GRIPPE
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dent l’état local : lymphatisme, scrofule, tuberculose, anémie, arthritisme, etc.
C’est quand cet étal général est en cause que peut se poser la question de la répercussion des gourmes ; si l'on ferme trop tôt, si Ton guérit trop promptement et trop radicalement une surface eczémateuse excrétante de la face ou de la tête, l’enfant n’est-il pas exposé a quelque complication méningée, cérébrale, pulmonaire? On l’a dit, on l’a craint, et parfois avec quelque fondement. D'oii le conseil, dans les eczémas étendus et chroniques des jeunes enfants, de procéder avec ménagement, d’attaquer partiellement le mal, de supprimer graduellement l’exutoire (si exutoire il y a), défaire concurremment l’antisepsie intestinale, etc.
C’est au médecin qu’il appartient d’apprécier le mode et l’opportunité de son action en pareil cas. Je dois dire que, pour ma part, je n’ai que très exceptionnellement vu les eczémas infantiles avoir des répercussions viscérales fâcheuses. 11 m'a semblé pourtant saisir une sorte de balancement entre certaines éruptions faciales eteertaines manifestations bronchiques aslhmatiformes, les premières florissant quand les secondes disparaissaient, et vice versâ.
Sans nier absolument la réalité de pareils phénomènes, il faut reconnaître leur extrême rareté et leur peu de valeur dans la clinique courante. En somme, l’état local domine, et c’est à lui qu’il faut s’adresser. (Voyez Eczéma, Impétigo, Phtiriase, Adénopathies.)
GIUPPE
La maladie décrite sous le nom de grippe, inlluenza, bronchite épidémique, est infectieuse et contagieuse, quoique son microbe ne soit pas encore déterminé. Elle
M A L A D I F. S DES ENFANTS
frappe les enfants autant que les adultes, mais moins sévèrement. Elle s’annonce par la céphalalgie, parfois atroce, rappelant la méningite, par la courbature générale, le lumbago, le brisement des jambes, l’abattement, la somnolence, parfois le débre, les vomissements. La constipation est plus commune que la diarrhée, l'anorexie est absolue. Du côté de l’appareil respiratoire, on note le coryza, la toux spasmodique, la bronchite. Dans les grandes épidémies, on voit souvent des complications oculaires et auriculaires, la conjonctivite, l’otite, des exanthèmes, des broncho-pneumonies et des pneumonies. Les microbes rencontrés dans ces localisations sont le pneumocoque et le streptocoque.
Le diagnostic, en dehors de la notion épidémique, est assez délicat ; ou peut penser à un rhume vulgaire, à l’invasion d’une fièvre éruptive (rougeole, scarlatine), à la fièvre typhoïde. Quand il y a un exanthème rubéoiiforme ou scarlatiniforme, les difficultés sont accrues, mais l’évolution ultérieure assure bientôt le diagnostic.
Dans quelques cas, les enfants présentent tout le tableau de la méningite tuberculeuse ; cette pseudoméningite se distinguera surtout par la langue grippale que Faisans a mise en relief (enduit blanc persistant).
TRAITEMENT
Dans les cas légers, l’hygiène suffira : l’enfant sera mis au lit ou gardé à la chambre ; on lui donnera des boissons chaudes (lait, tisane de violette ou de mauve) ; on le garantira contre le refroidissement en le couvrant bien et en faisant un bon feu de cheminée.
S’il y a de l’embarras gastrique, ce qui est fréquent, on donnera un purgatif (10 à 15 grammes d'huile de ricin) ; s’il y a beaucoup de toux, on donnera la préférence au vomitif (ipéca, 08r,50 h 1 gramme). Il yaparfoisdes diar-