passerons maintenant en revue les phénomènes que nous trouverons dans les différentes régions.

Région de la tête el du cou. — Torticolis d’ori-

cjine musculaire . — On observe fréquemment le lorlicolis ; nous l’avons vu dans les cas aigus et chroniques. Lorsqu’il est de date récente, on en a vite raison; le résultatest moins brillant s’il est chronique et surtout invétéré. Je suis tout disposé à croire le torticolis congénital d’origine inflammatoire; il a probablement pour cause la rupture d’un certain nombre de fibres musculaires durant l’accouchement ; la situaiion vicieuse de la tète est une conséquence de l’inflammation qui suit. Si l’on intervenait de bonne heure, ou aurait raison de tout, mais comme d’habitude on ne voit les malades qu’à une période tardive de l’enfance, ou dans l'âge adulte, on n’obtient qu'un résultat insignifiant par la rectification et le massage; il faut recourir à la ténotomie. On dit souvent, je ne sais trop pourquoi, que le torticolis se produit exclusivement lorsque le sterno-mastoïdien est intéressé; je l’ai vu aussi fréquemment dans les myosites chroniques du trapèze. Il tenait si bien à une affection de ce muscle, que quand j’ai pu lui restituer son intégrité, l’anomalie a disparu.

Ici comme toujours, une rigoureuse précision dans le diagnostic est indispensable au succès ; on pourrait rendre un très mauvais service au malade eu prenant pour un torticolis d’origine musculaire celui qui accompagne le mal de Pott occipital ; pour éviter l’erreur, il suffit d’y songer.

Accidents divers. — Lesmyositesquisiégentdans les muscles de la nuque et du cou produisent souvent des irradiations dans les muscles du bras et de l’avant-bras ; des altitudes vicieuses, tenant moins à des contractions proprement dites qu’à des

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