OU
% Cyanure de mercure 0 gr. 02
Eau distillée 200 grammes.
Mais il faut savoir se gargariser, ce qui est rare chez les enfants.
La résorcine, en solution à 5 ou 10 p. 100, a été employée en badigeonnages et en pulvérisations fréquemmentrépétés. De même la créoline à 1 ou 2 p. 100.
Rosenthal pratique des attouchements avec un tampon d'ouate imbibé d'une solution de pyridine à 1/10; puis il fait gargariser avec une solution de chlorate de potasse à 3 p. 100.
Pirker badigeonne avec une solution de permanganate de potasse à 1 p. 50, une ou deux fois par jour, et gargarise avec :
Eau de chaux 200 grammes.
Eau distillée 200 —
Chlorate de potasse 6 —
M. Almela insuffle dans la gorge, toutes les deux heures, un demi-gramme de la poudre suivante :
% Bicarbonate de soude 10 grammes.
Sulfate de quinine 2 —
Permanganate de potasse 0 gr. 50
Un autre insuffle un mélange de soufre et de quinine dans la gorge et le nez.
M. Nepveu fait gargariser ses malades toutes les heures avec un verre d'eau tiède additionnée d'une cuillerée de sublimé à 1 p. 1 000 ou d'eau phéniquée à
I p. 100, ou d'un mélange des deux. Il touche les amygdales avec un pinceau imbibé de teinture d'iode.
II badigeonne avec la même teinture les engorgements ganglionnaires. Enfin il pratique, dans les cas graves, des injections dans les amygdales ou les gros ganglions du cou, avec 3, 4 ou 5 gouttes de sublimé à 1 p. 1 000, sans alcool.
M. Seibert a injecté, sous les fausses membranes, de l'eau chlorée.
M. Ozegowski fait, de deux en deux heures, un badigeonnage avec :
% Acide plîéuique neigeux. \
Acide citrique cristallisé. ' âa. . . 3 à 5 grammes.
Teinture d'iode. '
Cognac 100 grammes.
M. Piogey essaie de détacher les fausses membranes avec une éponge olivaire montée sur une baleine ; puis, avec une autre éponge trempée dans le mélange suivant, il badigeonne la gorge deux ou trois fois par jour :
% Teinture d'iode. ) ^
,„, . . aa 1d grammes.
Gi^'cerme. ) °
Il fait ensuite six ou huit irrigations par jour avec de l'eau tiède additionnée du jus de un ou deux citrons.
Korn se sert, pour les badigeonnages, du mélange suivant :
% Hydrate de chloral 15 à 20 grammes.
Glycériae 100 grammes.
Lindemann emploie :
% Acidi borique 2 grammes.
Acide lactique 5 —
Eau distillée 50 —
Fidelin fait des badigeonnages de deux en deux heures avec :
% Résorcine. 15 à 20 grammes.
Glycérine 100 grammes.
Larmande emploie le gargarisme suivant :
% Acide salicylique. ) ^ „
■r, aa 2 grammes.
Borax, j °
Miel 30 —
Eau distillée 230 —
H. Roger s'est servi du collutoire suivant :
% Soude caustique 1 gramme.
Glycérine 5 - —
et Vidal du mélange :
% Acide tartrique 10 grammes.
Eau do mentli'^ 25 —
Glycérine lo —
Wolf, après ablation des fausses membranes, applique, trois fois par jour, avec un pinceau :
% Menthol 1 gramme.
Sucre 10 —
M. Grognot (de Milly) a employé Taseptol (acide sulfophénique) :
% Aseptol i gr. 50.
Glycérine 30 grammes.
Toucher toutes les trois heures avec un pinceau trempé dans ce collutoire.
Faire bouillir nuit et jour, dans la cbambre, de l'eau additionnée d'une cuillerée à soupe par litre du mélange :
% Aseptol 100 grammes.
Glyctrlne 100 —
Chez trois malades traités par ce procédé, l'auteur a observé de la glycosurie.
Le bromol a également servi aux badigeonnages :
% Bromol 1 grammes.
Glycérine 2.j —
M. Jacques (de Marseille) prescrit en outre des gargarismes alternant avec :
% Perchlorure de fer liquide 25 grammes.
Glvcérine. ) ~ „„
T,, ' T ,.,, . aa 50 —
hau distillée. \
Une cuillerée à soupe dans un A'erre d'eau bouillie.
% Acide phénique 2 grammes.
Glycérine 50 —
Eau distillée 150 —
Enfin le D'' Renou (de Saumur) s'est bien trouvé des vaporisations permanentes entretenues dans la chambre du malade de la manière suivante :
Sur un fourneau à gaz, à pétrole, à esprit-de-vin, on place une casserole ou une bassine en fer battu contenant deux litres d'eau; on fait bouillir, et on ajoute, toutes les trois heures, une cuiller k soupe du mélange suivant :
% Acide phénique 280 grammes.
Acide salicylique 06 —
Acide beuzoïque 112 —
Alcool rectifié 468 —
On peut, au lieu de cette formule complexe, employer la solution phéniquée à 1 p. 120, de façon à vaporiser 1 gramme d'acide phénique par mètre cube et par vingt-quatre heures. Si les urines de l'enfant deviennent noires, on arrête la vaporisation, on ventile la chambre.
H. Bergeron s'est servi des vapeurs fluorhydriques; on prend un vase en plomb qui plonge dans un bainmarie placé sur une lampe à alcool ; on maintient la température du bain-marie à 90° ou 100°. Dans le vase en plomb, on met une cuillerée (30 grammes) de spathfluor pulvérisé auquel on ajoute 50 grammes environ d'acide sulfurique, en agitant avec une spatule en plomb. On voit se dégager une vapeur blanchâtre qui remplit la chambre. Toutes les quatre heures, on vide le vase en plomb, et on recommence. L'appareil est placé sur une table prés du malade, qu'on prie d'ouvrir la bouche. Il faut enlever les glaces et les objets en verre de la chambre ou les graisser, pour éviter l'action corrosive de l'acide fluorhydrique. Ces vaporisations n'étant pas meilleures que les autres, et offrant des inconvénients, il est inutile de les employer.
J'en dirai autant des vaporisations données par la combustion du goudron de houille et de l'essence de térébenthine (Delthil), qui répandent une fumée épaisse,
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pénétrant partout et salissant tout. Les mêmes reproches peuvent être adressées aux inhalations d'acide sulfureux Sabatta .
Les vaporisations par la méthode de Renou ou les vaporisations avec l'appareil Lucas-Championnière sont bien supérieures et méritent seules d'être conservées. Pour terminer cette revue p^énérale des traitements locaux, j'ajouterai qu'on a essayé de détruire les fausses membranes par le feu, fer rouge ou mieux galvanocautère. On commence par anesthésier la muqueuse avec la cocaïne; au besoin on endort le malade. On abaisse fortement la langue, et avec le galvano-cautère porté au rouge par un accumulateur, on cautérise les points malades (Hagedom, Goris). Cette méthode, théoriquement excellente, ne s'est pas vulgarisée.
Après cette longue énumération des traitements les plus divers, je dois donner mon avis sur le traitement de choix.