‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 171 sur 363 · GRIPPE · texte numérisé non relu

GRIPPE

rhées félidés qui commandent l'antisepsie intestinale :

% Benzo-naphtol j ~ „ t „„

Bicarbonate de soude . . ) da‘

Pour un paquet,; cinq ou six par jour dans un peu d’eau sucrée ou

de lait.

La fièvre vive, les douleurs fortes, indiquent l'emploi combiné de la quinine et de l’antisepsie. Comme il y a souvent des vomissements, on donnera la quinine en suppositoire :

% Chlorhydrate de quinine 0 gr. 20 à 0 gr. 50 .

Beurre de cacao q. s.

Pour un suppositoire.

L’antipyrine sera donnée en potion, associée à l’aconit, à la belladone, au tolu, cà la codéine :

% Antipyrine 1 gramme.

Eau de laurier-cerise 2 —

Sirop de tolu 40 —

ou bien :

% Antipyrine 1 gramme.

Sirop de codéine -10

Sirop de fleurs d’oranger 30 —

Alcoolaturc de racines d'aconit ... X gouttes. Eau de menthe 60 grammes.

En trois ou quatre doses dans la journée.

S’il y a une forte bronchite, de la congestion pulmonaire, de la broncho-pneumonie, on couvrira le thorax de ventouses sèches ou de cataplasmes sinapisés, et on donnera l’alcool, la terpine, l’extrait de quinquina:

% Terpine 1 gramme.

Cognac ou rhum 20

Sirop de fleurs d'oranger 30

Extrait do quinquina 2

Eau distillée do mélisse 60

Uni- cuillerée à dessert d'heure en heure.

Le D' Alison a vanté l’usage du tannin, qu’on peut donner en cachets ou en lavements :

% Tanin 0 gr. 60.

Décoction de guimauve 100 grammes.

Pour un lavement.

S’il y a de la conjonctivite, on fera des instillations matin et soir avec :

% Eau distillée 10 grammes.

Sulfate de zinc 0 gr. 10.

En même temps, on appliquera sur le bord libre des paupières un petit fragment de la pommade suivante :

% Vaseline 10 grammes.

Précipité jaune 0 gr. 20.

Contre la perforation du tympan et l’otorrhée grippale, on fera des irrigations d’eau tiède boriquée suivies d’un poudrage au salol.

L’anémie et la faiblesse consécutives seront traitées par le sirop d’iodure de fer, l’huile de morue, le sirop de quinquina, la kola granulée, etc. On réveillera l’appétit en faisant prendre avant chaque repas une cuillerée à soupe de la potion suivante :

% Sirop de gentiane ....)

Sirop do quinquina. . . . )

Teinture de noix vomique. 1 Teinture de Colombo. . . ! 5a. .

Teinture de badiane, . . )

Les convalescences lentes et pénibles seront traitées par le changement d’air, le séjour à la campagne, et, s’il y a une bronchite persistante, on conseillera le Mont-Dore.

400 grammes.

HÉMI PEÉG1E SPASMODIQUE.

HÉM IPLÉGIE SPASMODIQUE

L’hémiplégie spasmodique est le syndrome principal des lésions congénitales ou acquises dans le jeune âge du cerveau (sclérose et atrophie, porencéphalie, méninge-encéphalite, polio-encéphalite, etc.). Au début, ce sont des convulsions, puis une hémiplégie flasque d’abord, ensuite spasmodique. Les enfants deviennent contracturés, inlirmes ; quelques-uns ont de l’hémichorée, d’autres de l’athétose. Au début , le diagnostic est difficile ; on peut songer à l’éclampsie infantile, ou àlaméningite tuberculeuse ; la marche ultérieure des accidents éclaire bientôt la situation. Outre les troubles du mouvement et de la marche, beaucoup d’enfants sont arriérés, imbéciles ou idiots.

TRAITEMENT

Au début, les révulsifs sont indiqués : vésicatoires a la nuque et sur la tête, sangsues derrière les oreilles, vessie de glace. Plus tard, on cherche à améliorer la position des malades par l’électrothérapic, le massage, les douches, les appareils orthopédiques. On agit sur les paroxysmes convulsifs par le bromure de potassium, le bromure de camphre, le chloral.

Chez deux enfants qui avaient des mouvements choréiques, Benedikt les a fait cesser par l’élongation des nerfs : dans le premier cas, l’élongation porta sur le nerf radial et sur le cubital; dans le second cas, sur le cubital et le médian.

Sonnenburg, chez une fille de 12 ans atteinte d’hémiplégie spasmodique droite, fit la trépanation au ni-

veau du sillon rolandique gauche el extirpa un kyste ; d’où amélioration .

La craniectomie a fourni aussi quelques succès à M. Lannelongue.

Mais les interventions heureuses s’appliquent à des cas exceptionnels.

Si la syphilis héréditaire est soupçonnée, on insistera sur l’usage de l’iodure de potassium; ce médicament peut être prescrit même dans les cas non imputables à la syphilis.

HÉMOGLOBINURIE PAROXYSTIQUE

L'hémoglobinurie paroxystique a frigore consiste dans l'émission d’urines rouges ou noires (couleur vin de Bordeaux, vin de Malaga, café), sous l’influence du froid. L’hémoglobinurie se distingue de l’hématurie, ou pissement de sang, par l’absence de globules rouges, et la présence d’hémoglobine reconnaissable au spectroscope. L’influence provocatrice du froid est évidente ; quant à la cause réelle de la maladie, elle n’est pas bien établie ; on a incriminé le paludisme et la syphilis. Deux fillettes, que je suis depuis plusieurs années, sont hérédo-syphilitiques.

L’influence de la syphilis héréditaire ou acquise a été relevée encore par Soltmann, Courtois Suffit et d’autres cliniciens.

L’état de faiblesse et d’anémie des sujets commande un traitement tonique reconstituant : huile de morue, sirop d’ioduro de fer, vin de quinquina, bains salés ou sulfureux. On évitera les sorties parles temps froids et humides, on couvrira les enfants de flanelle, on acti-

HÉMOPHILIE.

vera les fonctions de la peau par les frictions sèches et alcooliques. Si les accès sont graves et répétés, on maintiendra les enfants au lit pour leur éviter toute fatigue et tout refroidissement. Au moment des accès qui s’accompagnent souvent de frissons, de cyanose des extrémités, on les réchauffera avec des boules d’eau chaude. Enfin on insistera sur l’usage del’iodurede potassium:

% Iodurc de potassium 15 grammes.

Sirop d’écorce d’oranges amères . . 300 —

Une cuillerée à dessert matin et soir.

Si le paludisme est soupçonné, on donnera la quinine (50 centigrammes par jour).

La cure de Contrexéville sera essayée.

HÉMOPHILIE

L’hémophilie est une diathèse ou tempérament morbide héréditaire, qui se traduit par une tendance fâcheuse aux hémorrhagies, soit spontanées, soit provoquées par le moindre traumatisme. Les garçons sont beaucoup plus souvent atteints que les filles; mais celles-ci, quoique n’étant pas hémophiles elles-mêmes, pourront transmettre la maladie à leur descendance si elles appartiennent à une famille d’hémophiles.

On distinguera l’hémophilie héréditaire du purpura et du scorbut par l’apparition accidentelle de ces derniers et leur durée courte. La leucocylhémie sera reconnue par l’examen du sang.

TRAITEMENT

Quand on aura affaire à uu enfant de souche liémophiliquc, on s’abstiendra avec grand soin de tout traumatisme opératoire qui pourrait être l’occasion d'une

abondante perte de sang (extraction de dent, circoncision, incision d’abcès). Si l’opération est urgente, on se servira du thermo-cautère ou du galvano-cautère de préférence au bistouri.

Si une hémorrhagie survient spontanément, épistaxis, métrorrhagie, on cherchera à l’arrêter immédiatement par les astringents, l’ergotine, les irrigations chaudes, au besoin parle tamponnement.

On prescrira la quinine :

% Sulfate de quinine 0 gr. 10.

Extrait de quinquina 0 gr. 05.

Protoxalate de fer 0 gr. 05.

Pour une pilule; en prendre doux par jour.

On donnera la potion suivante :

% Infusion de roses rouges 100 grammes.

Sirop de roses )

, , aa. . . 30 —

— de cachou )

Extrait de ratanhia 2 —

Eau de Rabel XV gouttes.

Alun pulvérisé 0 gr. 50.

Par cuillerées d’heure en heure.

(G. de Gassicourt.)

On fortifiera l’enfant par l’huile de foie de morue, le sirop iodo-tannique, le séjour à la campagne ; dans les cas graves, on conseillera le transport de l’enfant sur les plages de la Méditerranée. Les eaux chlorurées sodiques et les bains de mer sont à essayer, ainsi que Luxeuil.

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