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tt.33 Trare

Jd. du VivuraiSy brune. . .

Les pouzzolanes fournies par les anciens volcans de l'Auvergne et da Vivarais sont de qualités très médiocres. «58^ Fabrication de la pouxsioiam arti^ielle. Un composé dHiAo à

MÀTtiEIÀUX IHPL0TA8 DAlfS LB8 CONSTRUCTIONS. 711

trofs parties de chaux pour neuf à sept dVglle , soumis à une chaleur nécessaire au premier degré de cuisson de la brique, un peu supérieure au rouge, sombre, donne la pouzzolaae '531).

Comme pour la chaux hydraulique (53d\ quand on n^a pas de matières qui renferment naturellement ces proportions, on peut préparer la pouzzolane de toutes pièces; c^est ce que l'on a fait au pont-aqueduc de Guétin, sur TA Hier, et à celui de Oigoin, sur la Loire, où les matières employées étaient compcsées d*une partie en volume de chaux grasse cuite et éteinte à Fétat de pâte molle, et de quatre parties d'argile, ou plutôt d'une terre argileuse trouvée sur les lieux et amenée par une addition d'eau h la môme consistance que la chaux. On opérait ensuite le mélange décos matières, en les maintenant à la consistance de p&te à brique ordinaire, à Taide d'un manège à deux roues, semblable k celui employé sur les grands ateliers, à la fabrication du mortier, et dont il a été question pour opérer le mélange des matières employées à la fabrication de la chaux hydraulique artificielle iôd3).

Le fond ie l'auge du manège avait O'^MO de largeur, et son rayon moyen i",50; les roues avaient 0*,iO de largeur çle jante, et leurs or*» nières empiétaient de 0^02 à ^«OS l'une sur l'autre. Deux hommes rejetaient dans l'intérieur de l'auge les matières qui s'attachaient h ses parois et aux roues; une charrue est peu avantageuse, à cause de la fi^ cilité avec laquelle les matières s'y fixent

La charge de l'auge était de 0'"*,60, et son mélange durait une lïeure Un cheval décrivant un cercle de 5 mètres de rayou suffisait pour eon** duire le manège en travaillant de huit à dix heures par jour«

Une fois les matières mélangées, on les mettait en pains de la forme d*un prisme triangulaire, au moyen d'un moule imaginé par M. Saint-» Léger. Deux hommes fabriquaient en une journée de douze heures de travail 3000 à dôOO pains, dont 6:o formaient le mètre cube.

Les pains une fois moulés, on les des.'iéchaii en les exposant au soleil i par un br-au temps d'été, la dessiccation durait de sept à huit jours. Après cette opération, on emmagasinait les pains sous un hangar eou«« vert, pour les mettre à l'abri de la pluie.

La cuisson s'opérait avec de la houille, mais l'on peut employer le bois. On avait soin de ménager le feu, surtout au commencement de l'opération et jusqu'à la parfaite dessiccation des pains. Avec un petili feu bien conduit, la cuisson d'une fournée peut durer de trente & qua^^ rante heures. La cuisson s'opère dans des fours semblables à ceux qui servent & cuire la chaux au moyen du bois 534^

Au pont-aqueduc de Guétin, on a fait usage d'un double four représenté en coupes verticale et horizontale par les fig. 22 et 23, planûhe II. Sar les faces inclinées du massif qui sépare les deux foyers, on fait des eanaelures avec des briques de champ; ces cannelures, faisant office de cheminées, font que la flamme arrive aussi facilement dans Isi

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milieu du four que dans les parties qui se trouvent au-dessus des foyers.

On supporte la charge, au-dessus des foyers, à Taide de voûtes à claire-voie en briques réfractaires.

Un tel four peut contenir 7000 pains, qui fournissent de quoi faire environ 10 mètres cubes de pouzzolane. Il faut un jour pour le charger, un Jour et demi pour la cuisson, et deux jours et demi pour le refroidissement du four et le déchargement, ce qui fait ''inq jours par fournée.

M. Saint-Léger a encore établi des fours plus petits que le précédent et qui portent des séchoirs où on opère la dessiccation des pains avant la cuisson ; mais ils sont moins avantageux que le précédent Du reste, en prenant un peu l'avance pour le mélange des matières et la dessiccation naturelle des pains, on peut, en général, dans la saison des travaux, se passer de ces séchoirs.

A Digoin, pour pulvériser la pouzzolane, M. Saint-Léger a fait usage d'un manège garni d'une meule en pierre du poids de 650 à 700 kilog. La meule se mouvait sur une plate-forme entourée d'une auge, contre la paroi intérieure de laquelle se trouvait un tamis incliné. Un soc de charrue agitait la matière derrière la meule, et une planche convena* blement disposée la faisait tomber de temps en temps sur un tamis destiné à séparer les parties encore trop grosses de la matière convenablement bj:oyée ; les parties rejetées par le tamis étaient replacées sous la meule.

Un pareil manège peut, en douze heures de travail, pulvériser de 2 met cubes à 2"'%50 de pouzzolane. M. Mary pense que l'on obtiendrait de meilleurs résultats de pulvérisation au moyen de cylindres à disques en fonte isolés tant pleins que vides, que Ton ferait rouler sur une plate-forme où Ton aurait répandu la matière ; ces disques diviseraient la matière, au lieu d'en faire une masse compacte comme la meule. Ces cylindres sont employés par M. Payen, à G renfle, pour pulvériser de la matière désinfectante ; les disques ont ©"^oa d'épaisseur et ils sont écartés d'autant; leur diamètre est de 0"',40 environ.

A Guétin, le prix d'un mètre cube de pouzzolane, non compris les frais d'établissement faits par l'administration, s'est élevé à 28 fr., et au point de Digoiny à 26 fr. Ces prix comprennent les achats de terre et de chaux, leur transport, leur mélange, la fabrication des pains ; la cuisson, qui exige environ, trois hectolitres de houille, estimés seulement à 3 fk*. 50 pour Digoin, par mètre cube de pouzzolane ; la pulvérisation, la livraison à la régie dans des caisses de dimensions déterminées, le transport de la matière dans les différents points de l'atelier ; l'entretien des fours, manèges et hangar; enfin, les frais d'outils et les bénéfices, qu'à Digoin on a cotés ensemble à 3 fr. 40 par mètre cube de pouzzolane.

MÀTÊRUUX BMPLOTiS DiRS LBS CONSTRI'CTIONS. 713

Fraie d'établissement cTun matériel destiné à fournir de 'i à 3,50 mètres cubes

de pouzzolane par jour.

Manège à mélanger Targile et la cliaux 500 fr.

Un four avec ses abords. 600

Ud hangar pour abriter les pains tvaoi leur cuisson • 300

On nsanége à pulvériser, avec un hangar assez étendu pour reco* TOir d*un c6té la pierre à pulvériser, et de l'autre Tapprovisionnemenl de pouzzolane pulvérisée. 3600

ToUl 4000 flr.

Pour des travaux de peu d'importance, on ne peut faire des frais aussi considérables ; on se contente de cuire la pouzzolane dans un four ordinaire à chaux ou à briques, sauf à avoir quelques briquettes vitrifiées par Teffet des cendres do charbon qui aident à la fusion de la silice.

La pouzzolane se conserve plus facilement avant d*étre employée que la chaux hydraulique, et, de plus, elle permet de donner au mortier le degré d'énergie dont on a besoin, ce qui est impossible avec la chaux hydraulique.

tf59. Fabrication de pouzzplanes ariijiciellesaoec diverses matières» M. Vicat rapporte que Ton a fabriqué de la pouzzolane avec une terre dolomitique. Cette terre, exploitée par entailles et coins de bois, se sub* divisait en petites mottes que Ton séchait au soleil ou sous des hangars pour les cuire ensuite dans un four à chaux ordinaire. La cuisson exigeait un hectolitre de charbon pour seize à dL\-huit hectolitres dô terre.

Détail des dipenses pour la campagne entière.

Construction du four 110 fr. 00c.

Id, du hangar 467 70

ExploiUtion 583 jours l/i 707 40

Cuisson 303 td 309 50

Pilonage par des femmes , 384 id 304 75

Surveillance < 300 00

Houille, 4 30 quintaux métriques 474 00

Outils 85 35

Dépenses diverses 7 75

Dépense totale pour 34 4 bo,75 de pouzzolane • . 4 066 fr. 35c.

Ce qui fait par métré cube • . 9fr. S8c.

A Calais, on fabrique de Texcellente pouzzolane en cuisant de la terre argilo-calcaire provenant dos plages de la mer. Cette terre est produite par les vases calcaires qui résultent de la destruction des falaises de la côte de Normandie et du limon argileux provenant, soit desalluvions des eours d'eau, soit des couches d'argile couvrant le sommet des falaises. Cette terre s'extrait dans la plage, se sèche et se cuit comme la pftte de pouzzolane artificielle (538).

114 GnOUltaB FAftTn.

^ A Brest, où 11 existe des masses considérables de sables de gneiss granitiques, on a soumis ce sable à une légère torréfaction dans des fours à réverbère, et on a obtenu une pouzzolane, non très-énergique, mais cependant assez pour que, mélangée à la ciiaux, le mortier durcisse en sept jours.

Ces sables torréfiés se composent de :

Silice 60,33

Alumine.. . • 31,43 »

Peroiyde de fer. • . . . . S,57

CbauK el magnésie, . • • 6,69

Principes solubles. . • • • 2,75

1140. Ciment romain. Depuis plusieurs années on emploie wec à% grands avantages, dans les constructions hydrauliques, une substance désignée vulgairement sous le nom de ciment romain (531), qui possède à un degré supérieur toutes les propriétés des chaux hydrauliques : ainsi le mortier fait avec cette matière acquiert presque Instantanément, à ralr et dans Peau, une plus grande dureté et imperméabilité, et il adhère encore mieux aux matériaux de construction.

TJBLSjéU de la compontlon dé quelques ciments très-employés en France et en Jnglêlerrt (Traité des mortierê^eit,, par M, Vicai). Qaelquet- uns de* ciments de ce taMeau «tiettoeot une irés-graniie dureté, mais d'autres sont moyens et même màUiocres. M. Vicat pense ces derniers suscepiiblus d'une grande amélioraliou« par le seul effet d'une cuisson mieux appropriée i leur composition particulière.

raiifciras

oomponnts 100 parties.

Cbaux

Magnésie

M;iiièros inertes. • .

Silice, ••••..

Alumine.

l*eroiyd« de fer, .

Acide carbonique .

Eau

Principes alcalins..

Acide suirurique. .

Rapport (ie l'argile à la chaux.

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