SERUM TUER A PIE
ou encore :
2? Résorcine. .
Huile de ricin Alcool. . . .
2 grammes.
ou encore :
% Hydrate de chloral 30 grammes.
Liqueur do Van Swieten 100
Eau 500 —
On peut encore se servir des lotions à la quinine ou au tannin :
Sulfate de quinine Eau de Cologne. ) Alcool.
t gramme.
% Tannin 2 grammes.
Alcool 20 —
Huile d’amandes douces 40 —
Faire tous les soirs une friction; le lendemain savonner la tète.
L’enfant aura toujours les cheveux coupés ras. Contre la séborrhée chronique, on essaiera les eaux de Ludion.
SÉRUMTHÉRAPIE
Nous ne parlerons pas, dans cet article, des tentatives plus ou moins heureuses de sérumthérapie faites dans le tétanos, la pneumonie, l’érysipèle, l’infection puerpérale, le cancer, etc. Nous voulons seulement retracer, à grands traits, la sérumthérapie de la diphtérie qui, mal lancée et mal accueillie au début, a pris, sous l’impulsion du docteur Roux (Congrès de Budapest, septembre 1 89 i) , une importance capitale.
Après Klebs (1883j et surtout Lœffler (1884), Roux et Yersin (1888) décrivirent le bacille de la diphtérie,
affirmèrent sa spécificité et démontrèrent Faction puissante de la toxine sécrétée par ce microbe.
Ainsi préparée par des travaux de premier ordre, la découverte de l 'antitoxine par Behring et Kitasato ne devait étonner personne (1890).
C’est alors qu’en Allemagne Behring, Aronson se mirent à immuniser divers animaux (lapin, mouton, chien, chèvre, vache) avec le produit des cultures de la diphtérie.
Boux, de son côté, injecta aux chevaux la toxine diphtérique, et, prenant le sérum de ces chevaux immunisés par un traitement de deux à trois mois, il l’injecta à la dose de 20 centimètres cubes à tous les petits diphtériques de l’hôpital des Enfants-Malades.
Malgré les conditions hygiéniques défavorables au milieu desquelles il opérait, Roux abaissa la mortalité, de 50 p. 100 qu’elle était les années précédentes, à 25 p. 100 environ.
Puis les médecins de l’hôpital Trousseau et de l'hôpital des Enfants-Malades, abondamment pourvus de sérum, ayant obtenu de l’Administration les améliorations indispensables, firent tomber la mortalité de la diphtérie à 14, à 12 et même à 10 p. 100.
La trachéotomie, si meurtrière autrefois, ne donnait plus, grâce à la sérumthérapie préalable ou concomitante, qu’une mortalité de 30 p. 100; le tubage, pratiqué de plus en plus, grâce au sérum qui permet d’abréger le séjour du tube dans le larynx, abaisse cette mortalité à 25 et même 20 p. 100.
La statistique municipale de Paris, qui accusait chaque semaine, pendant les années précédentes, 30 à 40 décès par diphtérie, n’en accuse pas désormais plus de 8 â 10.
La sérumthérapie de la diphtérie a donc fait ses preuves;