MALADIES DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE
a été recommandé par Ardouin, Daily, Lepage, etc.
Je l’ai appliqué pour des varices volumineuses, superficielles et profondes des deux membres infé-< rieurs, je n’ai eu qu’à m’en louer.
Starke et Bruberger l’ont employé contre lesn varices et les cicatrices laissées par des ulcères va-| riqueux.
Dans ces derniers temps les ulcères variqueux ont été aussi avantageusement traités avec du massage. Plusieurs l’ont préconisé, mais c’est surtout Gunther qui a nettement établi la manière opératoire en 1891 dans son article important sous letitre: Traitement rationnel de V ulcère variqueux.
On a conseillé de recourir au massage dans les 'phlébites. Je ne suis pas de cet avis. Qu’on procède aussi doucement qu’on voudra, on s’expose, à fragmenter et à mobiliser des caillots, à semer de la graine d’embolies. Le résultat obtenu, si satisfaisant qu’il soit, ne saurait être mis en balance avec le péril auquel on s’expose.
Angiomes. — Il y a plus de trente ans, Velpeau avait remarqué que les ecchymoses ou les bosses sanguines disparaissent très vite par le massage.
C’est le principe de la division de l’épanchement, de l’accélération de l’absorption locale appliqué avant qu’il fût formulé. Mezger s’en est servi a posteriori ; il a pensé que ce qui réussissait pour les ecchymoses, pourrait être utile dans les angiomes; il essaye de déchirer les vaisseaux souscutanés. Nous avons vu à propos des synovites fougueuses le broiement destiné à favoriser la régression graisseuse et par suite la résorption des granulations inflammatoires. Plus récemment, un
ANGIOMES
médecin danois, M. Meyer, a mis la méthode en pratique pour guérir des hématomes spontanés ou traumatiques du pavillon de l’oreille; il en a eu raison lors même que des opérations chirurgicales beaucoup plus énergiques n’avaient pas donné de résultats.