DYSPEPSIE DE LA SECONDE ENFANCE
La dyspepsie est très fréquente dans la seconde enfance; elle se confond souvent avec la dilatation de l’estomac (voyez ce mot), et la thérapeutique en a été étudiée à l’occasion de cette dernière maladie.
Chez l’enfant qui a souffert longtemps de l’estomac, il existe une variété chronique de dyspepsie intestinale caractérisée par des alternatives de diarrhée et de constipation, par des coliques, du tympanisme (voyez ces mots). Le régime, dans ce cas, a une importance capitale ; il faut rationner ces enfants qui sont généralement gros mangeurs et grands buveurs, faire l’antisepsie intestinale, les envoyer à Plombières,
ECTHYMA.
Châtel-Guyon, Bourbon-Lancy. Dans la dyspepsie atonique des enfants mous, lymphatiques, scrofuleux, Saint-Nectaire est à essayer.
ÉCLAMPSIE (Voyez Convulsions).
ÉCROUELLES (Voyez Adénopathies).
ECTHYMA
L’ecthyma est une lésion de la peau, inoculable et parasitaire (staphylocoques, streptocoques), caractérisée par la formation de pustules arrondies, plus ou moins larges, à base rouge, dure, inflammatoire. Les pustules ne tardent pas à se rompre et à faire place à des croûtes épaisses. L’ecthyma complique souvent la gale et la phtiriase.
Il se distingue de Y impétigo, dont l’éruption est plus superficielle, sans base inflammatoire, et dont les croûtes sont melliformes; de Y acné, dont la pustule est plus acuminée et sans tendance à l’ulcération; du furoncle, qui forme une saillie conique dure, sans pustule superficielle.
TRAITEMENT
Si l’ecthyma coexiste avec les poux ou la gale, on commencera par détruire ces parasites; on donnera des bains d’amidon; on appliquera des cataplasmes de fécule pour faire tomber les croûtes; on peut encore se servir de compresses salicylées à I p. 1 000 ou de sublimé à 1 p. 4 000.
La peau ayant été ainsi nettoyée et aseptisée autant que possible, on fera un pansement occlusif avec de petites rondelles ou de petits carrés d’emplâtre de Vigo, d’emplâtre rouge de M. Vidal :
% Minium 5 parties.
Cinabre 3 —
Emplâtre diachylon 52 —
Le sparadrap diachylon peut suffire à la rigueur.
Si l’on préféré les pommades, on s’adressera à la vaseline boriquée ou salolée à 1 p. 10.
Quand les lésions seront généralisées, on donnera des bains antiseptiques (3, 4, o, 10 grammes de sublimé par bain, suivant l’âge de l’enfant).
Pour prévenir de nouvelles inoculations, on stérilisera les vêtements et linges de l’enfant (soufreuse ou étuve).
S’il est anémique ou scrofuleux, on lui donnera l’huile de morue, le sirop iodo-tannique, le sirop d’iodure de fer, etc.