‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 258 sur 328 · PLANCHERS · texte numérisé non relu

PLANCHERS

564. Planchers Ce sont les séparations des étages d'un édifice; ils se composent de trois parties principales : le plafond, la charpente et le carrelage ou parquet.

La fig. 7, pi. m, représente en plan la manière dont on dispose les différentes pièces d'une charpente de plancher.

aa solives. Leurs extrcmilés reposent sur des mors, des pans de bois, des cloisons, et quelquefois, dans les incicnnes constructions, sur de Tories poutres;

M solives d^ enchevêtrure ; elles peoTeot reposer comme les précédentes;

ce solives d^ enchevêtrure boiteuses; une de leurs extrémités repose comme pour les précédentes, mais l'autre est assemblée à tenon et mortaise dans un cbevétre ou un linçoir;

dd chevétres. Leurs extrémités sont assemblées dans les solives d'enchevêtrure; quelquefois une seule extrémité est ainsi assemblée, l'autre repose sur le mur. Ils* supportent les extrémités des solives de remplissage. On en fait usage non-seulement quand on manque de solives d'une longueur suffisante , mais aussi pour laisser vide l'e^tpace occupé par une cheminée ou un escalier ;

ee fanx chevélres. Ce sont des chevétres placés derrière d'autres , pour remplir l'espace entre un vrai cbevtfttre et le mur ;

f linçoir. Pièce de bois dans laquelle on assemble les solives qui correspondent

aux fenêtres et portes des murs de face, ou aux tuyaux de cheminées des mura de refend. On appelle aussi linçoir, une pièce de peu do longueur, telle que la pièce g, qui s'assemble dans un cbevétre i une extrémité, repose sur le mur par l'autre , et qui reçoit l'assemblage d'un faux cbevétre. On appelle encore linçoir, la pièce qui reçoit les abouts des chevrons d'une charpente, en face d'une lucarne ou d'un tuyau de cheminée;

hh soliveaux. Ce sont des petites solives assemblées entre un ou deux chevétres ou linçoir», et qui remplissent l'espace libre à côté d'une cheminée on d'un passage de cheminée ;

ii eutretoises;

k place d'un âtre ;

k' passage d'un tuyau de cheminée ;

k" passage d'un escalier.

^65. Ordonnances relatives aux posilions que doivent occuper les différentes pièces d^une charpente de plancher par rapport aux dtret des cheminées, aux tuyaux passant des étages inférieurs^' et aux vides des portes et croisées des étages infé- Aeurs :

1*> Écarter les solives d'enchevêtrure de 0n,325 de plus que le dedans-œuvre des jambages des cheminéçs de moyenne grandeur, ou, tout an moins, les tenir, de 0",037 de chaque côté plus espacées que le dedans- œuvre des grandes cheminées ;

2® Laisser 4*^,44 de distance depuis le fond du vide de l'âtre jusqu'au devant du cbevétre qui porte les solives de remplissage. S'il y a des tuyaux de cheminées passant derrière i'âlre, la distance de 1'",44 se compte i partir du dedans de la languette qui recouvre le contre-cœur ;

3° Faire un recouvrement de 0»,462 d'épaisseur sur toutes pièces de bois, chevétres» linçoirs, solives d'enchevêtrure , pour les séparer de l'intérieur des tuyaux de cheminées. Pour soutenir ce recouvrement , on implante dans les pièces de bois des chevilles en fer ou des clous de bateaux ;

7es ciNQuitan pabtib.

4« Ne faire en bois aocan manteau de cheminée , ni adosser les tuyaux de cheminées contre des cloisons en charpente ; ne pas poser les àires sur des solives en bois, et ne placer aucune pièce de bois dans les tuyaux de cheminées ;

5" ItTiler surtout de mettre au devant de trois tuyaux passants un linçoir commun, qui aurait peu de solidité à cause de sa trop grande portée ;' mettre entre le second et le troisième tuyau une enchevêtrure scellée dans le mur, en ayant soin de laisser, comme il est prescrit, O^^tlôâ de recouvrement en maçonnerie, de part et d'autre de renchevétrure , jusqu'au dedans-œuvre des tuyaux.

o60. Dimensions des pièces de la charpente des planchers. Les solives d^enchevêtrure , en raison du poids considérable qu'elles supportent (elles soutiennent non-seulement les jambages et les âtres des cheminées, à raide de bandes do fer formant trémie, mais aussi les chevô-' très et les linçoirs), doivent être scellées de O^ïSS à 0",25 dans les murs. Chacune dos dimensions transversales de ces solives doit avoir au moins 0'',027 de plus que les solives ordinaires ou de remplissage.

Les tenons des chevêtres et des linçoirs se renforcent en taillant en congé un petit pan Incliné dans l'angle rentrant de la face supérieure du tenon, et même, si la longueur de ces pièces atteint l'",50 à 2 mètres, et qu'elles supportent des solives de remplissage d'une certaine longueur, il convient de soulager leurs tenons à l'aide d'étriers en fer qui passent sous leurs extrémités et viennent se clouer sur les solives d'enchevêtrure. Quand les linçoirs sont placés le long d'un mur, on peut remplacer les étrlers par des corbeaux en fer scellés dans le mur.

Âu lieu de sceller les solives dans les murs, ce qui a l'inconvénient de diviser ces derniers, on les supporte quelquefois par des pièces de bois appliquées contre les murs, comme l'indique en coupe la figure 8, planche lU. Ces pièces, que l'on appelle lambourdes, sont scellées par leurs extrémités dans les murs en retour, et soutenues en différents points de leur longueur par des corbeaux en fer fixés dans les murs qu'elles longent. Quand on veut que les lambourdes juissent d'une plus grande solidité, on les encastre d'environ la moitié de leur largeur dans les murs qu'elles longent. Lorsque l'assemblage des solives aux lambourdes a besoin d'une grande solidité, on le fait à queue d'arondeà recouvrement, en donnant au recouvrement environ le 1/3 de la dimension verticale de la lambourde, et les 2/3 à la queue d'aronde. suivant la largeur de la lambourde , en divisant cette largeur en quatre parties égales, la partie le long du mur n'est pas entaillée, la queue d'arcnde occupe les deux portions du milieu, et l'autre partie porte une entaille de la largeur de la solive. Comme , par ce dernier mode d'assemblage, la lambourde fait saillie au-dessous des solives, on y fixe la corniche du plafond.

La dimension verticale des solives ordinaires étant 1, la môme dimension des lambourdes serait 1,5 et leur dimension horizontale 1. Ainsi pour une pièce de /i°,55 dans œuvre, les solives aj^ant 0%19 de hauteur, on donnerait aux lambourdes 0»,285 de hauteur sur 0",19 delai^eur.

PLANCBBBS. 765

Lorsque les solives doivent avoir des longueurs trop grandes, on a reeours aux poutres. Dans les constructions grossières, on repose simplement les solives sur les poutres, qui alors font saillie de toute leur hauteur sous la face inférieure des solives. Dans le cas où Ton veut établir un plafond et cacher les poutres, on est obligé de placer des petites pièces de remplissage en bois au niveau de la face inférieure des poutres, pour y clouer les lattes du plafond. Afin de diminuer l'épaisseur considérable de plancher qu'entraîne cette disposition, il convient d'appliquer contre chaque face latérale de la poutre une lambourde qui effleure sa face inférieure, et de fixer les solives à ces lambourdes, comme il a été indiqué plus haut pour le cas où les lambourdes sont appliquées contre les murs. Les lambourdes sont scellées dans les murs, et soutenues de distance en distance par des étriers communs aux deux lambourdes et mis à cheval sur la poutre. Quelquefois encore la poutre elle-même fait l'office de lambourde ; mais, afin que ses faces latérales soient inclinées sans enlever le bois, on donne, dans toute la longueur de la pièce de bois, un trait de scie incliné à ses faces supérieure et inférieure, et on place les deux lambourdes qui en résultent Tune à côté de l'autre, en les réunissant par quelques boulons.

On peut encore faire, à l'aide seulement de pièces d'une faible longueur, des planchers d'une grande étendue, en disposant ces pièces dé manière qu'elles reposent les unes sur deux murs en des points voisins d'un angle, les autres sur un mur par une extrémité et sur une pièce par l'autre, et les autres sur une pièce par chaque extrémité. On conçoit que ces charpentes demandent à être faites avec beaucoup de soin, et que le système reposant sur quelques tenons, on peut considérer la solidité comme problématique si l'on ne met pasunétrieren fer à chaque tenon.

D'après Rondelet, on doit donner à chaque solive des planchers de maisons d'habitation 1/2/t de leur longueur quand elles sont espacées tant vide que plein , et plus quand Técartement augmente. La largeur des solives ne doit pas être moindre que la moitié de la hauteur (220), à moins qu'on ne place des fourrures ou des liernes pour les empêcher de gauchir. Quant aux poutres, il conseille de leur donner pour équarrissage 1/18 de leur portée quand elles sont espacées de 3 mètres à 3^,50, ce qui se rapproche assez des dimensions que donnerait la formule

?^ = — -— du n° 225, dans laquelle p, charge par mètre de longueur 8 6

de la pièce, serait calculé à raison de 200 kilogrammes par mètre carré de surface (une poutre peut même se trouver momentanément chargée d'un poids supérieur quand il y a un grand nombre de personnes eu mouvement dans la pièce qu'elle supporte, n° 568); R = 600000 (n"" 220), et ènr^f^, car les poutres ont ordinairement une seotlûn trsmsversaie carrée, afin de ne pas les affaiblir en coupant les fibres fovar les rendre méplates»

CIMQUItlU PARTIB.

Le tableau suivant donne les Dimensions des poutres et des soUves de planchers d'après Ballet, et rapportées par M. Emy comme étant en usage dans les bâtisses ordinaires.

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tfqurriiMfv.

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