‹ Formulaire du massageChapitre 80 sur 114 · VARIÉTÉS D’APRÈS LE SIÈGE · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS D’APRÈS LE SIÈGE

montrer les points noirs restant pour l’avenir, la plupart répondent que la guérison telle qu’elle est leur suffit; elles espèrent que les prévisions pessimistes ne se réaliseront pas, qu’elles ne reverront plus jamais d’accidents semblables à ceux dont elles ont été débarrassées. La suite leur donne parfois raison; j’ai vu des femmes, chez lesquelles on avait dû laisser un reliquat inflammatoire, plusieurs années après la fin de la cure, elles n’avaient rien perdu des bons résultats obtenus. Il est bon toutefois de ne pas déclarer le traitement fini trop tôt. Attendons toujours la prochaine période menstruelle; parfois à ce moment des femmes qui allaient très bien et se croyaient à l’abri de tout ont une sorte de retour offensif; en général il n’a aucune gravité et ne prolonge le traitement que d’une manière insignifiante.

Changements de direction et de situation de l’utérus. — Dans les observations qui sont contenus dans mon ouvrage sur le Massage dans les affections du voisinage de l'utérus et de ses cm nexes , il a été souvent question de rétrollexion ou de latéroflexion, de rétroversion et de latéroversion. Comme ces modifications sont le plus souvent la -conséquence de rétractions des brides inflammatoires et que ces brides elles-mêmes sont des produits de la périmétrile ou de la paramétrite, il m’a paru bon d’en répéter l’étude à la suite de celle de l’affection génératrice. Il sera plus facile de comprendre leur importance au point de vue du massage; de voir quelles indications particulières peuvent être tirées de cette circonstance et quels

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résultats on est en droit d’attendre du traitement.

Je ne dirai rien des latéro- flexions ou des latéroversions qui ne produisent pas de symptômes.

Le masseur n'a pas à se préoccuper des lésions insignifiantes qui n’ont pour les malades à peu près aucun inconvénient; ce qui l’intéresse, se sont les brides peu extensibles, les cordons, les membranes, les masses calleuses ; certains de mes confrères endorment les malades et les déchirent. Cette conduite me paraît si hardie, que je ne l’ai jamais imitée et je ne conseille à personne de l’imiter. Les tensions énergiques que Schulize a recommandées il y a plusieurs années et que l’on fait pendant la narcose chloroformique, me paraissent exposer souvent, sinon toujours, à ces déchirures que je redoute. On agit comme pour le massage par l’abdomen en même temps que par le vagin ou le rectum, mais avec une énergie singulièrement rapprochée de la violence. Si précis que soit le diagnostic, si exercé que soit le toucher, il est impossible de faire les manœuvres avec une précision telle qu’on soit sûr de ne pas dépasser le but. J’aime mieux procéder avec lenteur et méthode, la malade restant éveillée, parce que sa sensibilité est un guide presque infaillible. On peut toujours savoir jusqu'à quel point elle est surexcitée, ne fût-ce qu’à l’expression de la physionomie lorsque la patiente est assez courageuse, pour supporter les manœuvres sans se plaindre. On a de la sorte une indication utile montrant qu’à un certain moment il faut . s’arrêter si l’on ne veut pas produire un allonge- . ment brusque et souvent une déchirure profonde ; PrQchownik a vu quelquefois des poussées aiguës

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