TUBERCULOSE PULMONAIRE
La tuberculose ou phtisie pulmonaire n’est pas plus rare chez les enfants que chez les adultes; mais elle diffère cliniquement suivant les âges. Dans la première enfance, les tubercules du poumon ont une grande tendance à se généraliser, et la granulie est plus fréquente que la phtisie ulcéreuse; ce qui est le contraire plus tard. Dans la seconde enfance et l’adolescence, la phtisie pulmonaire ne présente rien de spécial dans son évolution; elle est progressive et chronique, marchant par étapes successives vers la mort ou vers la guérison, sujette aux rémissions, aux rechutes, aux accidents, aux complications habituelles.
Le diagnostic présente souvent des difficultés : la phtisie aiguë peut être prise pour une bronchite capillaire, et inversement; on tiendra compte de la répartition des signes physiques, de leur prédominance au sommet. La broncho-pneumonie chronique simule parfois la tuberculose. Dans les formes granuliques, on peut songer à la fièvre typhoïde, quoique les taches rosées manquent.
Pour assurer le diagnostic des tuberculoses latentes des petits enfants, on pourrait essayer, comme l’a fait Hutinel et comme je l’ai fait moi-même avec mon interne, M. Mettetal, les injections de tuberculine (1/10 à I/o de milligramme, suivant l’âge). On observe alors, si l’enfant est tuberculeux, une réaction fébrile. Sur 20 enfants suspects, 11 ont réagi. On pourra demander la tuberculine â l’Institut Pasteur et se servir d’une solution contenant un centimètre cube de tuberculine par litre d’eau phéniquée â 1 p. 500.