‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 200 sur 328 · SS|SS · texte numérisé non relu

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ÉTABLISSBIIBNT M LÀ TOIB.

PRIX au wUtre carré des bàtimmiM de chemina de fer (NouTeltei Aasalei de la

coDitnietioQ ]»

Bùlimeiils i^ un étage

Jd, à rei-de-chaufsée ,

ïd, des ToyagearB, en moyenne.

Halles de marchandises • • . .

Halle couverte

Trottoirs • . . . .

Quais découverts

Remises des voitures

Jd, par voiture

Dépôts des locomotiTes • .

Id, par machioe

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420. Chaussée sur déblaù Sur un terrain solide, on fait immédiatement la fouille jusqu'à la profondeur de 0*,50 ou 0*,60 au-dessous du niveau des rails , en inclinant le fond de 0*,03 par mètre à partir de Taxe vers Tun ou Tautre côté. On construit ensuite» parallèlement à Taxe, deux murs en pierre sèche qui séparent la chaussée du fossé ; on donne à ces murs une hauteur égale à celle de la chaussée et un fruit de 1/iO du côté du fossé. Sur le fond de Tespace intercepté par ces murs 9 on étale une couche de 0",25 d'épaisseur de sable, de pierres concassées, de menu charbon ou de toute autre matière perméable et légèrement élastique; sur cette couche, on place les dés ou les traverses qui doivent supporter les coussinets. Les coussinets posés , on y sguste les rails, que Ton fixe par des coins de bois, et on remplit Tintervalle entre les dés ou les traverses, jusqu'au niveau de la face supérieure des murs en pierre sèche , avec la matière eikiploy ée pour le fond de la chaussée. Il importe que les dés, et surtout les traverses, soient bien enveloppés de cette matière , laquelle, étant bien pilonnée tout autour, les empêche jusqu'à un certain point de se déranger, et contribue puissamment à leur conservation.

Dans les tranchées , on peut employer les dés ou les traverses ; mais on préfère ces dernières, qui sont plus élastiques , maintiennent bien parallèles les deux lignes de rails et sont plus faciles à relever. Il n'y a que le prix qui, dans certaines localités, peut faire employer les dés (/i2Zt).

4St. Chaussée sur remblai, SI le terrain est solide , la chaussée se construit comme dans le numéro précédent, sauf la plus grande largeur des accotements (&14). Il n'est pas nécessaire de bomber la surface qui

542 ODATMÈa Pâim. '^

sappoite la matière pennéable et élastique, rin^^alité de tassement du remblai la bombe aatarailement.

Les dés sont prohibés sur remblai^ On n'y emploie exclusivement que les traferses en bols (Aâ5>

49!l* Chaussée sur un terrain marécageux. Après avoir desséché le terrain, si cela est possible économiquement , on retombe dans les cas précédents.

Si le terrain marécageux a peu de profondeor, et qu'on ne veuille ou qu'on ne puisse pas le dessécher, on enfonce des pHots qui pénètrent jusqu'à une profondeur convenable dans le terrain solide (125 ei suivantsj; on réunit la tète de ces pieux par des longrines sur lesquelles on pose des traversines, et sur ces traversines on placide nouveaux cours de longrines qui portent les rails.

Si le marais est très-profond, on dessèche , au moyen de fossés pa> rallèles, une couche de 0~,40 à 0*,ôO d'épaisseur* Sur cette bande de terrain, on repose des fascines que Ton recouvre d'un lit de pierrailles. On place ensuite, comme dans le cas précédent , des cours de longrines, des traversines et les longrines qui supportent les rails.

Ati ëhemin de fer de Versailles (rive ^uche), pour fonder sur un terrain sablonneux aquilère d'une profondeur considérable, on a enfoncé le long de chacun des talus deux cours de palplanches éloignés de i mètre; on a vidé les terres entre èes palplâoches, et on les a rem- |>lacées par des murs en pierres sèches. On a ensuite enlevé la couche de terrain ainsi desséchée entre les deux fossés, et sur le fond de cette nouvelle excavation on a posé avec soin un lit de grosses pierres ; sur ee premier lit , on en a étendu quelquefois un second et même un troisième en pierres moins grosses^ et sur ces pierres on a établi la chaussée en sable de 0'',60 d'épaisseur (420).

425. Sable et pierres concassées. Le sable doit être composé de grains de grosseur moyenne et assez durs pour ne pas être facilement écrasés.

11 en faut au moins U mètres cubes par mèti*e courant de chaussée, sans compter ce que l'on consomme dans les premiers temps pour re* lever la voie.

Le prix du sable est très-variable; il dépend surtout de la distance de la carrière au point où il est employé. A la carrière, il coûte ordinairement de 0 fr. ôo c. à 0 îr, 75 c le mètre cube ; au lieu que rendu sur le chemin de fer, il a coûté 2 fr. au chemin de Saint-Germain ; au chemin de fer de Versailles (riVe gauche), sans que la distance de transport soit très-considérable^ il a coûté 4 fr., 4 fr. 50 c. et jusqu'à 6 et 7 fr. le mètre cube ; au chemin de fer de Lille à la frontière belge, il a coûté jusqu'à 12 fr., et eu moyenne 8 fr. 40 c

Les pierres concassées employées à la construction de la chaussée doivent être d'égale dureté et pouvoir, comme le sable, résister à l'écrasement. 11 faut rejeter celles que la gelée réduirait en poussière.

ÉTABIlêsfellBltT bk Li tOlB. 545

494. Dés. Les dés peuvent être d'une pierre quelconque, mais ni trop tendre ni trop gélive. Sur les chemins anglais, ils n*ont pas moins de O'jôO de côté sur 0°',30 de hauteur. A Texception de la face supérieure, que Ton dresse légèrement pour recevoû* le coussinet , les au^ très faces sont brutes ou à peu pi*èâ. Une plaquette de carton goudronné ou de bois interposée entre le dé et le patin du coussinet donne de rélasticité au chemin.

425. Traverses (d*après le cahier des charges du chemin de fer de Strasbourg). Les traverses & fournir seront en bois de chêne neuf, sans pourriture, nœuds vicieux^ gélivure^ roulure ni piqûre; de Tespèce la plus dure et la plus dense , et abattu en bonne saison , c'est-à-dire du 15 octobre au 15 mars. Ces traverses n'auront pas plus de deux ans d'abatage.

Les traverses seront équarries ou demi-rondes.

Les traverses équarries auront les quatre faces dressées à la scie ou à la cognée, sans sujétion de vive arête sur Tune des faces seulement, et sans que la flache ait plus de U centimètres.

Les traverses demi-rondes seront débitées dans les bois f^dus en deux à la scie, par conséquent leur épalssetlf sera moitié de leur largeur; elles seront complètement dépourvues d'écorce^

Le nombre des traverses de joint sera à celui des traverses intermédiaires dans le rapport de 1 à 3.

Voir le tableau suivant pour les dimensions des traverses.

Sur ces dîtnensions, et sur un ^uart de la fourniture seulement, on

admettra les tolérances indiquées au tableau. Il est évident que les tolérances sur la longueui* devront se compenser, c'est-à-dire qu'il y aura autant de traverses avec la tolérance en plus t[u'avec la tolérance en moins.

£n ihesurant Fépaissedr et la largeuh on he tiendra pas compte de l'aubier*

Les traverses seront droites sur les deux faces horizontales , et dans ^'autre sens , on n'y teléfefà pas de i^iitbure dotit Ift flèche dépasserait 10 centitiiètres.

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