‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 149 sur 328 · A + Ajî33g5, d-où A = 0-,076g, · texte numérisé non relu

A + Ajî33g5, d-où A = 0-,076g,

d diamètre loténear du tube en cristal D ;

df diamètre extérieur id»

d diamètre de ia cavité de la cuvette A.

Comme, par suite de la condensation de la vapeur, le tube Ë reste constamment plein, et que Feau qui remplace le mercure dans la cuvette tend à augmenter A, on a donc en réalité

gî—d'î "gi — d" 13,596 • OU sensiblement

43,596 deiMilè du mercure; dans la formule on a (ait 13,S96 XS=^- Pour S=0",04, d'=0°,Oi et d=0V03, on a

Si le manomètre est composé de deux branches dans lesquelles il y a du mercure, sans cuvette, l'échelle se gradue encore à l'aide de la formule (a), dans laquelle ô représente le diamètre intérieur de la branche qui communique avec la chaudière, et où d'=0, puisque le ti\be en verre ne plonge plus dans la capacité de diamètre B,

Comme il est très-difficile d'obtenir des tubes très -réguliers sur une longueur ^ussi grande que l'exige un manomètre à air libre indiquant 5 à 6 atmosphères de pression, il convient, surtout pour les manomètres sans cuvette , de les graduer au moyen d'une pompe portant un manomètre étalon.

Lorsque le tube indicateur est en verre, on voit le niveau du mercure dans toutes ses positions; mais quand il est en fer, on est obligé d'indiquer la pression au moyen d'un flotteur équilibré par up contre-poids.

CHÀUDiiMS A TAFBUR.

à rsdde d'un fil très-flexible passant sur une petite poulie très-mobile. Pour graduer Téobelle d'un manomètre à air comprimé (fig. 66), on se sert de la formule

P = 2A + 0,76 ^^ , (InL, 1670) D'où {Int., 488)

p pression absolue de U vapeur^ en hauteur de mercure ;

H=AD longueur de tube occupée par l'air août la pression atmosphérique 0%76;

A=:DD' quantité dont H se comprime quand la pression passe de 0»,76 à P ; c'est la moitié de la différence de niveau du mercure dans les deux branches, qu'on suppose avoir même diamètre.

Donnant h P différentes valeurs, on en conclura les valeurs correspondantes de h. Pour 9 = ôatmos. = 3",80 de mercure, supposant H = 0",60 , on conclut de la dernière formule h = O^j/i/tS. Comme vérification , en substituant cette valeur de h dans la première formule» on en conclurait bien P=3",80.

Manomètre métallique de M. E. Bourdon. Ce manomètre, entière* ment métallique et sans mercure, est basé sur ce principe : lorsqu'un tube métallique est enroulé en hélice, toute augmentation de pression intérieure ou diminution de pression extérieure le déroule , et au contraire toute diminution de pression intérieure ou augmentation de pression extérieure l'enroule davantage. Aussi M. Bourdon construit-il également des baromètres d'après ce principe.

ï'^s- ^7* La ûg. 67 représente le manomètre

de M. Bourdon. Le tube A est en laiton bien homogène; sa longueur est de 0",70, et sa section est une ellipse ayant 11 et 4 millimètres pour axes; il est enroulé dans le sens de son petit axe sur un peu moins de deux spires. Son extrémité a est fixée à une tubulure à robinet B, qui permet de le mettre en communication avec la chaudière ou le récipient dont le manomètre doit indiquer la pression intérieure; L'extrémité b est fermée et tout à fait libre; elle porte une aiguille d qui se meut sur un cadran que l'on a gradué en atmosphères et fractions d'atmosphères à Taide d'un manomètre éUk»n à ajr libre, en faisant fonctionner l'aj^areil avec de l'air com-

41 s BEUXltMK PARTIE.

primé. Le tout est reaferiné dans une caisse en fonte qui préserve l'appareil des cbocs et permet de le flxer où l'on veut

Ce manomètre est très-portatir, peu volumineux, nullement fragile , et il ne coûte que 50 fr. Toutes les locomotives en sont munies aujourd'bui.

L'administration a commandé â M. Bourdon des manomètres vérijtcaleuTî, gradués jusqu'à 18 atmosphères, et le 26 août 1852 elle en a adressé à tous les ingénieurs chargés de ta surveillance des appareils à vapeur, pour leur servir à vérifier les différents instruments manométrlques employés sur les chaudières.

M. Bourdon a construit des manomètres de son système indiquant des pressions s'élevaut à 200 ou 300 atmosphères, et qui trouvent leur emploi dans la solidification des gaz (281;.

Enfin M. Bourdon a imaginé un baromètre métallique fondé sur le même principe que son manomètre. Seulement le tube est fixé au support par son milieu, et il est fermé complètement à ses extrémités. De plus, on ; a fait un vide aussi parfait que possible, à un millimètre de mercure; d'où il résulte que, selon que la pression atmosphérique augmente ou diminue, le tube se ferme ou s'ouvre, et on profite du mouvement de ses extrémités pour faire tourner une aiguille sur un cadran barométrique. La section du tube , au lieu d'ôtre elliptique, est formée de deux arcs de cercle.

518. Alimentation des chaudi^es à vapeur. Indicateur du niveau de l'eau dans ces rkavdières. Toute chaudière à vapeur doit être munie d'une pompe d'alimentation bien construite et en bon état d'entretien on de tout autre appareil alimentaire d'un effet certain.

Le niveau que l'eau doit avoir habituellement dans chaque chaudière est indiqué i!i l'extérieur par une ligne tracée d'une manière apparente sur le corps de la chaudière ou sur le parement du fourneau. Cette ligne , que nous appellerons ligne de niveau d'eau , est d'un décimètre au moins au-dessus de la partie la plus élevée des carneaux , tubes on conduits de la flamme et de la fumée dans le fourneau.

Fig. 68, Chaque chaudière est pourvue d'un sifflet d'alarme

^g. 68), qui se fixe à la chaudière à l'aide d'une bride que porte le manchon FF. La tige E descend dans la chaudière et porte un flotteur. Quand le niveau de l'eau baisse de O',05 au-dessous dé la ligne de niveau d'eau, la tige E descend et permet à la vapeur de passer par le canal A; !a vapeur du canal A se rend, par les trous BB, dans le canal annulaire II , d'où elle sort par la fente' circulaire très-étroite CC, pour frapper les bords du timbre ou cloche renversée DD et produire un sifflement très-aigu. Le flotteur, qui est ordinairement une pierre de liais du poids de 23 kilog. environ , et la tige E sont

CHAUDliERES A YAPBUR.

équilibrés par un contre-poids; celui-ci ainsi que son levier» qui repose sur des couteaux, sont placés dans la chaudière.

La ûg. 69 représente, à l'échelle de 1/6, la disposition adoptée par M. £. Bourdon, constructeur à Paris, pour le sifQet d'alarme, Tindicateur de niveau et la soupape de sûreté.

A botte en fonte à oerTures^pour résister A la pression de la vapear, fiièe sur la chaudière par une bride à 6 boulons; B sifflet d'alarme; la soupape qui le ferme est ramenée sur Fouverture par un ressort à boudin ; G leyier du flotteur; quand le niveau baisse , ce leyier, par Tintermédiaire de la chaîne en cuivre c , système de Gall, trés-flexible , fait baisser la soupape qui ferme le sifflet; D leyier du contre-poids du flotteur; il est monté sur l'axe du leyier G , en dehors de la caisse , et il se prolonge latéralement à la caisse par une aiguille, qui indique par a position le niyeau dans la chaudière. Ayec cette disposition, le flotteur, au lieu de yaincre directement le frottement de la tige cf du flotteur dans le stuffing-box, comme cela a lieu ordinairement, le vainc par Tintermédiaire d'un levier, ce qui le rend plus sensible. M. Bourdon, en faisant Taxe du levier G i embase conique, qui s'applique contre l'intérieur de la caisse du côté qui porte le levier D, et en le poussant par son autre extrémité â l'aide d'une pointe conique qui se visse dans une plaque appliquée latéralement à la caisse, évite la botte à éloupe; une simple rondelle de cuir, de feutre ou d'étoupe, forme le joint de celte plaque. La chaîne c doit être verticale quand elle ouvre la soupape du sifflet.

E tube établissant la communication entre la chaudière et le manomètre, ou servant à une prise quelconque de vapeur.

Outre le flotteur d'alarme , la chaudière est munie de Tun des trois appareils suivants : V un flotteur ordinaire d'une mobilité suffisante; 2* un tube indicateur en verre; 3<> des robinets indicateurs convenablement placés à des niveaux différents. Ces appareils indicateurs doivent, dans tous les cas, être placés en vue du chaufleur (304).

Si plusieurs chaudières sont destinées à fonctionner ensemble, elles doivent être disposées de manière à pouvoir, au besoin, être rendues indépendantes les unes des autres. En conséquence, chaque chaudière doit être alimentée séparément, et être munie de tous les appareils de

sûreté.

5i9. Divisûm des chaudières à vapeur en quatre catégories. Emplorcernent des chaudières â vapeur. Exprimant en mètres cubes la capacité de la chaudière avec ses tubes bouilleurs, et en atmosphères la tension absolue de la vapeur dans la chaudière (313) , et faisant le produit des

414 I)SIJ}UÈM£ PÀRTUS.

deux nombres» les chaudih^es sont dites de la première catégorie , si le produit est plus grand que 15 ; elles sont de la deuxième catégorie ^ si le produit surpasse 7 et n'excède pas 15; de la troisième^ sHl est supérieur à 3 sans excéder 7^ et enfin de la quatrième, sHl rC excède pas 3.

Si plusieurs chaudières doivent fonctionner ensemble dans un même emplacement, et s'il existe entre elles une communication quelconque, directe ou indirecte, on prend, pour déterminer l'ordre de la catégorie, la somme des capacités de ces chaudières, y compris celles de leurs tubes bouilleurs.

Les chaudières à vapeur comprises dans la première catégoi'ie doivent être établies en dehors de toute maison d'habitation et de tout atelier. Néanmoins , pour laisser la faculté d'employer au chauffage des chaudières une chaleur qui autrement serait perdue, le préfet peut autoriser l'établissement des chaudières de la première catégorie dans l'intérieur d'un atelier qui ne fait pas partie d'une maison d'habitation. L'autorisation est portée à la connaissance de notre ministre des travaux publics.

Toutes les fois qu'il y a moins de 10 mètres de distance entre une chaudière de la première catégorie et les maisons d'habitation ou la voie publique , il est construit , en bonne et solide maçonnerie , un mur de défense de 1 mètre d'épaisseur. Ce mur de défense est, dans tous les cas, distinct du massif des fourneaux, et en est séparé par un espace libre de 50 centimètres de largeur au moins. Il doit également être séparé des murs mitoyens avec les maisons voisines.

Si la chaudière est enfoncée dans le sol , et établie de manière que sa partie supérieure soit à un mètre au moins en contre-bas du sol, le mur de défense n'est exigible que lorsqu'elle se trouve à moins de 5 mètres des maisons habitées ou de la voie publique.

Lorsqu'une chaudière de la première catégorie est établie dans un local fermé , ce local ne doit point être voûté ; mais il doit être couvert d'une toiture légère n'ayant aucune liaison avec les toits des ateliers ou autres bâtiments contlgus, et reposant sur une chaipeote parculière.

Les chaudières à vapeur comprises dans la deuxième catégorie peuvent être placées dans l'intérieur d'un atelier, si toutefois cet atelier ne fait pas partie d'une maison d'habitation ou d'une fabrique à plusieurs étages. Si les chaudières de cette catégorie sont à moins de 5 mètres de distance , so^t des maisons d'habitation, soit de la voie publique , il est construit de ce côté le mur de défense dont il vient d'être question pour les chaudières de la première catégorie;

A l'égard des terrains contigus non bâtis appartenant à des tiers, «, après l'autorisation donnée par le préfet pour l'établissement des chaudières de la première ou de la seconde catégorie, les propriétaires de ces terrains font bâtir dans les distances citées plus haut, ou si ces ter* rains viennent à être consacrés à la voie publique , la constmetion de

CHÀUDiiaiS A VAPBDE. 415

murs de défense , tels qu'ils sont prescrits ci-dessus, peut, sur la demande des propriétaires desdits terrains, être imposée au propriétaire de la chaudière , par arrêté du préfet , sauf recours devant notre ministre des travaux publics.

L'autorisation donnée par le préfet pour les chaudières de la première et de la deuxième catégorie indique remplacement de la chaudière • et la distance à laquelle elle doit être placée par rapport aux habitations appartenant à des tiers et à la voie publique, et fixe, s'il y a lieu , la direction de Taxe des chaudières. Cette autorisation détermine la situation et les dimensions en hauteur et en largeur du mur de défense d'un mètre , lorsqu'il est nécessaire de l'établir. Dans la fixation de ces dimensions , on a égard à la capacité de la chaudière , au degré de tension de la vapeur, et à toutes les autres circonstances qui peuvent rendre l'établissement de la chaudière plus ou moins dangereux ou incommode.

Les chaudières de la troisième catégorie peuvent être placées dans l'intérieur d'un atelier ne faisant pas partie d^une maison, sans que le mur de défense soit exigé.

Les chaudières de la quatrième catégorie peuvent être placées dans l'intérieur d'un atelier quelconque, lors même que cet atelier fait partie d'une maison d'habitation. Dans tous les cas, les chaudières sont munies d'un manomètre à air libre (317).

Les fourneaux des chaudières à vapeur comprises dans la troisième et dans la quatrième catégorie sont entièrement séparés, par un espace vide de 50 centimètres au moins des maisons d'habitation appartenant à des tiers.

Lorsque les chaudières établies dans l'Intérieur d'un atelier ou d'une maison d'habitation sont couvertes, sur le dôme et sur les flancs, d'une enveloppe destinée à prévenir les déperditions de chaleur, cette enveloppe est construite en matériaux légers; si elle est en briques, son épaisseur ne doit pas dépasser un décimètre.

520. Machines à vapeur employées dans Vintérieur des mines* Les machines à vapeur employées à demeure dans l'intérieur des mines sont pourvues des appareils de sûreté prescrits dans les numéros précédents pour les machines fixes , et doivent subir les mêmes épreuves. Elles ne peuvent être établies qu'en vertu d'autorisations du préfet, délivrées sur le rapport des ingénieurs des mines. Ces autorisatiOBS déterminent les conditions relatives à l'emplacement , à la disposition et au service habituel des machines.

Les attributions données aux préfets dés départements par les ordonnances des 22 et 23 mai (312) , sont exercées par le préfet de police dans toute l'étendue du département de la Seine , et dans \ç$ communes de SaintrCloud » Meudon et Sèvres , du département de Selae-et-Olse*

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