DOIS
Chêne
Bouleau et châtaignier mélangés. .
Chêne et charme mélangés. . . .
FAGOTS CD BOOER:
te^
Nombre.
Poidi de chaqne.
COMBUSTIBLE ZKDL&
en
touilté.
par mètre cube.
La durée de la cuisson du plâtre varie de 10 à 15 heures; elle dépend de la quantité de pierre mise au four, de Tétat de dessiccation du bols et de rétat de l'atmosphère. L'habitude indique assez le point auquel il faut arrêter le feu, et ce moment est très-important à saisir, car la bonne qualité du pl&tre dépend en grande partie de sa cuisson à un degré précis, en deçà et au delà duquel on n'obtient qu'un plâtre trèsinférieur.
La cuisson du sulfate de chaux s'opère aussi dans des fours analogues à ceux employés pour cuire la brique au moyen du bois (52Zi), mais à un seul compartiment La figure 18, planche II, représente un de ces fours.
TABLEAU du nombre des fagots brûlés pour la cuisson d'une fournée de 8 tnèlres
cubes de plâtre , pendant chaque heure de cuisson.
Heures. . . .
Fagots
Total : 253 fagots, dont le poids est 8',? x 258 = 2201 kilog.; ce qui fait 275 kilog. par mètre cube de plâtre.
HATfiRIADX EMPLOYÉS DANS LBS CONSTRUCTIONS. 695
Pour cuire le plâtre, on modère le feu en commençant , et on Taugmente graduellement jusqu^à ce que le sulfate ait perdu toute son eau de cristallisation. Son poids a alors diminué de ijk environ.
Quand le plâtre est convenablement cuit, l'ouvrier qui l'emploie sent, en le maniant, qu'il est doux et qu'il s'attache aux doigts; c'est à ces indices que Ton peut surtout reconnaître le bon plâtre ; les enduits qu'il forme sont d^un grain fin et agréable à Tceil. Lorsqu'il n'est pas assez cuit, il est aride, n'absorbe l'eau qu'imparfaitement et ne forme pas un corps assez solide. Quand il est trop cuit, il refuse Feau parce qu'il est en partie vitrifié ; il est devenu maigre, graveleux ; il s'égrène au lieu de former un corps solide quand il est employé.
Les plâtres de mauvaise qualité sont en général d'une couleur jaunâtre ; ils sont rudes au toucher comme la pierre calcaire pulvérisée; Ils sont longs à prendre; ils donnent des enduits qui ne résonnent pa» sous la truelle bretée ; ils se rayent profondément et se gercent facilement.
Le plâtre expc^ à l'air absorbe l'humidité et perd ses qualités , aussi doit-on l'utiliser le plut tôt possible après sa cuisson. Si on k tire de loin, il convient, pour les mômes raisons, de faire venir la pierre, que l'on cuit au moment d'employer le plâtre. Lorsque Ton veut conserver le plâtre, il faut apporter le plus grand soin à le préserver du contact de Tair.
Il existe des plâtres dont la prise serait tellement prompte, immédiatement après la cuisson, que l'ouvrier n'aurait pas le temps de l'employer; c'est ce qui fait que quelquefois des compagnons intelligents, pour tirer le meilleur parti possible de leur plâtre, le laissent reposer  ou 5 jours avant de l'employer.
Le plâtre réduit en poudre, soit en le battant, soit au moyen de meules ou de cylindres , n'a pas besoin du concours d^autres matières pour former un corps d'une dureté moyenne; il suffit d'y mélanger une certaine quantité d'eau, qui produit une cristallisation confuse et fait reprendre au plâtre à peu près sa solidité primitive.
Le plâtre jouit de la propriété d'adhérer au bois et à la pierre ; mais il faut éviter de l'employer dans les lieux humides ; au sec il se conserve parfaitement bien.
Pour gâcher le plâtre , il faut à peu près autant d'eau que de plâtre. Cependant on varie cette quantité d'eau suivant l'usage auquel on destine le plâtre ; ainsi, on la prend plus petite , c'est-à-dire qu'on gâche serrée quand on a besoin que le plâtre conserve toute sa force ; mais alors il faut l'employer sitôt qu'il a été gâché; on met plus d'eau, c'est-à-dire qu'on gâche clair j quand l'emploi du plâtre exige plus de temps; enfin on gâchwavec plus d'eau encore, c'est-à-dîre qu'on forme ce qu'on appelle un coulis ^ quand le plâtre doit être employé pour boucher des trous où la truelle ne peut atteindre.
694 GDIQCltaa PÂITIB.
A Puis, poar remploi ordioaîre da plâtre, la quantité d*eaa à mettre dans range» poor un Tojage de garçon* ^^ (fenviron deux seaax; poor deux truellées^ un seau et demi ; une iruellée^ un seau ; une demû Iruellée^ un demi-seau, et une poignée^ un quart de seau. Quand le maçon crie de lui gâcher jpiof coiiun^ un œitf, il demande à peu près la moitié d*une poignée. ^
Une précaution à prendre quand on gâcha le plâtre, c'est de mettre d*abord la quantité d*ean nécessaire dans Tauge, et d*y semer ensuite uniformément le plâtre â Taide de la truelle. Le garçon apporte le tout au maçon, qui le remue avec une truelle en cuivre qu'il agite dans tous les sens, en cassant les mottes avec la main gauche. Si le plâtre gâché est un peu clair pour être employé , le maçon le laisse un peu couder^ c'est-à dire prendre une légère consistance; alcnrs il remploie avec rarpidité, car une fois que le plâtre a commencé â couder, il n'est pas longtemps â prendre.
Un mètre cube de plâtre en poudre produit environ 1* 18 de mortier, et le gonflement, après 2à heures d'emploi , est environ 1 pour iOO, dont la moitié était produite après la première heure de mise en œuvre.
Sous le rapport de remploi du plâtre dans les constructions, on en distingue de trois sortes :
4« Le plâtre au panier, C'eit edai qui «t â l'élat dans lequel le IkbrieaBi le Ihrfe à r«ilrepri«ettr ; •m remploie poor faire les aifoe 4o pltocbor, kourter lei OMrt et pans 4e bois ^ et faire les crépis. On appelle encore aiosi le plaire umisé dans an panier d'osier ; il est plus fin que le précèdent, et il sert ordinairemebl â faire les crépis d'une fUMe charge (épaisseur) ;
i* Le ptéire am^toê. Cest eelol qui est fMssé dtM an ttaito de ctIb; il sort ordinairement à faire les enduits et les moulures ;
3* Le plâtre au iawûe de soie. Il est utilisé pour Ciire les beau endoits et moulnret qui doiTcnt reoeroir de la peinture.
On distingue encore les numehehee et la fiemr de plâtre. I>s monehettes soBt lie ffMdus proTenant du passage du plâtre an ses. On les utilise ordinaîRiueul eu les me- Itni afce de Tautre plâtre poor faire de gms ouTrages.
La fleur de plâtre est le plâtre qui se trouve en poussière plus fine encore que oelni passé au tamis de soie. On Tobtient en faisant sauter du plâtre sur une pelle, â laqoellB là Bear s'attache asseï- facilement ; c'est de ce mode do prépara liOB que loi vient le nom et plâtre à lapeUe^ que lui donnent les ma«ons«
Les plâtres employés â Paris sont tirés des carrières de Montmartre» Pantin, Ménllmontant, Belleville, Gharonne et Hontreuil. Celui de Pantin est le plus cstfmé.
K3i. Chaux. Le carbonate de chaux, â une température suffisante, perd son acide carbonique et fournit la chaux.
Les pierres calcaires ou pierres à chaux font effervescence avec IV cîde azotique et se laissent pour la plupart profondément rayer par une pointe de fer. *
Les propriétés générales des chaux, lorsqu'elles ont été réduites en pâte, sont de perdre leur eau par révaporation, d'absorber Tacide car-
HATfiRIÀUX SMTLOTtS DÀN9 IKS CONSTl^UCTIONS. 695
bonlque de Fatmosphère et de former un silicate de cliaux en se combinant avec la silice du sable auquel on les a mélangées. De ces effets combinés, il résulte la formation d'un corps qui durcit en adhérant aux matériaux de construction et fournit des masses solides.
Les chaux que Ton emploie à Paris et dans ses environs proviennent ^e Çhampigny, Sèvres, Meudon, Marly, Esvsonnes, -Melun, Senlis et Rambouillet; ces deux dernières sont très-estimées. Autour de Paris il existe aussi des fabriques considérables de chaux, dans lesquelles on fait des chaux hydrauliques naturelles et artificielles ; les produits de celles de la Gare, de Vaugirard , des Moulîneaux et des.buttes Chaumont ne laissent rien à désirer quand ils ont été préparés avec les soins convenables. On emploie aussi , pour les grands travaux de construction , les chaux hydrauliques de Tournay, de Cassel , de Metz , etc.
Si Ton considère la chaux sous le rapport de la quantité d'eau nécessaire pour la réduire en p&te, on distingue :
1* La chavx grasse, qui est celle dont le yolume augmente d'au moins 4/4 et souvenl de deux fois 4/9 son volume primitif par rextinction. Cette chaux est la plus profitable aux entrepreneurs , attendu qu'elle se combine ayec une très^grande quantité de sable. On l'emploie pour la confection des mortiers de maçonneries ordinaires; mais il faut s'en abstenir pour tous les travaux hydrauliques ou souterraint , attendu qu'elle n'y durcit que très- imparfaitement;
9* La chaux tnaigret qui est celle dont le yolume reste i peu près constant à l'ext»^
tion. Il y a de la chaux maigre qui est hydraulique, et de l'autre qui ne l'est pas.
. Elle fournit moins de mortier que la précédente. Elle durcit assez vite à l'air.
A défaut d'autres , on l'emploie aux mêmes* usages que la précédente quand elle
ne jouit pas de la propriété hydraulique*
Si Ton considère la chaux sous le rapport de la dureté que sa p&te peut acquérir lorsqu'elle est immergée sous Feau, on distingue :
4** La chaux non hydraulique, qui est celle qui ne durcit pas dans l'eau ; elle comprend les deux variétés précédentes ;
9* La chaux hydraulUque, qui est celle qui durcit dans l'eau ; cette chaux est plus ou moins maigre , c'est-à-dire qu'elle foisonne peu à rextinction ;
3* Il y a encore la chaux dite chaux-^ment ou ciment romain; c'est celle qui n'est pas sttseeptible de fuser (540).
L'analyse a fait reconnaître, comme le confirme le tableau suivant :
1* Que le carbonate qui fournissait la chaux grasse contenait moins de 4/40 de matières étrangères.;
9* Qu'au-dessus de 4/40, le carbonate foumissail une chaux qui était d'autant ping maigre que cette proportion de matières étrangères était plus grande ;
a* Que la propriété hydraulique était due à la formation , au feu , d'un silicate de chaux; c*est-à-direque la silice jouait un rôle essentiel dans cette combinaison, mais que la combinaison n'avait lieu qu'autant que la silice se. trouvait en gelée ou réduite A un état de ténuité extrême dans son mélange avec le carbonate de chaux»
«9tf GCIQOlftU PARTIE.
TABLE AV d€ ia eompontùm de quelque» pierre» à ehaux^ d'après tel amlyset de M. Bertbier.
%,40 Cbam pore.
Chaoi griMe en Cblteaii-Laiidoo { 4 ,80 Magnésie.
4,80 Argile (silice et alnniiie).
^. , w j 1- j *, 1 78,00 Cbaux pore.
Chanx naigre noa hjdrauUqiie de Coo- j ^a aa » x.-
lonmiers. J ' Magnésie.
5,00 Argile (silioe et alumine}.
Chaux moyennement hydraulique de Saint* j j'oo Maméste
Germain.
00 Argile (silice et alumine].
l 70,00 Chanx pure.
Cbaux très-bydraulique de Senonches. . J 4,00 Magnésie.
( S9,00 Silice.
A ce tableau , on peut ajouter :
1 83,30 Chaux pure.
Chaui maigre non hydraulique de Brest. } 40,00 Oxyde de fer.
7,70 Argile.
Ces analyses font voir que la magnésie et Toxyde de fer rendent la chaux maigre non hydraulique, et que la silice pure ou mélangée dV lamine la rend hydraulique.
M. Bertbier, en opérant par synthèse, a obtenu, pour la même composition, des chaux jouissant des mêmes propriétés que celles du tableau, et il a reconnu de plus :
1** Que la silice en gelée, calcinée arec de la chaux pure, donnait un produit hydraulique;
2* Que l'alumine , la magnésie , l'oxyde de fer et l'oxyde de manganèse , calcinés un à on avec de la chaux pare , donnaient une chaux maigre;
S" Que l'alumine et la magnésie , mêlées avec la silice, exaltaient la propriété hydraulique; mais que les proportions les plus convenables pour ce mélange étaient une partie de silice pour une partie d'alumine ou une partie de magnésie.
Avant ces analyses, M. Vicat avait trouvé que si Ton faisait cuire dans un four à chaux un mélange d'argile et de cbaux éteinte ou de carbonate de chaux réduit en p&te, on obtenait de la chaux hydraulique, quand la proportion d^argile était d'au moins 10 pour 90 de chaux, et que la chaux était d'autant plus hydraulique que la proportion d'ai^gile était plus considérable; mais que si cette proportion d'argile dépassait 3/it pour 66 de chaux, le composé ne fusait plus.
Depuis que cette théorie a été clairement établie, on a fait, par la synthèse, des essais sur tous les composés qu'il était possible d'obtenir en faisant varier les proportions de chaux et d'argile. Ces essais ont conduit à ranger les cbaux sous les dénominations suivantes :
MATfiRUUX niPiOti» DAIIS LES COUSTRUCTIORS. 697
Artile. Chau.
ÎO,l^ 0,90
Limite | 0,34 0,66
Limite | 0,61 0,39
Ciments ordinaires^ celles qui contiennent pins de 0,90 d'argile.
Les différentes espèces de chaux que nous venons d*énumérer se distinguent par les propriétés suivantes :
1* La chaux grasse^ mise en contact ayec Peau , produit le même bruit qu'on fer rouge que l'on tremperait dans celte eau ; elle dégage de la chaleur, au point de mettre . l'eau en ébullition et de dégager des Vapeurs légèrement caustiques; elle augmente beaucoup derolume, foisonne et se réduit en une pAte blanche, laquelle, immergée dans une masse d'eau suffisante , s'j dissout complètement. La chaui pure se dissout dans cinq i six cents fois son poids' d'eau;
S" La chaux maigre non hydraulique fuse i Textinction , mais plus lentement et aTco un moindre dégagement de chaleur que la chaux grasse; elle augmente moins de Tolume et sa pâte ne durcit pas non plus sous l'eau ;
3* La chaux hydraulique se comporte à peu près comme la précédente i l'extinction ; mais sa pftte, mise sous l'eau, fait corps dans un temps plus ou moins long ;
4* La chaux-cimeni ne fbse pas , mais , réduite en pondre , puis en pâte , elle prend corps très^rapidement ;
S* Le ciment hydraulique ou pouzzolane est trop maigre pour fUser et former pâte ; mais, réduit eu poudre et mélangé avec de la chaux grasse , il donne une matière qui jouit de la propriété'de durcir promptement sous l'eau ;
6* Le ciment ordinaire est inerte quand l'argile qui entre dans sa composition ne contient pas de chaux, et il acquiert des qualités légèrement hydrauliques i mesure que la proportion de chaux augmente.
Les chaux maigres non hydrauliques, c'est-à-dire les chaux ou carbonates de chaux dans lesquels il entre une quantité notable d'oxyde de fer ou de manganèse, ne sont pas propres à cette transformation en chaux hydrauliques par le concours seul de Pargile et du feu; on est obligé, pour leur donner cette qualité, d'employer, non pas de l'argile, mais de la pouzzolane ou ciment hydraulique obtenu par la calcination de l'argile calcaire.
Manière dont se comportent les différentes sortes de chaux, lorsque , réduites en pâte^ elles sont immergées sous VeaUy setUesy ou mélangées de sable,
4® La chaux grasse, dans un volume d'eau indéfini , se combine rapidement ayoc un poids d'eau i peu près égal aux 0,^ du sien ; rethrée et exposée i l'air, elle fbse avec dégagement de ehaleur, en se rédoisaot en poudre impalpable. La matière
6M cnrQiJitia pamtol.
obten]|ê, appelée kydraie de chaux, peut encore abforber une grande quantilé d'eau , mais sans qu'il y ail ni combinaison ni dégagement de chaleur. Cet excès. d*eau, qui donne naissance i une pâte plus ou moins ferme, peut se dégager eD asseg grande quantilé par le reballage , pour qu'il soit inutile d'en ajouter da nouyelle pour la fabriealioo du morUer.
Les mortiers de cette cbauz restent mous, comme le fait la chaux seule, quand on les priye du contact de l'air, ou plutôt de l'acide carbonique ; la solidiflcatio» , de la chauz étant due i l'absi^ption de cet acide, on en conclut que la chaux est yans eflTel sur le sable quartzeux.
' La chaux continue d'absorber l'acide carbonique jusqu'à ce que l'acide soit i la base dans le rapport approché de 43 à .57, comme dans les sous-carbonates de chaux naturels , et de plus, comme l'eau de l'hydrate n'a pas été rejetée par celte
• solidiOcalion , on Toit que l'on obtient un hydrocarbona(e de chaux.
D'après M. Vicat, 400 parties.de chaux grasse absorbent, en se wlidiflanl,
74 parties d'acide carbonique , et en retiennent 47 d'eau.
t* La chauz hydraulique , éteinte à la manière ordinaire , solidifie, comme la cttiuz grasse, une certaine quantilé d'eau, et forme; ayec une addition d'eau, une pâte plus ou moins ferme, laquelle, exposée à l'air, se solidifie en absorbant un» moindre quantité d'acide carbonique que la chaux grasse , et en retenant également une certaine portion d'eau. D'après M. Vieat, 400 parties d'une chaux hy-^ draulique contenant 4/5 de son poids d'argile > absorbent, en se solidifiant» 54 parties d'aelde carbonique et retiennent 15 parties d'eau; ainsi , ee produit ^ composé de 400 parties de chaux . 25 ^fargile, 67,5 d'aeide carbonique ei 48^7 d'eau , est encore un hydmcarbonale dé chaux, dans lequel l'argile piaratl être en dehors de la combinaison.
Qaofqne 65 parties de silice combinées avee la cbaoz , par la ealeinalkm , nn* rendent réellement insoluble dans l'eau qne 35 parties de chaux ; cependant, pour qu'une chaux soit hydraulique , c'est-à-dire pour qu'éUnl réduite en pâle, elle se solidifie sous l'eau , et par conséquent sans le concours de l'acide carbonique, il snlllt qu'elle soit eombinée , par la ealciination , à 6 on 7 cenUémes de silice, une attraction moléculaire du silicate de chanz formé sur la chauz libre peut aento expliquer comment celle dernière derient insoluble.
La combinaison de la slliee aréc la chjiux est la seule inallaquible par Tean ; l'alumine et quelques autres oxydes ne font qu'exalter les propriétés hydrauliques, sans pouvoir, seuls, communiquer ces propriétés à la chaux.
Les chaux hydrauliques contenant la limite d'argile, c'esl^-dire 24 d'argileF pour 66 de chaux, donnent des mortiers qui durcissent rapidement ; mais il faut que toutes les molécules de chaux soient attaquées par l'eau au asomcnt de l'extinction ; car s'il en reste de libres , elles fusent seulement dans la masse , et en désagrègent toutes les parties , qui ne peuvent plus ensuite prendre aucune consistance. Il conviendrait, pour éviter cet inconvénient , qui s'est déjà présenté^ de pulvériser ces chaux limites , comme on le fait pour les chaux-ciments ; par là, toutes les moléeules de chaux seraient mises à peu près dans les mêmes drconslances pour leur extinction , et l'ineonyénient signalé ne serait pas à redouter.
La chaux récemment cuite étant éteinte par le procédé ordinaire (535), en pâte ni trop ferme ni trop molle, puis logée au fond d'un vase quelconque sous une eau potabift, passe graduellement de l'étal pâteux à ce premier degré de cohérence qu'on appelle prise, et, d'après M. Vicat, on dit qu'une chaux est Mnem** ment hydraulique quand la pâle , ainsi immergée , fait prise du 3" au 6* jour, suivant la saison (la température de l'eau ayant une influence très- marquée); ei quand, après un mois, elle est déjà dure et superficiellement insoluble, et qu'après 6 mois , elle donne des éclats par le choc. Une chaux est dite moyennement Ayéraiuliqué qnand sa prise n'a lieu que du 6* au 9* jour, et lorsque après 4 à 5 mots sa consistance est eomparable à celle qne. prend à l'air une pâte argileuse pétrie à bono^ eendstanoe, et <|m sa surfine n'abandoonê plnsêe ebauz ta bain
HATfiRUUX BMPIOTtS DJiLIfS LES CONSTRUCTIONS. 699
d'immertloa. EtifiD , les chaui fa^lement hydrauNquei ne fopt priM que du 9* au 45* jour; leur consistance après 6 mois ne dépasse pas celle du taroD sec, èL. Teau d'immersion peut se couvrir encore d'une pellicule de chaux carbonatée.
La cohésion qui constitue la prise se mesure au moyen d'une aiguille i tricot d'un peu plus d'un millimètre de diaoïètre , limée carrément à l'une de ses exirimilés, et chargée i l'autre d'un culot de plomb du poids de 0^,30; il y a prisé quand la pâle, de molle qu'elle était, parvient à supporter sans dépressioa aeosîble cette aiguille placée verticalement. Les chaux hydrauliques indiquées au ta«bieau du n* 536 ont toutes satistait à cette condition, après des durées d'immer^ sion de 7à 44 Jours.
3* CkattX'CimenU. Par la carbonisation des carbonates de chaux, dans lesquels lés proportions d'argile varient de 34 à 64 pour 66 à 39 de chaux, il se forme un silicate de chaux plus ou moins abondant,, et la chaux qui a pu rester libre ne peut plus Aiser, de sorte qqe l'eau est sans action sur toute la masse de cette chaux quand elle sort du four; mais, réduite en poudre et mouillée d^une quantité d'eau suffisante pour en faire une pâte plus ou moins consistante, Il se produit une cristallisation confuse, et' la pAte prend corps sous l'eau et d'autant plus rapidement que le silicate est plus abondant, si toutefois il n'est pas en quantité suffisante pour nuire à raclion réciproque des molécules les unes sur les autres. La prise est d'autant plus rapide que la chaux n'a pas été exposée à l'air depuis sa sortie du four, et , à ee moment , si ob la broie et si. on l'utilise immédiatenenty la prise est quelquefois si rapide qu'on n'a pas le temps de l'employer (640).
4* Les ûimenis hydrauliques ou pouzzolanes étant composés de 64 à 90 d'argile pour S9 à 40 de chaux, ils renferment, après la cuisson, du silicate de chaux, sans qu'il y ait usez de chaux libre pour que le résidu de la calcination , réduit «n poudre, fasse pAle, et l'eau ne produit aucun effet sur celte poudre, que l'on ne peut utiliser qu'en y mélangeant une certaine proportion de chaux grasse. Le silicate se trouve, suivant les proportions de chaux qu'il contient, dans les Biénes conditions que dans une chaux plus au moins hydraulique, ou que dans la cbauz-cimenl. ' -.
0* Ciments de briques ou de tuiles. Ces matériaux contenant généralemeni moins de 4/40 de chaux, ils sont encore en dehors des pouzzolanes ; mais cependant celle qu'ils peuvent contenir est combinée avec la silice , et on remarque , quand l'argile n'a pas été trop cuite j que de la chaux grasse, combinée avec ces matiérds pulvérisées , donne un mortier qui a un léger degré d'hydraulicité.
Gomme la pulvérisation de la brique ou de la tuile est coûteuse, il vaut mieux, au lieu de faire usage de ces inalières, fabriquer des pouzzolanes énergiques, dont une légère quantité, mélangée au mortier ordinaire de chaux grasse, suffit pour feire un très-bon mortier hydraulique. Ce n'est qu'à défaut de. toute aulra matière qu'on doit avoir recours i l'emploi du oioient de briques ou de tuiles.
D'après M. Vicat , de l'argile , après une première cuite , donnant i la combinaison avec, la chaux une énergie représentée par 4 , bis-culte , cette énergie est raprésentée par 0,30, et demi*vitriflée par 0,49 1 on voit donc que c'est une erreur de croire que la brique la plus cuite est la plus convenable pour la fabrication des mortiers.
1(38. Recherches et moyens, de se 'procurer de la chaux hydraulique^ lA chaux hydraulique est fournie par la simple euisson du calcaire nar turel qui contient tous les éléments de cette chaux (531); mais, dans les localités où ce calcaire ne se trouve pas, on fabrique la chaux bydrauliqut ea faisant un mélange intime de tous les éléments qui doivent entrer dans sa composition. On conçoit que Ton ne doit avoir
700 GHfQIJliMS PAITOB.
recours à ce second mode de fabrication qu^à défaut de carbonate hydraulique naturel.
Lorsqu*on aura besoin de se procurer de la chaux hydraulique dans une localité, on se guidera dans ses recherches en se rappelant que c'est le mélange de Targile au carbonate calcaire qui fournit toutes les variétés de chaux hydrauliques, et que par conséquent les carrières où alternent les bancs d^ai^ile et de pierre calcaire sont celles où il y aura le plus de chances de succès, quand toutefois ces bancs feront partie d'une même formation. Il ne faut pas négliger ces recherches parce que dans la localité on n'a encore fabriqué que de la mauvaise chaux; cela peut provenir de Tabsence ou de la mauvaise direction de recherches antérieures; ainsi , à Paris , on a fait venir pendant longtemps de la chaux hydraulique de Senonches, qui coûte 80 fr. le mètre cube, tandis que les buttes Montinartre, Ghaumbnt et Romainville contiennent des calcaires fournissant en abondance toutes les variétés de chaux hydrauliques.
Gomme on ne rencontre aucun calcaire argileux dans les divisions supérieures du terrain crétacé supérieur (515) , il est inutile d'y faire des recherches; mais les divisions inférieures sont plus favorables, on y rencontre une craie marneuse qui repose sur l'argile du gault auquel die est souvent liée par une transition insensible. On y trouve une proportion d'argile d'autant plus grande que Ton s'approche davantage du gault; ainsi, de 7 à 8 pour 100 que contiennent les bancs supérieurs, on arrive quelquefois à /lO ou û^ pour 100. Les chaux hydrauliques provenant de cette formation ont quelquefois rinconvénient d'éprouver un retrait sensible quand, après avoir été placées sous Teau, elles se trouvent exposées à Pair; pour éviter cet effet, dangereux dans les constructions, on fait le mortier très-ferme et avec un bon sable siliceux.
Les calcaires que l'on rencontre dans le terrain crétacé supérieur donnent de bonnes chaux hydrauliques , mais ils ne s'y trouvent en général qu'en couches très-minces ou en rognons.
Dans certaines localités, le terrain suprajurassiqu^e fournit des calcaires contenant de l'argile et du carbonate de magnésie. Lorsque l'argile est en proportion convenable (de 8 h, 10 pour 100), ce calcaire donne une bonne chaux hydraulique. La présence de l'argile se reconnaît par une couleur jaune foncé ou brun, une forte odeur terreuse et un toucher onctueux.
Véta^e jurassique supérieur ^ qui comprend toutes les formations à grandes alt^nances de calcaires et de marnes, se divise en plusieurs groupes intéressants à étudier sous le rapport de leurs produits en chaux hy(h*auliques»
Les calcaires portlandiens supériears eontienoent des dolomfes vertes qui donnent de la ebauz hjdraalique ; mais ceux inférieurs n'en renferment pas.
MÀTiBUCl BMPLOTiS PAIfS LM CONSTRVCTIOKS. 761
Les calcaires khnméridkns tupMean et les marnei caletifes de ce groupe Joaineiil de propriétés hydrauliques variables, mais faillies en général. Dans Tétage moyea et dans Télage inrérieur, ces qualités sont plus prononcées , et les chaux hydrauliques qu'on en tire seraient excellentes si , par l'effet des fossiles qui y abondent quelquefois , elles n'ayaient pas l'inconyénient de se diviser en strates.
Voxford-cUty est abondant en calcaire argileux fournissant de la bonne chaux hydraulique.
La grande oolUe ou oolite inférieure contient des calcaires argileux et magnésiens.
Le lias^ surtout, renferme des assises marno-calcaires à chauï hydrauliques et i ciments.
Dans le terrain kewprique , les marnes irisées fournissent des calcaires magnésiens.
Le muschelkalk , plus riche en pierre de taille très-dure qu'en chaux hydraulique, fournit cependant quelquefois des calcaires marneux et des calcaires argilo-magnésieQS donnant de la chaux hydraulique.
Les formations du grès bigarré et du zechstein sont dans le même cas que le muschelkalk.
En remontant encore Péchelle géognostique, arrivé au terrain d& transition, on ne trouve plus que du calcaire pur.
Les indications précédentes peuvent guider dans la recherche des pierres à chaux hydrauliques; mais, comme souvent au-dessus et audessous d'un banc de calcaire argileux se trouve du calcaire ptu*, on est obligé, pour s'assurer des propriétés de la chaux» d'avoir recours à quelques essais.
Si en traitant le calcaire par Tacide chlorhydrique toute la masse se dissout, on est sûr qu'il ne peut fournir qu'une chaux grasse; si au contraire il reste un produit insoluble, on doit s'attendre à obtenir une chaux maigre; mais pour savoir si elle est hydraulique ou non , il faut faire cuire un échantillon de cette pierre , excepté quand le résidu insoluble est un sable grossier , car alors on est sûr que la chaux ne vaudra rien. Cependant, comme les chaux maigres non hydrauliques sont rares en comparaison des chaux hydrauliques, 11 y a espoir de succès, dès qu'en obtient un résidu insoluble. *
Voici ce que dît M. Vicat au sujet do la recherche des chaux hydrauliques : « 11 est peu de départements, les pays granitiques exceptés, où Ton ne puisse rencontrer du calcaire argileux. Il faut le chercher avec . persévérance; les indications de MM. ^es ingénieurs des mines peuvent être d'un grand secours ; conclure la non-existence de la pierre à chaux hydraulique de la nature de la masse principale, que les accidents du sol mettent en évidence , serait une erreur; la composition du calcaire varie à chaque instant, et souvent celui que l'on cherche n'est qu'à une petite distance de la pierre à chaux commune; l'une et l'autre se trouvent quelquefois' dans la même carrière , séparées seulement par un ou deux bancs. Les renseignements des maçons et des chaufourniers peuvent être d'ailleurs d'un utile concours; si on les interroge sur le»
702 airQGl}9fS PASTIB.
diverses ch&ux des pays quMIs habitent, ils ne manquent jamais de désigner les chaux hydrauliques comme les plus mauvaises, il faut insister pour qu^ils en fassent mention. » ^
555. Chaux hydrauliqueêt artificielles. Lorsque les recherches et les essais indiqués au numéro précédent ne conduiront à aucun résultat satisfaisant, on aura recours à la chaux hydraulique artificielle, que Ton fabriquera de toutes pièces, par un des deux procédés que nous allons examiner.
Le premier procédé consiste à mélanger à du carbonsOie calcaire réduit en bouillie, de Targile dans les proportions qui donnent k la chaux le degré d'hydrauiicité dont on a besoin (531). Ce mélange, réduites pains et soumis à la cuisson, fournit de bons piroduits.
Le calcaire marneux est un calcaire ordinairement friable, facile h écraser et à réduire en bouillie. Gomme il contient toujours une co^ taine quantité d'argile, quelquefois assez grande pour produire de la chaux hydraulique ou de la chaux-ciment , on est obligé, pour déter-^ miner la dose d*argile à y ajouter, de le soumettre préalablement à des essais chimiques ou à des essais de cuisson.
On voit que ce procédé exige que la pierre calcaire soit d'abord écrasée. Comme le calcaire marneux et la craie sont seuls susceptibles d'être soumis économiquement à cette opération , en leur absence, on aura recours.au second procédé, qui consiste à mélanger une proportion convenable d'argile à de la chaux grasse éteinte et mise à Tétat de pâte, et à soumettre ce mélange, réduit préalablement en pains, à une seconde calcination.
D'après M. Vicat, les chaux ordinaires très-grasses peuvent compor* ter 20 pour 100 d'argile; les chaux moyennes en ont assez de 15 k 10, et 6 suffisent pour celles qui ont déjà quelques qualités hydrauliques^ Lorsqu'on force la dose jusqu'à 33 ou UO, la chaux que Ton obtient ne fuse point , mais elle se pulvérise facilement et donne,^ lorsqu'on Ja détrempe^ une pâte qui prend très-promptement corps sous l'eau. Les qualités de Targile peuvent d'ailleurs influer aussi sur les proportions.
Une fois que les proportions des matières qui doivent entrer dans la ehaux sont déterminées, on en opère le mélange au moyen d'un ma* nége semblable à celui que l'on employait pour la fabrication des mor« tiers dans les grands chantiers de construction, et dont nous allons donner les dimensions principales.
Ce manège porte trois roues de l'°,80 de diamètre, analogues à des roues de voitures, et dont la largeur déjante est do 0'",15 pour l'une et 0*^,10 pour chacune des deux autres. Ces roues tournent dans une auge circulaire, dont la section transversale est un segment circulaire ; la roue de 0'°,15 de jante suit le milieu de l'auge, et les deux autres suivent des ornières intérieure et extérieure en empiétant de 0"',02 à a",03 sur celle de la première L'auge, qui a 1%16 de diamètre intérieur.
VATtEIÀUX BHPLOTÉS DARS iMê CONST&CCTIOna. T<>S
i mètre de largeur et 0'',d8 de profondeur, est daUée en granit, ou
mieux en plaques de fonte pour avoir moints de jointe. Les roues peUr vent s'élever ou s'abaisser dans Tauge, à Taide de deux oreilles traversées par un goujon horizontal et fixées sur les deux faces latérales des essieux. Tout le système tourne autour d'un goujon vertical fixé à la partie supérieure d'un arbre en bois maintenu solidement eti terre. Un rabot en fer, qui a la forme de la section transversale de Tauge, détache dans son mouvement la matière qui peut se fixer aux parois de Tauge. Ce rabot est disposé de manière à pouvoir s'élever ou s'abaisser libre* ment, selon que la quantité de matière qui se trouve dans l'auge est plus ou moins considérable.
Un tel manège est mû par deux chevaux qui suivent un cercle de W^liS de rayon ; mais l'on conçoit que, suivant l'importance de Texploitation, on peut ne mettre que deux roues au manège, en diminuant la largeur de l'auge en conséquence, et opérer la manœuvre avec un seul cheval La roue la plus large est montée sur un des bras du manège, et les deux autres sur un essieu perpendiculaire aux bras.
Quand le calcaire est écrasé et réduit en bouillie , ou que la chaux est délayée bien également dans Tauget, on y verse, aussi uniformément que l'on peut, la quantité d'argile convenable, et on continue la trituration jusqu'à ce qu'on n'aperçoive plus de parcelles d'argile ; alors on ouvre une vanne pratiquée dans la paroi extérieure de Tauget, et la boue liquide qu'elle contient s'écoule dans une fosse pratiquée à proximité, dans un terrain perméable. Quelques tours de manège, après l'on- Terture de la vanne, suffisent pour que le rabot fasse écouler toute la matière par la vanne.
De la première fosse, qui doit avoir de 0",60 à 0",80 de profondeur, on fait couler la matière dans une autre, où on lui laisse acquérir une consistance qui permette de la metthe en pains^ soit à la main, soit ft l'aide d'un moule. On laisse les pains se dessécher à l'air, à la manière des briques, si ce n'est que leur peu de consistance ne permettant pas 4e les empiler les uns sur les autres en laissant du jeu entre eux, on est obligé de placer chaque étage de pains sur des lattes reposant sur iles ehtretoises horizontales fixées à dès montants qui supportent une toiture.
Les pains une fois desséchés à l'air, on les cuit de la même manière que la chaux naturelle, si ce n'est qu'étant moins compactes, ils sont plus facilement pénétrés par la chaleur et exigent un feu moins vif. < â54k. Cuiss^on de la chaux. Elle s'opère dans des fours à feu continu, k r.aide de la houille, ou dans des fours à feu discontinu , avec de la houille, de la tourbe ou du bois.
La fig. 19, ph II, représente la coupe par l'axe d'un four à feu continu* U a la forme d'un tronc de cône renversé, dont le petit diajyiètre ft an lAoins i mètre» et quelquefois 3%30 comme à Tournay ; le
704 CmOUiftilB PiBTiB.
grand diamètre varie de 2 mètres & 6 mètres, et la hauteur, de 3 mètres à 10-,80.
Pour charger ce four, on commence par former dan^ le bas du tronc de cOne une voûte en pierre calcaire, laquelle est soutenue par deux barres de fer qui forment une espèce de grille. Sur cette voûte on plaae une couche de houille, et dans le foyer qui est réservé sous la voûte , on enflamme un feu de bois; ce feu allume la première couche de houille, que Ton couvre d'une couché de calcaire, puis d'une couche de houille et ainsi de suite, jusqu'à la partie supérieure du fotir ; mais 'en ayant soin de ne placer \eê nouvelles couchés qu'au fur et à mesure que le feu s'élève, comme pour la cuisson des briques à la volée (5â/i}.
Quand la pierre du bas est cuite, on la fait couler avec un ringard, et on la retire en réglant la vitesse de l'enlèvement sur le temps reconnu nécessaire pour la calcination de la chaux; ce temps est généralement de deux à trois jours. On a soin de mettre de nouvelles couches de calcaire et de houille dans le four, à mesure que la masse s'affaisse.
La quantité de houille brûlée varie de 1,50 à 2 ou 2,25 hectolitres par mètre cube de calcaire. Pour que la calcination soit égale et facile, on casse le calcaire en morceaux de 7 à 8 centimètres de côté. Pour la chaux articielle, les pains peuvent avoir de plus grandes dimensions (533).
Lafig. 20, pi. Il, représente la coupe verticale par Taxe du four à cuisson continue employé à Tournay. Ce four a 6 mètres de diamètre à Ja partie supérieure et 3'",30 à la partie Inférieure^ Le grand diamètre du tronc de cOne, à base supérieure arrondie, placé au bas du four pour chasser la chaux cuite vers les huit orifices qui servent à la retirer,a 2", 10. La hauteur totale du four, depuis la base du tronc de cône, est de 10-,80.
Un tel four contient 130 mètres cubes de calcaire, dont les morceaux sont de grosseurs très* variables, il y en a qui pèsent jusqu'à 25 kilog. La chaux reste trois jours dans le four ; on brûle de 1,25 à 1,75 hectolitres de charbon de Fresnes, qui est impropre à la fabrication du coke, pour cuire 1 mètre cube de chaux.
On paye 0',36 au chaufournier pour charger le four, surveiller la cuisson , retirer la chaux du four et la charger en bateau à un relais de distance.
Les voûtes VV forment un carré régnant tout autour du four. Le massif du four présente, en plan, un carré à l'intérieur des voûtes, c'est-à-dire en CD, ainsi qu'à l'extérieur en AB. On pénètre sous les voûtes par 3 ouvertures , dont 2 sont placées sur une môme face.
Les tablettes qui forment le sol des orifices par lesquels on retire la chaux font des saillies sous lesquelles on fait avancer les brouettes dans
MÀItRUUX EMPLOTÉS BANS LSS CONSTRUCTIONS. 70!$
lesquelles on fait tomber directement la chaux ; ces brouettes cubent 1 hectolitre.
Si la charge du four ne descend pas partout également, on place des gros blocs de calcaire mélangés de charbon sur la partie qui ne s'affaisse pas; ces blocs, ne se cuisant pas complètement, augmentent la charge dans cette partie, et détachent les morceaux qui se sont accrochés à la paroi. On rend aussi le feu partout uniforme en laissant de plus grands vides entre les pierres que Ton place dans les parties où il est le moins intense.
La cfa^ux cpite dans ces fours se vend de 7 à 9 fr. le mètre cube, quoique Textraction de la pierre se fasse à la poudre dans des carrières placées au-dessous de la nappe d'eau, ce qui nécessite des épuisements à Taide de machines à vapeur.
La pierre renferme 10 pour 100 d'argile ; c'est un calcaire fétide de la formation oolitlque (515).
Les fours à cuisson continue exigent que l'on surveille la marche du feu. Si le vent vient frapper dans la direction de Torifice du four, il faut masquer cet orifice par des toiles ou des paillassons, car autrement le feu deviendrait trop vif, et la chaux se fri itérait.
Dans les localités où la houille manque, on est obligé de cuire la ehaux avec du bois dans des fours à feu discontinu.
Pour obtenir une bonne cuisson , avec le moins de combustible possible, M. Petot, ingénieur en chef des ponts et chaussées, a construit, à l'arsenal de Brest, le four à deux compartiments représenté en coupe verticale parla fig. 21, pi. II (Annales maritimes, année 1833). C'est par une série d'essais que M. Petot est arrivé à cette forme et aux dimensions suivantes, reconnues les plus favorables :
Compartiment inférimr»
Diamètre de la griUe ^"",96
Hauteur de la grille au-dessus du sol 0 ,50
Diamètre inférieur du compartiment 3 ,55
AA diamètre maximum 3 ,55
Distance de AA à la grille 4 ,30
BB sommet de la charge cuite y diamètre S ,94
DisUnce de BB à AA • 3 ,00
Diamètre à la partie supérieure • • • • 4 ,70
Dislance de BB à l'ouverture du Toyer supérieur. ... 0 ,50
Entrée du foyer, 0"S40 sur. • • • • ^ M
Entrée do cendrier, 0"»,50 sur 0 ,60
Compartiment supérieur.
Diamètre inférieur de ce compartiment 2",30
Diamètre maximum CC 3 ^46
Distance de GC au seuil de l'ouverture du foyer. ... 4 ,30
DD sommet de la charge cuite, diamètre 4 ,55
Distance de DD à CG ^ t^O
706 6IllOUli»ll PÀftTlB*
DinUnce de DD â Poriflee supérieur. ..•••#«•. O^M
Diamètre à l'oriace 4 ,00
Épaisseur de la maçonnerie en EE 3 ,00
irf. id. en PP 4 ,«0
Volume dechaak cuite dautUeomparliaieat supérieur. 1 0nc.ftO
Jd. id. iurérieur . t6>M,50
Largeur des barreaux de gri^e» .•......,•• O^^yOS
nistance d'axe en axe des barreaux de grille 0 ,04
Pour charger le four, on fait au-dessus de chaque foyer* avcQ dti mprceaux de calcaire Uq 0",16 à 0",20 d'épaisaeur, un« voûte en ogire, représ^tée dans la %ure par une ligne pointée. Sur cette voûte, on •a-' t«s9e le calcaire, de manière que les morceaux diminuent en grosievri» depuis le bas jusqu^en haut, ainsi que du centre au pourtour du four; 9a prend cette précaution afin de rendre, autant que possible, la cuisson uniforme. Des rondins convenablement placés dans la charge laissent, en se brûlant, des cheminées qui distribuent uniformément la chaleur, en la dirigeant vers les parois ; il faut éviter d'en placer ai^ dessus de Topposite de l'entrée du foyer, où le courant d'air qui arrive porte naturellement la flamme.
Le four étant rempli , on ferme avec de la maçonnerie le vide du cendrier supérieur, en y laissant seulement un petit regard, que Ton ouvre à volonté , pour examiner au besoin les progrès du chauffage à rentrée du compartiment su[)6rieur.
Les fagots et le bois refendu conviennent pour ce chauffage, parce que leur flamme longue monte à travers la cliarge, et que, faisiuot pea de brasier, il y a moins de chano^ que la partie infôrJeare du calcaire dépasse le point convenable de cuisson On est quelquefois obligé* 4tt commencement du chauffage, d'allumer quelques fagots dans le foyer supérieur pour faciliter le tirage.
Jusqu'à ce que toute la masse soit échauffée, l'eau qui se dégage pendant la combustion, ainsi que le carbone entraîné, se déposent sur les pierres froides, qui deviennent noires; vers cette épo»|ue du chauffage, 11 arrive, si le feu est trop ardent, que les pierres éclatent avec bruit; quand on entend ces explosions, il convient de ralentir le feu jusqu'à ce que les pierres aient perdu leur eau de carrière.
Chaque charge se compose de quatre fagots de 1 mètre de longueur et pesant chacun de 7S50 à 10 kilog. ; on réduit quelquefois ce nombre à trois et d'autres fois on le porte à cinq. On dispose les fagots autour de la grille, en en laissant un dans l'entrée du foyer, de manière que, brûlant par l'extrémité, il fournisse la flamme à la partie antérieure du four, et qu'il brûle les filets d'air qui pénètrent par le contour de la porte et le guichet de 0",08 à 0-,iO de côté, placé dans le milieu de la maçonnerie de cette porte. Ce guichet sert à voir ce qui se passe dana )e foyer ; on le ferme & l'aide d'un tampon en terre 4 brique. Chaque
HATÉBIÀUX BVMOVÉS OÀITS 1Z8 CONSTRUCTIONS.
chargement s'effectue quand il n'y a plus que du brasfer sur la grille, et que le courant de flamme amaigri permet de voir les pitrres de la voûte; si Ton attendait trop, i air froid, dont rarrivée est constante, refroidirai t les pierres .
Au bout df-s dix premières heures de feu, la dépense en combustible reste k peu près constante.
TABLE AV indifuant la marche de la cuiêion ; il ê$t analo^e à celui donné
pour la brique (&â4).
BEimES
KORibre de fagots brûlés dans le 1
compartiment inrérieur pendant le
coropariim sopèr.
peauaut l«
chaqae quart.
quart
quan
quart
quart
quart
quart
qijari
quart
quart
quart
quart
quart
qt.ari
q-arl
quart.
SI
Piiar
1 chaque
1 qii«r(.
Pendant soixante-buît houres et demie de feu dans le compartiment inférieur, on u brûlé 2682 fagots, et pendant dix-sept heures de feu dans le compartiment supérieur, on en a brûlé 527; ce qui fait un total de 3209 fagots pour quatre-vingt-cinq heures et demie do fcu. Chaque fagot pesant 9S2ô, on a donc brûlé 29 0^3 kilog. do bois pour 37 mèU cubes de chaux, ce qui fait 802 kilog. par mètre cube.
Comme les pierres du bas sont cuites avant celles du haut , pour éviter leur surcalcinaiion, après vingt ou vingt-quatre heures de feu, on met dans la cuvette K« placée en avant du foyer, de Teau que Ton élève jusqu'au niveau du cendrier. La vapeur produite par la chaleur que rayonne le foyer, non-seulement empoche la surcalcination, mais aussi facilite le dégagement de l'acide carbonique que peuvent encore conte^ nir quelques morceaux. On ramène dans la cu\ette, à Taide d'un rabot, toute la cendre qui sVntasse dans le cendrier^ au-dossus du niveau do l'eau. On maintient le niveau de Peau constant dans la cuvette, à l'aide d'un réservoir extérieur. La quantité d'eau évaporée pendant la calclnation s'élève & 3 mètres cubes environ, déduction faite des pertes par infiltration & travers la maçonnerie.
708 COIQUlftaX PÂBTB.
La vapeur d'eau joae un rôle tel dans la décompositîoii du carbonate, que si après avoir desséché complètement un morceau de carbonate, on le soumet à la cuisson, sa décomposition est impossible, au lieu que si Ton fait arriver dessus de la vapeur d'eau , le dégagement de Tacide carbonique a lieu immédiatement.
La cuisson de la chaux est opérée quand le tassement de la masse est de 0*,50 environ, ou mieux, quand on peut enfoncer dans cette masse une barre de fer avec autant de facilité que dans un tas de* chaux. Ces «ssais se font par Touverture placée sous le foyer supérieur; pendant qu'ils durent, on tient hermétiquement fermés le foyer et le cendrier inférieurs, sans quoi , Pair chaud et la flamme sortant par l'ouverture , il serait impossible d'en approcher. Une fois la cuisson terminée dans le compartiment inférieur, on commence le feu dans le foyer supérieur. Ce fo>er est sans grillu, on place les fagots debout sur la chaux du compartiment inf«^rleur. Pendant toute la durée du feu dans le foyer supérieur, on ne laisse qu'une ouverture de 0*,iO au cendrier inférieur, et le cendrier supérieur se tient fermé. Quand la cuis-on est également opérée dans ce compartiment, ce qui se vérifie plus facilement que pour le compartiment inférieur, mais par des moyens semblables , ou arrête le feu, on ferme hermétiquement tous les orifices, et douze heures après on commence à défoumer.
^a. Extinction de la chaux. On distingue cinq manières de l'opérer, nous allons les passer en revue (bhb).
4* Extinction par fusion ou extinction ordinaire. Elle consiste â placer la chaux dans un bassin avec la quantité d'eau convenable , et à l'agiter pour réduire le tout en pâte. 11 faut avo:r soin , pour les chaux grasses , de verser en une seule fois toute Teaa nécessaire, afin de n'être pas obligé d'en ajouter pendant Peffenrescence. Dans le cas de nécessité d'une nouvelle quantité d'eau, il faut* attendre le refroidissement pour l'ajouter. La méthode qui consiste à noyer la chaux d'une grande quantité d'eau et à 11 faire couler dans un bassin perméable doit être proscrite.
Ce procédé ne peut être usité pour la chaux hydraulique, die fnse trop lenlement; on l'emploie généralement pour la chaux grasse, parce qu'elle foisonne plus que par les autres procédés ; mais il convient , pour qu'elle donne une bonne maçonnerie , d*j mélanger un peu de pouzxolane.
Sur les grands charniers , les bassins se font en maçonnerie; dans les autres cas, on les fait en plabords maintenus par des chcvilletles en fer ou par des piquets en bois, en ayant soin de les garnir de glaise ou de plâtre pour empêcher l'eau de sortir.
Lorsque la chaux doit être conservée après son extinction , il faut la recouvrir d'une couche de sable que l'ou humecte de temps en temps,
2* Extinction ordinaire modifiée pour l'emploi de la chaux hydraulique, d'après II. Vicat. La chaux hydraulique, prise vive et en pierre, se jette à la pelle dans un bassin imperméable, uù on l'élend par couches d'égale épaisseur (de 90 àS5 centimètres); on y amène l'eau au fur et à mesure, et de telle manière qu'elle puisse circuler et pé • neirer avec facilité dans Ivs vides que les fragments de chaux vive laissent entre eux. L'effervescence ne tarde guère à se manifester. On continue à jeter alterna livement de la chaux et de l'eau , mais en afani bien soin de se garder de brasser la matière et de la réduire en laitance, selon la mauvaise habitude de quelques maçons; seulement, quand , par hasard , quelques parties de chaux fusent â sec , on y dirige l'eau par des
MATÉRIAUX EMPLOTÉS DANS IBS CONSTRUCTIONS. 709
rigoles que l'on trace légèrement dans la pâte avec une pelle, et de temps eo temps OD enfonce un bâton pointu dans les endroits où l'on ^oiipç nne que l'eau a pu manquer. Si le bâlon en sort en«luit d'une chaux gluante, rextînclion est bonne; s'il s'en élève au contraire une fumée f:irincuse, c'e^tque la chaux fuse à sec; on élargit alors le trou , on en fait d'autres à côté et on amène l'eau.
On ne doit ainsi éteindre que la quantité de chaux hydraulique dont on a besoin pour la consommation d'une journée. Deux bassins séparés , ou deux capacités dans le même bassin sont indispensables. On remplit l'un quand l'autre est près d'être vidé. C'est ordinairement sur la fin du jour que l'extinction a lieu ; par ce moyen, la chaux a ▼ingt-qualre heures pour travailler, et les morceaux paresseux se divisent tous.
La chaux ain^i éteinte est déjà très-ferme le lendemain , il faut la piocher ou au moins la couper avec une pelle tranchante pour l'extraire. Il semble qu'en cet état elle no puisse plus être ramenée à l'état de pâte sans une addition d'eau , mais c'est une erreur.
Si BU lieu d'être prise Ylve, la chaux hydraulique a déjà jubi l'immersion , les bassins deviennent inutiles; on règle la dose d'eau de manière à atteindre à peu près le même degré de consistance que par l'autre procédé.
1^ procédé qui vient d'être décrit est généralement usité pour la chaux hydraulique ; cependant, certaines chaux hydrauliques, entre autres celles de Senonches, ne donnent pas de bons résultats quand elles sont éteintes de celle manière ; il vaut mieux •Yoir recours à l'aspersion , la prise est infiniment plus prompte.
3** Extinction par aspersion. Elle consiste à placer la chaux dans des bassins circulaires formés avec du sable; à l'asperger, à l'aide d'un arrosoir à pomme, d'une quantité d'eau sufilsante pour la réduire en pâte ; à la couvrir immédiatement avec le sable , et à ne l'agiter et fabriquer le mortier que quand la fusion est complète. Dans cette extinction, si la chaux est grasse, il se produ.t un grand dégagement de chaleur qui parait faciliter l'extinction, qui est incomplète au bout de deux ou trois heures. 11 n'y a que des essais comparatifs qui peuvent faire donner la préférence à ce mode ' d'extinction ou au précèdent.
Ce procédé est beaucoup employé par les paveurs et les maçons de province; mais pour les chaux hydrauliques il a rarement la préférence sur le mode précèdent.
4^ Extinction par hnmersitin. Elle consiste â réduire la chaux vive en morceaux de la grosseur d'une noix, â la placer dan^ un panier, que Ton plonge dans l'eau , en l'y tenant jusqu'à ce que la superficie de l'eau commence à bouillonner ; alors on le retire, on le laisse égoulter un instant et on verse la chaux dans des caisses ou des futailles qui concentrent la chaleur. Une grande partie de l'eau ne pouvant s'écliapper, elle est prise par la chaux, qui se réduit en poudre et que l'on convertit ensuite en pâte.
Ce procédé n'a pas sur les qualités de la chaux l'inQuence qu'on lui avait attribuée , et comme il est coûteux, il A^t très-rarement employé.
b" Extinction spontanée. Elle consiste à laisser la chaux exposée à l'air, dont elle absorbe l'humidité, en se transformant en hydrate. Cet hydrate contient 0,3^ de son poids d'eau , et en y ajoutant de i'eau , on obtient une pâte susceptible d'être employée. Ce mode d'extinction convient aux chaux grasses , car l'exposition à l'air transforme quelques particules en carbonate de chaux, ce qui facilite le durcissement. On ne doit pas l'employer pour la chaux hydrauliiiue, cette chaux perdant ses qualités à l'air ; c'est pour cette raison qu'on ne peut conserver la chaux éteinte par ce procédé que pendant un certain nombre de mois , et encore en prenant toutes les précautions possibles pour la préserver du contact de l'air et de l'humidité.
tf56. Foisonnement de la chaux Le foisonnement à Textinction est variable suivant l'espèce de chaux et le mode d'extinction employé.
Les chaux non hydrauliques très-grasses, éteintes en bouillie épaisse par fusion , prennent un volume qui atteint 2,5 à 3 fois celui de la chaux
7tO
cmQOiÈia PAiTn. «
vivo priso en morceaux avec les vides; pour dos chanx maigres, le lume de la pdte n'est que 1,50 et môme 1,25 fois le volume primitif.
Pour les chaux hydrauliques, le foi>;onnement est également très-varlablo. L'expérience a donné les résultats du tableau suivant :
tttolGSATlOll BE LA COAUX HTORACLIQDB.
Ktturcife 'le lk>urgngne. . . .
Id
HatureUe de^ buUcs Cbaumont.
Id
Ariifleiclie il«9 bulles chaumant
Jd
Kalurcllft <l'i8<7
Kaiurcile des Aloutineiux. • « .
MODE D*f XTl^rCTlON.
TOLCNB
«pris rexlfnctioo.
Fusion.
]inmer!>ioQ.
Fu»ion.
Immersion.
Fusion.
ImnierAiôQ.
Fusion.
Jd.
En général 100 kilogr. de chaux grasse très-pure et très- vive donnent O^'.S^ de pâte; mais si la cuisson date de plusieurs jours et que la chaux ne soit pas très-pure, ce rendement descend Jusqu'à 0"^,18.
U37. Ciment hydraulique ou pouzzolane. Sous ce nom, on désigne un produit volcanique provenant de débris de laves poreuses ou dures, telles que les basaltes. Nous avons donné leurs propriétés à**, page 690.
La pouzzolane varie de couleur; il y en a de la blanche, de la noire, d« la jaune, de la grise, de la brune et de !a violette ; celle de Rome est d'un rouge brun môle de particules brillantes comme du métal.
Ctmposiiion des pouxxolaneê ha plus connûtes ( Traité des mortiers, ciments
et pouzzoluneSf par M. Vical).