Dans ce cas, on aura
cp =r o;
et pour qu’il ait lieu, il faudra que la valeur de R soit positive, afin que les roues s’appuient contre le terrain , et ne soient pas soulevées. ,
Les dernières formules du numéro précédent donnent d’abord
équations qui feront connaître immédiatement les valeurs de E , F, %|/ , dès que celles de X et R auront été déterminées. La valeur de 4 étant négative, il en résulte que le sens de la rotation initiale des roues sera tel que leurs points de derrière seront abaissés, et ceux de devant soulevés (n° 4).
Eu faisant aussi <p=:o dans les autres équations
du numéro précédent, nous aurons
/A cos 0 — a y*(N 4" R) — X -f* = O ?
— /* sin0"4“2(N+R) — s= o,
c^+a(b^jfr)K— a (a— /A)(N+R)
4-[Ar* — (a' — a)ç4"(^' — h)p]mc>> = o, fl cos 0 4- V siu 0' — aT — nX 4“ pm(6 = o ,
— fisin04-V cos 0' — aS — qmcn s= o , ftft — tV — /ipX4-(A:*H-p*4-9*)wû> := o.
Mais il faut maintenant observer que le cas que nous considérons se subdivise en deux autres, selon que la pièce tourne ou ne tourne pas autour des tourillons.
8. Si la pièce ne prend aucun mouvement de rotation, on aura eoso, et il faudra que la valeur de y soit positive pour que la culasse s’appuie effectivçmentsurla vis de pointage. Les équations précédentes donneront alors
X = (cos 0 — /sin 0)fi,
B fc — (a— /^)gin8>
V = [a — np (cos ô — ^ sin 0)] j ,
T = ^ V sinô' •+• i L(i — n) cos 04- ^ sin 6]yw,
S = - Vcos 0' — -fl sin 0.
Comme on a è >yr, la valeur de R sera négative , et le cas que nous examinons impossible dans le tir horizontal ; mais cette valeur pourra devenir positive pour une inclinaison suffisamment grande.
Lorsque les tourillons sont au-dessous de l’axe du canon, les quantités <t et p sont positives ( n* 3) , et par suite la valeiir de V l’est aussi ; quand , au contraire l’axe des tourillons sera audessus de celui de la pièce, cette valeur sera négative, et la pièce devra prendre un mouvement de rotation.
9. Dans ce dernier cas, on devra faire V=o dans les équations du n* 7 , et la valeur de ce qu’on en déduira devra être positive pour que la culasse soit soulevée. Ces équations donneront dans cette hypothèse :
— np (cQg 6 — f sia 9 )]^ 1
“ (A* 4- ?(î + njp)]nt*
X = (cos 0 — f sin 0)/U H- ( /» — Jq)] me » ,
M {c-f [A— r^] sin e } /«
^Kb—fr)
I {b*-¥t}[b—a'+f{h — r)]-\-p{h:—h)]m», 2(b—Jr) ’
T=ÎL( » -n)cosfl-f-n/sin 0 ]/«+^ [( i -«>+«/?] tnce , S = — ^/usinS — ^qmee.
( ao )
en laissant, pour abréger, la lettre à la place de sa valeur dans les cinq dernières formules.
Il faudra que l’inclinaison 6 soit plus grande que. dans le cas précédent, pour que la condition R positive soit remplie. Quant à la valeur de t» , elle sera positive , et la pièce tournera en effet, lorsque les quantités a. et p seront négatives, c’est-à-dire lorsque l’axe des tourillons sera au-dessus de celui de la pièce, ce qui s’accorde avec le numéro précédent.
Toutefois , à* raison de la perte de fluide qui a lieu par la lumière, la pression sur la partie inférieure de l’âme l’emporte sur celle qu’éprouve la partie supérieure. Or, cet excès de pression, ainsi que le frottement des tourillons contre leur encastrement, dont nous n’ayons pas non plus tenu compte, sont des obstacles à la rotation de la pièce , qui pourront empêcher la culasse de se détacher de la vis de pointage, lorsque l’axe du canon ne sera que très peu abaissé au-dessous de celui des tourillons.