‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 236 sur 363 · OPIUM · texte numérisé non relu

OPIUM

L'opium et ses dérivés sont d'un emploi délicat chez les enfants du premier âge; mais ce sont des agents trop précieux pour être écartés de la thérapeutique infantile ; le laudanum, l’élixir parégorique, le sirop diacode, le sirop de codéine sont couramment prescrits, et à juste titre. Je vais étudier les indications, les contreindications et la posologie de ces préparations opiacées.

INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS

C’est surtout dans les gastro-entérites et les diarrhées des petits enfants que l’opium rend des services ; il agit sur les contractions intestinales, qu'il modère ou supprime, sur les douleurs, les coliques, qu’il fait cesser ou qu’il atténue, et il prête ainsi un puissant concours aux astringents et antiseptiques (bismuth, calomel, etc.) pour arrêter les diarrhées les plus inquiétantes et les plus rebelles.

L’opium est indiqué aussi dans les toux et bronchites spasmodiques, dans la coqueluche, la grippe, l’adénopathie trachéo-bronchique, l’asthme, etc.

Il est encore indiqué dans les névralgies, les névroses, l’hystérie, la chorée, l'insomnie.

11 est contre-indiqué dans les broncho-pneumonies, bronchites capillaires, pneumonies, dans la fièvre ty phoïde, les fièvres éruptives, les dermatoses.

Quand l’enfant est affaibli, adynamié, porté au collapsus, il faut se garder de donner de l’opium.

MODE D’ADMINISTRATION ET DOSES

Les préparations les plus employées en médecine infantile sont: le sirop diacode, le sirop de codéine, le

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