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cin attardé. La mère a bien voulu consentir à faire sécher ce double exutoire.
Vous parviendrez difficilement à faire comprendre auxparenls que cette pratique est déplorable, car ils sont persuadés que leur enfant a les humeurs en mouvement , qu'il faut faire sortir la gourme, que l’exutoire du bras est de nature à remplir ce but, etc.
Voyons quelles sont les différentes manifestations attribuées à la gourme par les familles et quelle est leur signification clinique exacte.
Neuf fois sur dix, je me hâte de le dire, les enfants, présentés dans les policliniques (dispensaires, consultâtions des hôpitaux) comme atteiids de gourme, sont en réalité des pouilleux.
Le plus souvent ce sont des écoliers ou des écolières qui ont trouvé en classe, quand ils n’existent pas a domicile, les germes de la phtiriase, qu’ils ont cultivés avec succès grâce à des cheveux trop longs et mal peignés. L’incurie, la malpropreté, une hygiène défectueuse de la tète, la contagion scolaire ou familiale, voilà les causes de cette pseudo-gourme.
Sans doute le tempérament des enfants joue un rôle dans les effets secondaires de la phtiriase, il commande jusqu'à un certain point les manifestations; tel enfant aura des poux et des lentes innombrables sans éruption cutanée; la piqûre du parasite ne se traduira que par des démangeaisons sans eczéma, sans impétigo, sans prurigo appréciables ; tel autre, plus mou, plus lymphatique, aura des croûtes d’impétigo disséminé par les grattages, les cheveux seront collés entre eux, des granulations croùleuses seront appendues aux cheveux qui tombent sur la nuque ' impétigo grnnulata), le cou, le dos, la région inlcrscapulaire seront semés de lésions, de grattages, de croii telles sanguines, parfois
de furoncles et d’abcès. Le siège seul de ces manifestations prurigineuses révélera leur origine. Quelques enfants n’auront que des ganglions durs et peu dolents sous forme de double chapelet cervical rappelant la micropolyadénopathie de Legroux. Cependant les mères chercheront à détourner l’attention médicale, à la lancer sur une mauvaise piste en parlant de gourmes, d’humeurs internes qu’il faut combattre par des dépuratifs, des purgatifs, des exutoires, etc.
En réalité, le traitement doit être purement et exclusivement local; c’est un nettoyage complet qu’il faut, et pas autre chose. A côté de cette gourme parasitaire pédiculaire, qui prend souvent la forme de l’impétigo contagiosa, la piqûre des poux servant de porte d'entrée au staphylocoque, il y a l’impétigo contagiosa sans poux, qui se présente alors le plus souvent à la face, sur les joues, le menton, le front, les lèvres, qui, par les grattages, peut être disséminé sur le cuir chevelu, le cou, les mains, les doigts, les yeux, les oreilles, le nez, etc. Aux vésico-pustules primitives succèdent rapidement des croûtes plus ou moins épaisses analogues à du miel ; sous l’influence des irritations accidentelles, des grattages, des inoculations de proche en proche, les croûtes peuvent former des placards énormes, des masques hideux qui défigurent les enfants. Les doigts sont le siège de tournioles ; les yeux présentent des vésicules conjonctivales ou cornéennes, etc. Secondairement, les ganglions sous-maxillaires, sous-mentonniers, cervicaux, peuvent s’enflammer et suppurer. On reconnaîtra aisément le point de départ de tous ces désordres en considérant les éléments primitifs et isolés dont on trouvera toujours un ou plusieurs échantillons. Lst-il besoin de dire que pour ce cas, comme pour le précédent, le traitement local est tout et que le traite-