PARALYSIE INFANTILE
La paralysie infantile, ou paralysie atrophique de l’enfance, est une myélite aiguë des cornes antérieures, d’origine infectieuse peut-être, s’observant presque exclusivement dans la première enfance. Elle débute par de la fièvre souvent, par des convulsions quelquefois. La paralysie d’emblée, étendue ou générale, ne tarde pas à rétrocéder et à se fixer dans un petit nombre de muscles; l’intestin et la vessie échappent à la paralysie; la sensibilité est conservée.
Ces particularités permettent d’éliminer la myélite transverse, la paralysie du mal de Pott, les paralysies diphtériques. Quant aux paralysies d’origine cérébrale, elles sont hémiplégiques, souvent accompagnées de paralysie faciale, de spasmes, de contracture, d’hémichorée.
La paralysie obstétricale des nouveau-nés, qui, à la période atrophique, ressemble tant à la paralysie infantile, en diffère par sa précocité (premiers jours de la naissance) et par son siège presque exclusif aux membres supérieurs.
L’atrophie musculaire progressive a le même substratum anatomique que la paralysie infantile : c’est une myélite antérieure, mais elle est chronique et survient plus tard, dans l’adolescence ou l’âge adulte.
La pseudo-paralysie syphilitique se distingue par le jeune âge des sujets et la coexistence de lésions osseuses.
TRAITEMENT
Au début, on traitera la myélite aiguë par les ventouses sèches sur la colonne vertébrale, les pointes de feu, les vésicatoires en lanières sur les gouttières vertébrales. On donnera un purgatif, l’ergotine en potion ou en injections sous-cutanées (15 à 20 centigrammes trois fois par jour). On pourra ensuite donner les bains de vapeur ou d’air chaud, de trois à cinq minutes (.J. Simon), envelopper d’ouate les membres inférieurs, les entourer de cataplasmes sinapisés, faire en un mot de la révul-