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VRAIES ET FAUSSES CONTRACTURES

térisée par l'aptitude des muscles à recevoir et à conserver un certain temps les divers degrés de contraction que leur imprime une main étrangère, les rétractions fibreuses déterminées par des brides de tissu inodulaire, les raccourcissements par adaptation des muscles, déterminés par la paralysie de leurs antagonistes. Il y aurait donc des vraies et des fausses contractures.

Dans les contractures vraies on trouverait une exagération constante des réflexes tendineux, avec une trépidation spinale habituelle ; les muscles antagonistes seraient toujours pris ; cette contracture débuterait souvent sous l’influence du traumatisme; elle présenterait des variationsd’intensité, à l’examen des muscles, on éprouverait une sensation de résistance élastique ; elle disparaîtrait au bout d’un temps variable après l’application de la bande d’Esmarch ; elle se résoudrait complètement pendant la narcose chloroformique et les réactions électriques des muscles seraient normales.

Dans les fausses contractures , il n’y a pas d’exagération des réflexes tendineux, ceux-ci sont au contraire souvent diminués, parfois abolis ; il n’y a pas de trépidation spinale, les antagonistes ne sont pas toujours pris ; il n'y a pas de tendance à la généralisation, le Iraumatisme est sans action sur le début; celui-ci présente une intensité variable. On éprouve une sensation de résistance fibreuse, la bande d’Esmarch comme la narcose chloroformique ne modifient rien : dans quelques cas les réactions électriques sont altérées.

M. Blocq a fait ce qu’il pouvait pour trouver un critérium permettant de distinguer les vraies et

les fausses contractures (1). En admettant que les caractères donnés par lui soient exacts, il reste toujours une lacune tenant à l'indétermination de la définition générale. Dans tous les états réunis sous le nom de fausses contractures, est-il admissible qu'il n’existe pas de raideur involontaire et durable des muscles? Est-il admissible que dans les rétractions fibreuses par exemple, ceux-ci aient conservé leur élasticité ou qu’ils l’aient perdue pour un certain temps seulement?

Quoi qu’il en soit, on trouve des altérations appelées par tout le monde contractures dans les affections du système musculaire, des articulations, du système nerveux et jusqu’à ce que la nomenclature de M. Blocq ait élé définitivement acceptée, jusqu’à ce que sa définition ait été précisée, on n’a pas le droit de rejeter une partie d’entre elles ou de les reléguer dans un chapitrecomplémentaire. En 1875, M. Georges Bourgougnon étudiait dans sa thèse . inaugurale (2) les contractures portant sur les muscles des épaules, du bras et de la région lombaire qu’on rencontre chez les ouvriers chargeurs ; d’après la définition ce seraient des vraies contractures, car il y a de la raideur involontaire et durable des muscles intéressés ; d’après les considérions ultérieures, ce seraient de fausses contractures, car elles résultent de ruptures partielles des muscles et de rétractions cicatricielles

(1) Paul Blocq, Des contractures , thèse de doctorat. Paris. 1888.

consécutives.

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