PARALYSIE INFANTILE
sion répétée et étendue. On donnera la quinine à doses assez élevées, en suppositoires ou en injections sous-cutanées : 25 à 30 centigrammes de chlorhydro-sulfate de quinine par jour.
A l'intérieur, J. Simon conseille encore les teintures de ciguë et d’aconit (Y gouttes de chaque) dans une potion; par exemple :
% Eau distillée 40 grammes.
Sirop de fleurs d’oranger 40 —
Eau de laurier-cerise 5 —
Teinture de ciguë V gouttes.
— d’aconit V —
Par cuillerées à café de deux en deux heures.
A la seconde période, quand les phénomènes aigus ont disparu, et que la paralysie s’est localisée, on fera des frictions chaudes et stimulantes sur les membres avec :
% Baume de Fioravanti 100 grammes.
Alcoolat de lavande 50 —
Teinture de noix vomique 20 —
ou encore :
% Vin rouge du Midi 100 grammes.
Teinture de gentiane ) ~
— de romarin j
Ammoniaque liquide 10 —
Teinture de cantharides X gouttes.
(J. Simon.)
On commencera Tusage des courants continus d’intensité faible (o à 10 milliampères), le pôle positif sur la colonne dorsale, le négatif sur les membres paralysés (séances quotidiennes de cinq à dix minutes).
A l’intérieur, on donnera la noix vomique ou la strychnine.
% Teinture de noix vomique 10 grammes.
Une goutte cinq fois par jour dans un peu de lait, pendant huit jours consécutifs. Suspendre pendant une semaine, et recommencer.
% Sirop de sulfate de strychnine 20 grammes.
Eau de menthe . ■ . . 80 —
Une cuillerée à café matin et soir pendant huit jours, suivis de huit jours d’interruption, et ainsi de suite.
Sans continuer la révulsion énergique de la période précédente, on prescrira les bains sulfureux, les bains salés, les frictions stimulantes générales.
A la troisième période (atrophie et déformation des membres), on insistera sur l’électrisation des muscles atrophiés (courants interrompus et continus), sur le massage, les frictions, les bains salés. On s’adressera à l’orthopédie pour redresser certaines déformations qui entravent la marche : bottines spéciales avec tuteurs métalliques, ténotomie parfois. Robert Jones (Liverpool) insiste sur les services que peut rendre la chirurgie ; il a pratiqué avec succès dans sept cas la greffe des tendons pour suppléer aux muscles paralysés et redresser les déviations ; il a opéré soixante fois pour remédier à la laxité des articulations, créant des ankylosés du genou, du coude, etc.
Pour exercer les muscles malades, on sera conduit parfois à faire exécuter des manœuvres gymnastiques avec appareils (roues spéciales, chevaux mécaniques).
Enfin on se trouverabien, pendant la belle saison, d’envoyer les enfants à la mer, à Salies-de-Béarn ou Salins, à Balaruc, à Bourbonne, Bourbon-l’Archambault, Bourbon-Lancy, Saint- Amand, Dax, Aix, Luchon.
On les nourrira bien, on leur fera prendre de l’huile de foie de morue, du phosphate de chaux.