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ABCÈS DU CERVEAU

L’abcès du cerveau succède le plus souvent à un traumatisme, à une carie du rocher, ou à une pyohémie de causes diverses (ostéo-myélite, variole, rougeole, empyème). Mais la cause la plus fréquente, dans l’enfance, est Yotite suppurée, avec ou sans carie du rocher. Tantôt l’abcès se forme insidieusement et reste latent jusqu’à l’explosion des accidents terminaux ; tantôt il s’annonce par une céphalée opiniâtre et localisée, avec ou sans vomissements, vertiges, strabisme, délire, convulsions; tantôt il s’accuse d’emblée ou se termine par le coma. Entre le début et la fin, il peut y avoir une rémission plus ou moins longue et plus ou moins trompeuse. La maladie initiale (otorrhée), la marche des accidents feront pensera l’abcès et le distingueront de la méningite, de la tumeur cérébrale. On cherchera à reconnaître le siège de l’abcès par l’étude attentive des symptômes (localisation de la céphalée, aphasie, monoplégie, épilepsie) ; cela a une grande importance pour le traitement. Dans la grande majorité des cas, l’abcès siège dans le lobe moyen du cerveau.

TRAITEMENT

On s’arrêtera peu aux palliatifs usités en pareil cas (glace sur la tête, bromure de potassium, etc.), et on aura recours à la chirurgie.

Le diagnostic d’abcès cérébral étant établi, un seul traitement est rationnel, la trépanation . On opérera aseptiquement, on ouvrira le crâne avec la gouge et le maillet, on incisera la duremère et on plongera le bistouri profondément. Après quoi, on évacuera le foyer et on pansera avec la gaze iodoformée. Cette intervention a été souvent heureuse. Dans quelques cas, on ne rencontre pas la collection, et il faut alors chercher du côté de l’apophyse mastoïde et du rocher. Le meilleur guide pour le chirurgien est la douleur clouée au même point (Tekiullon).

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