‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 257 sur 363 · Tai.amon. Appendicite, \ vol · texte numérisé non relu

Tai.amon. Appendicite, \ vol

Dans quelques cas (siège de la douleur dans la hanche, attitude spéciale des malades), on a pu penser à la coxalgie.

La confusion avec Y étranglement interne est beaucoup plus facile, et n’est dissipée souvent que parla laparotomie.

Quand l’appendicite est à rechutes, avec état général mauvais, cachexie, maigreur, on pense à la péritonite tuberculeuse ; il existe d’ailleurs une typhlite tuberculeuse, qui se traduit par une tumeur en forme de boudin analogue à celui que donnerait un cancer intestinal.

Quant à la typhlite stercorale d’Albers (de Bonn), elle n’existe pas.

La rétroversion de l’appendice peut donner lieu à une variété d'abcès périnéphrétique.

TRAITEMENT

Dans les formes suraiguës avec vomissements incessants, fièvre élevée, abattement, l'intervention chirurgicale ne saurait être différée (incision, laparotomie). Mais dans les cas ordinaires, le traitement médicalnous offre des ressources qui ne sont pas à dédaigner.

Il faut s’appliquer d’abord à combattre la douleur à l'aide des cataplasmes chauds laudanisés, des onctions mercurielles belladonnées, des injections de morphine :

% Chlorhydrate de morphine 0 gr. 10.

Sulfate d'atropine 0 gr. 01.

Eau distillée de laurier-cerise ... 10 grammes.

Faire 3 à 4 injections par jour avec 2 ou 3 gouttes de cette solution chez un enfant de 10 à 15 ans.

On peut encore donner le sirop de chloral (3 à i cuillerées à café par jour), ou les suppositoires au chloral:

Hydrate de chloral 0 gr. 50.

Pour un suppositoire ; deux à trois par jour.

P E R I TVP 11 LITE.

ou bien des lavements avec IV à V gouttes de laudanum pour 100 grammes de véhicule.

Pour calmer les nausées et les vomissements, on donnera des boissons glacées, du champagne, la potion de Rivière.

Contre l’inflammation, on appliquera des sangsues (6 loco dolenti), une vessie de glace sur l’abdomen.

L’usage des purgatifs est très discuté; il ne faut pas en abuser, mais il n’est pas mauvais de donner un purgatif doux, après les sangsues, pour vider l’intestin. On prescrira 15 grammes d'huile de ricin, ou 30 centigrammes de calomel, ou 5 grammes de magnésie dans un peu de lait sucré.

M. Bouchard conseille avec raison l’antisepsie intestinale: on fera, deux fois par jour, une irrigation du gros intestin avec :

% Eau 300 grammes.

On fera prendre par la bouche 5 ou 6 cachets par jour contenant :

Le repos au Ut est de rigueur; l’enfant sera mis à la diète lactée ou au bouillon; pas d’ahments soüdes.

Quand ces moyens restent inefficaces, l’intervention chirurgicale s’impose; il ne faut pas la précipiter, sauf les cas d’urgence ; le moment opportun pour opérer ue se présente guère avantle huitième ou neuvième jour;

On portera cette solution à 38".

% Bcnzo-naphtol Magnésie . .

0 gr. 20.

0 gr. 20.

Pour un cachet.

Talamon dit que l’instant le plus favorable est du 8e au 12e jour.

On fait généralement une incision parallèle au ligament de Poupart, dans la fosse iliaque droite, longue de 15 centimètres environ, laissant en dedans l’artère épigastrique. Le péritoine étant incisé par en haut, on refoule en dedans le cæcum, et on va à la recherche du pus.

Tantôt on découvre l’appendice malade et on le résèque, tantôt on le laisse dans laplaie ; on lave la cavité, on place un drain, ou bien on panse à la gaze iodoformée.

Pour éviter l’éventration consécutive, on faitplusieurs sutures, et plus tard on prescrit le port d’une sangle ou ceinture abdominale.

Dans la pérityphbte à rechutes, l’opération doit être différée; elle ne sera indiquée qu’en présence de l’inefficacité absolue des moyens médicaux et de la certitude de nouvelles rechutes.

Cependant plusieurs chirurgiens (Poncet, Treves) ont opéré à froid, dans l’intervalle des rechutes, et s’en sont bien trouvés. Poncet a eu 6 guérisons sur 6 cas, Treves 17 sur 18. Dans tous ces cas, l’appendice a été réséqué. L’opération, quand il y a de la péritonite, est indiquée aussi, mais elle réussit moins souvent.

Parfois le changement d’air, le transport des malades à la campagne, réussit dans les formes chroniques désespérantes par leur durée et leurs retours incessants.

Dans ces formes chroniques et à rechutes, les eaux de Plombières ont une action résolutive et sédative très salutaire.

A défaut de Plombières, il faut conseiller Châtel- Guyon.

l'KI'.L K CM E.

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