‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 304 sur 328 · PONTS SUSPENDUS · texte numérisé non relu

PONTS SUSPENDUS

M6. Ponts suspendtis. Dans ce système de ponts, comme le fait v<^r la figure 33, planche III, une chaîne en fer, ou un câble en fil de fer, dont les extrémités sont solidement amarrées dans le sol, passe sor deux piliers en maçonnerie, et supporte, à l'aide de tiges en fer, le tablier du pont.

Les tiges de suspension a, b, c, etc. , étant toute^i également éloignées horizontalement, et le poids total, câbles, tiges, tablier, charge d'épreuve , etc., étant le même entre deux tiges consécutives quelconques, ce qui a lieu sensiblement dans un pont suspendu, les points d'attache a, 6, c, d, etc., des tiges sur le câble, sont sur une même parabole dont l'équation est

y = ^(a5«-aCo«). (Int. iiiS)

PONTS 8U8P8NDUS. 9J 7

ycix coordonnée! d*on quelconque des points a, &, c, d, etc. ;

Xo abscisse du premier point a placé sur la partie horizontale a'a;

p charge par piètre de longueur de tablier ; elle comprend le poids du cftbie , des tiges, du tablier^ de la surcharge, etc.;

Q tension horizontale de la chaîne; c'est la seule force qui sollicite la partie horizontale aa', ^

Si au lieu d'avoir un côté horizontal aa\ le point d^attache a se trouvait au sommet de la courbe, on aurait a;« = 0, et Téquation précédente deviendrait

Si dans cette équation on fait :

y=zft flèche correspondant à la partie parabolique du câble, partie que l'on peut supposer s'étendre au delà des tiges extrêmes de suspension , U'une quantité dont la proîeciioo horizontale est égale à la demi-distance horizontale de deux tiges consécutives :

x=d, abscisse du point où finit la parabole. Il est à remarquer que si les extrémitéi du tablier ne portaient pas sur les culées, et si le tablier se prolongeait d'une demi>distance horizontale de deur tiges consécutives au delà des tigts extrêmes, <f serait la demi-ouyerlure du pont ou la distance horizontale du sommet de la courbe A l'extrémité du tablier que l'on considère, et f correspondrait à celle extrémité; au delà dea points qui Tournissent d et ^ et jusqu'aux points de suspension , les ctAlet wtfi^MfifmJ gent très-sensiblement en ligne droite, suivant les tangentes aux extrémités'de la courbe,

on a

647. Tension des chaînes. Toutes les autres îorcéi qui sollicitent les différents points de la chaîne étant verticales, il en résulte que la tension horizontale Q est constante , et que si Ton considère une autre partie quelconque eg de la chaîne , sa tension sera la résultante de la force horizontale Q, et d'une force verticale égale à la somme des poids appliqués depuis le point e jusqu'au sommet de la courbe, poids qui est égal à px^ , Xj étant Tabscisse du point milieu de eg. Comme les deux composantes Q et pxj sont perpendiculaires entre elles, leur résultante, que nous désignerons par T^ , est

La tension de la chaîne est à son maximum au sommet du piller, ou sensiblement au point correspondant kfetd (6/i6), car la partie droite du c&ble, dans la plupart des cas, peut être négligée, et pour ce points si Ton représente par T la tension , on a

91 g glUfta PAtTB.

Remplaçant Q par sa ralear, fl vient

Formule à Taide de laquelle on calculera la ^tion des câbles, car raugmratation de tensioa due à la portion droite du oftble entre la partie eourbe et le point de suspenaioD est en §6oéral négligeable. 648. Longvear des tiges de suspensioru On a (6/^6)

2^ 2Q cP

Donnant successivement à x les valeurs qui correspondent aux diverses positions des tiges, on en conclut les valeurs respectives de y, et en igoutant à chacune des valeurs de y une longueur égale à la distance % laquelle les diverses tiges descendent au-dessous du sommet de la courbe, on aura les longueurs des tiges.

Quand on aura besoin de connaître la longueur totale de toutes les tiges, s'il y a une tige placée au sommet de la courbe, la somme de toutes les parties comprises au-dessus du niveau de ce sommet, et peur chaque côté de ce sommet , sera égaie à la somme de toutes les valeurs précédentes de y, c'e§t-à-dire à

*='Ç(4« + 2« + 3« + etc.).

Or, la somme des carrés des n premiers nombres entiers consécutif

étant g n (n + i) (Sift + 1)« eette férmule devient

» fomme totale des parties de tiges comprises aunlessak du sommet de la courbd»

^ur i|D côté de ce sommet ; 2 disipnee des Uges ; I, 22, 32, etc., sont les dif erses v»)«iiFf qne l*«p t f alistitiiéef

i X pour oblenlr Iji formule précédente ; f et.<i ont les mêmes sigoificalions qu'au n<> 646.

Lorsqu'il n'y a pas de tige au sommet, s| l'on fait l^ — ^, on remarque

que les abscisses des points successifs d'attache sont Z^, 3/^, 6/4, etc., et on a

*='^(i* + 3* + 5'+etcO,

La somme des carrés (}e§ n premier nombres impairs étant ■= n {Jm^ — 1), \ vient donc

Pour avoir la ion^eur totale des tiges, à la somme s des parties sapérieures au point bas de la courbe, il faut ajouter la somme des parties inférieures à ce point. Si le plancher était horizontal , cette seconde somme serait égale au produit de la quantité dont chaque tige descend au-dessous du point bas par le nombre des tiges. Si le tablier a une forme parabolique, on peut calculer cette seconde somme en procédant de la même manière que pour la première. Mais, dans cette évaluation de longueur totale, on peut supposer que toutes les tiges descendent à une même distance au-dessous du point bas de la courbe.

M. Mary rapporte avoir ouï dire à un constructeur de ponts suspendus que pour ne pas s'inquiéter du bombement du tî^blier, il calculait la longueur de ses tiges dans l'hypothèse d'un tablier horizontal, et qu'il donnait à la chaîne une longueur diminuée do manière à relever le sommet de la parabole du bombement qu'il voulait donner au planc)i6P) D'après le même constructeur, ui^e travée de 100 mètres s'abaisserait de 0",10 au sommet après la pose du tablier; il faut donc avoir égard à cette circonstance en réglant la longueur des tiges.

Q49. longueur (2@ la chaîne, Getta longueur est éga)e ^ la s<]|i|iKie dd9 parties droites co^lprises entf e les différents points de s^spe^sii^. Ea r^^)^frq^ant que Tune quelconque Un 40 cps Pf^rtie^ ^t rj)ypQt^imi!% d'nn triapgle ^ec];aQglp dont l'un (|es c^té(;.est la djst^nop f ^estlgiui, et dont l'autre est la différence des deux ordonnée^ yin et j^n-i ^ 4^W extrémités de la partie droite considérée (648), il en résulte qu'on a

Calculant de même la longueur des diver9 éléwfinlii dâ la cbaloa» m en fusant la sonime pn ^pra )a longueur totale.

On conçoit que ces calculs sont assez longs ; dans le plus grand noms bre de cas on n'a pas besoin d'avoir la longueur rigoureuse de la chaîne, et on peut la supposer égale à la longueur de la p^abole circonscrite^ longueur qui est, pour un côté, à partir du sommet, et jusqu'au point

cpi^respondant hl et d (646) ^

La chaîne étant symétrique par rapport au point bas, on aura la longueur totale de la partie parabolique en doublant cette valeur de L. Si la chaîne ne s'élevait pas à la même hauteur à ses deux extrémités, on calculerait la longueur L' de la secqnde partie comme on a calculé L, en modifiant convenablement detf (646). Ajoutant les longueurs des parties droites du câble à celles des portions paraboliques, on obtiendrait la longueur totale.

920 SniÈMB PÀETOS.

65a Piliers inégalement élevés. Toutes les formules précédentes s'appliquent encore à ce cas, mais en considérant séparément cteque partie de la courbe, à droite et à gauche du point t>as, et en faisant , pour chaque partie , / égal à la flèche extrême de la partie courbe qui y correspond, et d égal à la distance horizontale du point bas au point le plus élevé de la partie courbe considérée (6/i6).

U faut donc pouvoir déterminer la distance du sommet de la courbe à chaque point de plus grande flèche de chacune des parties courb^. /, et/, étant ces plus grandes flèches, qui sont des données du projet , 2d la distance totale horizontale des points de flèches/^ et/,, d^ la distance horizontale du sommet de la courbe au point de flèche /^ , et d, sa distance au point de flèche/, , on a

d,= ^^-., et par suite d, = 2d-d,.

On a aussi

65i. Augmentations de la longueur de la chaîne et de la flèche par suite de la dilatation et de la tension de la chaîne. L étant la longueur de la partie courbe de la chaîne (649), le fer s'allongeant de 0-,000 012 2 par degré centigrade (259) , pour une augmentation de température de <% la longueur L s'allongera de

8 = LxO,000 0i22x^

et la longueur de la chaîne deviendra L -f 5. * - > %

Appelant x l'augmentation de la flèche, cette flèche *vien(^/+ x: Substituant ces nouvelles valeurs des longueurs de chaîne et de flèche dans la formule (a) , n' 649, on a

Retranchant L du premier membre , et sa valeur du second (649), on a d'où Ton tire, en négligeant x*, qui est très-petit près de/a;,

Cette formule, qui donne directement x en fonction de 5, n'est rigoureusement applicable que quand la courbe est symétrique par rapport

PONTS SUSPBiœOB» 92 1

ft son [Krint ba9, c*est-à-dlre quand les deux piliers s^élèvent à la iDème hauteur, et que, par suite» S est rallongement de chacune des deux jMirties courbes de la chaîne.

On peut encore établir des formules semblables aux précédentes pour déterminer raugmentatlon de flèche due à la tension des chaînes. Ainsi on a

Lx 0,000054 XT LxT

d' > alloDgémenl de la longueur de la demi-parabole ;

L longueur de la demi- parabole (649) ;

0",000054 allongeroeal d'une tige de fer de 4 mètre de longueur et de 1 rollUmèlre

carré de section , sous une tension de 4 kilogramme (216] ; T tension du câble en kilogramme* ; celle dernière formule la suppose uniforme sur

toute la longueur de la chaîne ; co section de la chaîne en millimètres carrés.

Représentant par x' Taugmentation de flèche due à §', on a encore

La détermination de rallongement des parties droites des c&bles au delà des portions courbes n'offre aucune difficulté, et on déterminera facilement son influence sur rabaissement du sommet de la courbe.

632. Section des chaînes et des tiges» La tension des chaînes variant en tous les points de la longueur, il en résulte que la section pourrait être variable en tous ces points. Cependant on fait cette section constante, et suffisante pour résister avec toute sécurité à la valeur maxi^ mum de T (6/^7). Quoique le fer de récbantlUon employé pour les chaîi^es m se roippe que sous un effort moyen de hO kilogrammes par millimètre tarré êB section, les autorités prescrivent de ne pas le soumettre à une charge de plus de 12 kilogrammes. Pour le fil de fer, la charge maximum prescrite est de 18 kilogrammes, quoiqu'il ne se rompe que sous une tension moyenne de 60 kilogrammes (216). Ainsi, selon que Ton fera usage du fer forgé ou du fil de fer, a> étant , en millimètres, la section des chaînes ou des cables, on aura au minimum

03= j^, ou a>=-.

Cl) est l'a section de tous les c&bles quand, dans la valeur de T, p comprend le poids de tout le tablier, de toutes les tiges et chaînes, et la surcharge de 200 kilogrammes par mètre carré que Ton répartit sur tout le pont lors de Tessai (page 913). Connaissant a>, en divisant par le nombre total de chaînes , on aura la section de chacune d'elles , que l'on place en même nombre de chaque côté du pont Nous disons que p contient le poids de la chaîne; mais comme ce

9È% 8IUÉKB PARTIB.

poidi n'est pat oonnu , puisqn^il dépend de la section , 11 convleat de M attribuer une valeur que Ton prôjuge convenable, de déterminer la valeur correspondante de T, et par suite celle de <>>; de cette yaleor de w on conclut une seconde valeur de p qui permet de calculer T et u> aussi exactement qu*il est nécessaire.

La section des chaînes, multipliée par leur longueur (649) , puis par la densité du fer, donnera leur poids total.

De la charge d'une tige de suspension, on conclura la section comme pour les chaînes. La charge d^une tige est égale à la moitié du poids d'une longueur de tablier égale à la distance de deux tiges successives, plus la moitié du poids de 1^ plus lourde yoiture qui peut passer sur le pont, il conviendrait encore de faire entrer le poids de la tige dans la charge qu'elle supporte, mais ce poids est négligeable.

M. Endrès, ingénieur des ponts et chaussées, dans un travail qu'il a bien voulu nous copnmuniquer, et que depi^is il a publié clans les Annales du corps auquel il appartient, a posé une formule qui évite le t&tonnement dont il vient d'être question pour calculer la section des c&bles.

Dans son travail, M. ^ndrès remarque que Ift tepion^u pf^bla, posée n** 6A7, peut se mettre sous les deux formes

T^ps/WTî et T = -£i.

{X rapport de la nècbe f au double de â (646) ;

a angld que forme la tangente à la courbe , au point le plus életé , af«o l'hsritw. pffite langent^ veiuinl rencontrer l'axe d» l« murbs à HAfi dfsumoe m^

deaaoui du sonreel égale à f[Int., 4485), on a langQt= — - =:4|Ji., el

ato« =3 '^"^* = ^^ (/«•*., Mè et ftSI). ^Ung««f + 4 y46n.»+4

Àya^t

pd=:p*d + Lw>h^

p' poids par métré de longueur de pont en p^gligeanl les câbles ; p' est égal k p

moins le poids des câbles (646) ; L longueur du câble (649) ; 8 poids du centimètre cubé de la matière dont le câble e^l composé. Si Ton eiprl-

malt L en décimètres et to en décimètres carrés, on ferait 6 égal à la deAsitéile

la matière du cible, e^est-é-dire à 40066.

on peut donc poser

p'd-h LoiB * " sinV •

pour* suspniBtB. 9iS

oemne en a âiM»!, ea dé^igaant par p la ténidiOB qu^l convient de faire suppopter à ehaque Riillimètpe de la section u«

op a denfi

tùp =3 ^ — î , d OU <o = — T-"*^ r^ ;

^ «in s » paina— rliS'

expression qui permet de calculer i^ sai)s tâtoupen^ent, et qui devient, suivant (}ue l'on fait usage de chaînes pn fer for^ô pu d^ clt))les e|:i fil de

"^-i^m^-o.omU ^^ *'"^J8siii«-p,p07B^'

La relation posée oi-dessus entre sin « et [i permet de ftiire disparattre

ranglis « de la valeur de co; on pourrait même proscrire fi en le rempla-

Çmi par s§ valeur ^^j Wftis p^ gftbaHtut(ons pQmpliqwer^ientJ^ formula

sans aucun avantagée réel, attendu que le rapport ^ de la flèche à l\)uvertur6 et Tangle a de la tangente extarème avee ThoriBon sent des éléments essentiels du problème, éléments quMl faut calculer dans tous les cas, puisqu'il est nécessaire de s'assurer si les valeurs de d et/ sont

tQ)}e^ qqe (* R§ fiçrto DW 4§s Hfflites j|| §<; jg qiw lui i^Qt commune-

ment aaiignées, et que la eonnaissance de Pangle a est indispensable peur la détermination ultérieure de la résistance & donner aux piliers de support et de la direction qui convient aux câbles de retenue. Aux

liipit6§ préfi^4eqtps d§ |^ pprre§pon4pn$ q^]\^ î5 ^' IB ^^ ^^* ^

Dans «on travail , M. Endrès a fait Inapplication de sa formule au cal* cul de la section des eables où ohaines de plusieurs ponts choisis parmi les plus remarquables de eeux existants, et les résultats, comme on devait if y attendre, ont 9duml à la théorie une vérification aussi 6om-> plète que possible.

W9b FAbHcatien des ekaînes et dêi tiges. Le Ibr for^ employé à la fabrication des chaînes doit être de première qualité. Oes châtnes doivent ètpe imites avec le plus grand SoiU; il faut donner rigoureusement le même diamètre aux boulons de Jonction des chaînons et à l'œil qui les reçoit (page 960).

QntlÂques précautions que l^on apporte & la fabrication des chaînes en fer fergé , il leur est arrivé de se rompre ^ en Angleterre , oA le fer est de très-bonne qualité , aussi bien qu'en France. Les e&bles en fil de fer au céutraire ne se sont jamais Rompus. Quant à la durée d^ chaînes et diBs oftbles , l'expérience n'a pas encore prononcé , mais on admet qu'elle est la mène peur les chaînes que pour les cftbies.

924 SIXIÈME PARTIB. ,

Les fils de fer ordinairement employés à la fabrication des câbles ont O^fOOSTô et O^yOCSOS de diamètre, ce qui donne pour sections respectives 5™*"-«-,9/i, et 7'"«-,45; le premier est du n° 17 et le second du n° 18. Les bouts de fil ont environ 150 mètres de longueur. En les mettant en câbles, on a soin d'opérer sur le fil une traction constante, suffisante pour faire disparaître les ondulations qu'il a prises par suite de la disposition en couronne qu'on lui donne pour le livrer au commerce. Quand un fil est placé sur le câble, on relie son extrémité à un autre bout, afin que le câble terminé soit comme formé d'un seul fil. Pour réunir les extrémités de deux fils, on les croise sur une longueur de 0"',10, et sur 0*,07 de ce croisement on les serre avec un fil recuit du n** /i , dont on met les spires en contact.

Si la température varie pendant la fabrication du câble, il convient de rendre mobile une des croupières sur lesquelles passe le fil à l'extrémité du câble, afin d'opérer sur cette croupière une traction qui tienne toujours bien tendue la partie de câble fabriquée, malgré son allongement dû à la dilatation. Par cette disposition, une fois le câble terminé , tous les fils y sont dans un même état de tension , ce qui est de la plus grande importance pour la solidité du câble. Afin de reconnaître à chaque instant en quel point doit se trouver la croupière mobile, avant de commencer le câble, on tend un fil de fer allant d'une extrémité du câble à l'autre; on tient ce fil dans un état de tension constant à l'aide dHin poids, lequel, étant fixé à l'extrémité d'un fil flexible passant sur une poulie mobile, donne, par son mouvement, les allcmgements ou raccourcissements du fil étalon, et par suite la position que doit occuper la croupière mobile.

D'après les expériences de M. Leblanc , pour faire disparaître toutes les inflexions que les fils prennent, par suite de leur mise en couronnes, et qu'ils tendent à conserver lorsqu'on les met en câbles, il faut, avant de les contourner sur chaque croupière, les soumettre à une tension de 300 à 500 kilog. Cette précaution porte la résistance du câble aux 0»86 ou 0,90 de la somme des résistances de tous les fils de f^ pris séparément ; au lieu que si cette traction préalable n'est que de 50 kilog., la résistance totale n'est que les 0,8/i, et les 0,81 seulement si la tension n'est que de 25 kilog.

Lorsque tout le fil est placé en écheveau sur les deux croupières, on réunit les deux brins de l'écheveau, pour en former le câble, à Taide de fil de fer dont on f^it toucher les spires. D'après M. Leblanc, les câbles autour desquels il y a le plus de ligatures sont les plus résistants. Ordinairement, les ligatures ont de 0"',10 à 0*^,11 de longueur et sont éloignées d'un espace à peu près double.

Afin de préserver les câbles de l'oxydation, avant de mettre les fils en écheveaux on les fait passer deux ou trois fois dans un bain d'huile de lin bouillante rendue siccative â l'aide de litharge ; puis, quand le câble

PONTS SUSPBNDOS. 925

est fabriqué et reKé de mètre en mètre par des ligatures provisoires , on y applique une nouvelle couche d'huile de lin» rendue siccative comme pour les couches appliquées par immersion. Dans cet état, les câbles sont conservés sous un hangar, en les préservant des chocs, qui , en enlevant le vernis, rendent l'oxydation facile.

Pour mettre les câbles en place, on jette un petit câble allant d'une pile à Tautre; puis, à laide de petits supports fixés au grand câble et portant des poulies qui roulent sur le petit câble, on fait avancer le grand câble en le tirant par son extrémité , à l'aide d'un treuil établi sur la pile opposée, jusqu'à ce qu'il soit dans sa position définitive.

Les tiges de suspension du tablier sont en fer forgé lorsqu'on emploie des chaînes; avec les câbles en fil de fer, on peut les exécuter en fil de fer, mais ordinairement on les établit en fer ; elles sont plus faciles à fabriquer, et on est plus maître d'en régler la longueur de manière à donner un bombement convenable au plancher lors de sa pose. Les tiges en fil de fer, sans exiger autant de soins et sans être aussi difficiles, se fabriquent par les mêmes procédés que les câbles; on les enveloppe également de ligatures; elles sont habituellement en fils des n" 17 ou 18.

M. Ehdrès, dans son mémoire cité page 922, rapporte un mode de fabrication des câbles sur place, qu'il a mis en usage dans la construction du pont de Beaumont-sur-Sarthe, et âont l'idée première est due à M. Ghaley, constructeur distingué du beau pont de Fri bourg et d'un grand nombre d'autres. ^

Ce mode, dit M. Endrès, se prête merveilleusement à l'établissement des câbles fil par fil et à la place même qu'ils doivent occuper, de sorte que toutes les difficultés inhérentes à la confection en chantier, au transport, au levage et à la pose sont éludées : il consiste â mettre en communication, â travers chaque culée, les parties inférieures des deux puits d'amarre, par une galerie qui permet de réunir deux à deux les extrémités des câbles de chaque tête du pont, et de les attacher Tune avec l'autre au lieu de les amarrer isolément; ou mieux encore, et c'est en cela que consiste le plus grand avantage de ce système, il permet de former fil par fil un ou plusieurs câbles sans fin qui passent d'une tête à l'autre à travers la galerie dont le plafond s'arrondit et s'appareille en forme de voûte renversée, et qui embrassent les maçonneries des culées dans leurs boucles extrêmes.

Il est facile alors de profiter de cette disposition ^our rendre les câbles entièrement et constamment visibles et accessibles , en établissant une communication de cette galerie avec le dehors, soit directement dans les têtes si cela est praticable, soit par l'intérieur de la culée en faisant reposer la chaussée sur une voûte longitudinale qui prend pour pieds-droits les murs de têtej on peut dans ce dernier cas diminuer notablement l'épaisseur de ces murs et de celui de la face , attendu

9>6 Btlim 1»ÀiTIl.

que llibBeiice dtt reoipIlaBageen terre dimitiijie beàuedttp là pfesMén Èar le premier éi l*ftnnale entièrement ftur le dernier (GftS).

La fabrication des (s&bles ear place nétsesaite en général rétàblidM»ment préalable d*ane passerelle de service destinée à lirr^ pttssiige d'une rive à Tautre à rouvrier chargé du transport du fil et de là ligature des brins bout à bout Cette passerelle consiste Bimplemeut en deux cftbles de petit diamètre » disposés sous une flèche peu cos^dé^ rable et supportant à environ un mètre dMntervalle, de manière i servir eux-mêmes de main courante , un étroit plancher soutenu par des fils de fer. Ainsi établi ftu niveau de la partie supérieure des culées» cet appareil réduit h une main d*œuvre facile et rapide , un travail dont Textréme diflSouité par les moyens ordinaires imposait matiMellemsBt tine limite très-rapprochée à la portée des ponts suspendus.

te nouveau t)rocédé constitue réellement un progrès précieux, car t^*est surtout dans les grandes ouvertures que lé systèbie des ponts so»pendus met le mieux en évidence les avantages qu'il présente sous le rapport de la facilité, de la promptitude et de Téecnomie d*exécutien.

M. Endrès pense que dans toutes les circonstances où Une voie deenmmunication aurait à franchir une vallée profonde, on ne deiri^îl pas hésitera construire un pont suspendu de 5, (S, 7, bu S cents ttiètres d^ouverture, pourvu toutefbis que les versants de Ift vallée SeU*onvettt aatut'sllement disposés de manière à permettre d'étdblir la partie inférieure des supports bien-au-dessus dû point le plus btls deë c&bles; eâr sans cette condition Tobstacle naîtrait de Timpossibilité de construire des supports dé 60^ 60, 70 ou SO mettes de hauteur. Le pont dû FHbourg, qui est le plus grand qui ekiste , a 265^,96 entre les appuis.

6114. Piliers. Les Chaînes ou cftbles paissent sur des piliers élevés sbr les culéas, puis s'infléchissent au delà de ces piliers pour péitétrtf dans des massifs de maçonnerie reliés à lA culée et auxquels M les its (solidement

Le prolongement M , figure 33, planche Itf» de la chaîne, iiu dsià du pilier, s*appel1e thcdne de retenue; 11 est soumis à la tensicm maximum T de lA chaîne au point ê (6&7) et h9 pilier doit avoir une see^ tion suffisante pour résister à la résultante de ces deux tensions égtlei.

La tension de la chaîne au point s est dirigéee suivant la tangente à m courbe en ce point, c'est-à-dire suivant ^B, qui rencontre fax» des y au point B donnant OB=eOCi Gela n'est rigoureusement vrai qu'aatant que la partie courbe dd eftble se prolonge Jusqu'au i^nt i, et comme il est rare que ce cas se réalise ^ il vaut mieux dire que la tu»sibn T est dirigée suivant la tangente à la Courbe au point poitt* le^asl on a défini /et dau n* 6/i6, et que cette tangente rencontre l'axe des y à \ine distance du scMumet égAle à / (page 932).

Gomme ordinairement les deux angles B^D et A^D sent égfttx» il ^'ensuit que la résultante de la tension T de la chaîne de edspenBimi et

POMTS SCSPfiimtJB. 92if

de celle égale dé la chaîne de retebue est dirigée suivant là tertlêàle s^\ d'où^ T étant représenté par «B, cette résultante le sera pat^ ^D, et en la désignant par R, on aura

R:T=:#D ou tf:sBO\i i/5*TÏ7»j d'où R=:--ML=r.

Remt)laçant dails cette formule t t)lEii' sa valem" (6/i7) il vient

ainsi le piliei^ est chargé dW poids égal à 2 fois celui de toute la portion de îsystèttie, tàbliel^, câble et surcharge, comprise depuis le point bas du oâbliB jusqu'au pilier considéré.

Les mêmes lellréS oOl les iiiémél BigniBcaifons i^i'aii ta* 646.

Connaissant la valeur de R, il sera facile de calculer la isectkm à donner aux piliers pour y résister (9i8>.

Lorsque Tangle A^D n'est pas égal à Tangle B^D la résultante B partage encore Taogle A^B en deux parties égales, et elle n'est plus pair conséquent dirigée suivant la verticale «D; alors R se décompose en deux forces : l'une verticale, dirigée suivant ^D et qui agit par compression «ur le pilier; l'autre horizontale, qui tend à renverser le pilier et à le faire glisser sur sa base ou sur ses joints. Le pilier doit avoir des dimensions suffisantes pour résister à Tune et à Tautre de ces composantes. Quelquefois un pilier sépare deux travées dont les câbles sont fixés à son sommet. Dans ce cas « la tension de chaque câble se décompose en deux forces. Tune verticale et Tautre horizontale; les forces verticales s'ajoutent, et le pilier doit résister à leur somme sans s'écraser; les forces horizontales se retranchent, et leur différence ne doit pas ètr« suffisante pour faire tourner le pilier autour de l'arête extérieure de sa base , c'est-à-dire que le moment de cette différence, pris par rapport à cette arête, doit être moindre que celui du poids du piliw, augmenté de celui de la somme des composantes verticales des tensions, pris également par rapport à cette môme arête. Il ne faut pas non plus que cette force horizontale soit suffisante pour faire glisser le pilier sur sa base ni sur aucun de ses joints. Pour éviter ce dernier glissement, on relie toutes les assises du pilier par quatre tirants en fer qui s'élèvent du bas du pilier jusqu'au sommet» où ils se boulonnent sur la plaque de fonte qui porte les chevalets auxquels sont fixés les câbles.

Il faut aussi que là résultante des tensions ne soit pas suiBftsante pour faifé rompre les piliers suivant sa direction. Pour éviter cela, qoand cette résultante est considérable, il convient de relier entre elles les pierres d'une même assise par des crochets et des ancres horizontales. La section du- pilier étant suffisante pour résister à la composante ve^-

eîs sfxiftn PAiTiE.

ticale des tensioBs, on peut dire que Ton n^a pas à craindre cette rupture oblique suivant la direction de la résultante , tant que cette direction ne passe pas hors de la base du pilier.

Pour évaluer la composante horizontale qui tend à renverser- le pilier, on suppose que Tune des travées du pont est chargée de 200 kilog. 1 par mètre carré de tablier, et qu'aucune surcharge ne repose sur Tautre ; ce cas est le plus défavorable, mais il se présente. La pierre des piliers ne doit pas travailler sous une pression supérieure à celle indiquée n* 218, et même dans quelques ponts, au pont de Fribourg, par exemple , on a réduit la charge à 1 kllog. seulement par centimètre carré; dans les ponts construits avec de la pierre ordinaire, les voussoirs travaillent souvent à 20 kilogrammes par centimètre carré.

Dans quelques ponts, on a substitué aux piliers en pierre des bielles en fonte placées chacune dans la direction de la résultante des tensions des deux parties du câble qui sMnfléchit sur son sommet.

6ttâ. Massifs d^ amarrage, La chaîne de retenue, arrivée au sol, y pénètre en ligne droite, ou ordinairement en s^infléchissant de nouveaa afin de diminuer la longueur du massif d'amarrage , qu'alors on relie facilement à la culée de manière à ne faire qu'un massif de leur ensemble. Dans les ponts où les culées avancent de manière à être isolées, le plus souvent chaque massif d'amarrage se relie à la culée par un des ] murs en retour ; par cette disposition , la maçonnerie de ces murs est doublement utilisée.

Quelle que soit la forme du massif, son ensemble doit être sufiSsant pour résister à la tension T qui le sollicite suivant Â^ (fig. 33, pL UI).

Supposons d'abord que la chaîne de retenue ne s'infléchisse pas an point A, et soit ^ l'angle que fait sK avec la verticale et P le poids du massif. La tension T se décompose en deux forces : l'une, T cos p, laquelle, étant verticale, tend à soulever le massif dé^maçonnerie, et par conséquent à diminuer la pression et par suite le frottement de celui-ci sur sa base ; l'autre T sin p , laquelle étant horizontale , tend à faire glisser le massif sur sa base.

Pour que la massif ne soit pas soulevé, il faut que l'on ait

T cos p < p.

Pour que le massif ne glisse pas, on doit avoir

Tsin p < 0,76 (P— Tcos p).

De plus, la tension T doit être moindre que la résultante, suivant sa direction, du poids P et de la résistance au glissement 0,76 (P — - T cos P).

0,76 est le coe£Bcient de frottement du massif sur sa base; on doit négliger l'adhérence des mortiers, ceux-ci n'étant ordinairement pas entièrement secs lors de l'essai du pont (62 et 644).

PONTS SUSPENDUS. 9i9

Lorsque la chatne s'infléchit, il faut placer le point d'inflexion dans le sol , afin de diminuer la tendance des assises supérieures à glisser. Le massif doit satisfaire aux conditions du cas précédent, et de plus la résultante des tensions des parties A^ et AE de la chaîne de retenue doit être insuffisante pour renverser la eulée. Ordinairement la direction de cette résultante , qui divise Tangle des deux parties Aj et AE en deux parties égales , passe dans la base de la culée et ne tend pas à renverser le massif, si toutefois la fondation est assez solide pour que Tarête de la culée n'y pénètre pas.

Quoique la chaîne de retenue soulève une grande partie du massi^ d'amarrage, il n'en faut pas moins faire la fondation très-solide, parce quelemassif étant plus fortement soulevé en des points de sa base qu'en d'autres , les affaissements inégaux sont à craindre.

La partie de câble placée dans le sol étant plus sujette à l'oxydation » il conviendrait de la faire en fer forgé; dans tous les cas, on doit avoif soin de la couvrir de vernis. Gomme » pour la solidité , on est obligé de faire étroites les cheminées de passage des câbles, et que par suite on ne peut aller vérifier l'état de ceux-ci , il convient de remplir les cheminées de chaux grasse réduite en pâte , et de placer une couche de suif sur la surface de la chaux ; par cette disposition , tout le métai étant privé du contact de l'air, il se conserve bien. Les cheminées ont de 0",08 à 0",12 de hauteur sur une largeur proportionnée à celle des faisceaux de câbles <65d).

La clavette qui retient l'extrémité du câble s'appuie sur une plaque de fonte; cependant des constructeurs la font directement reposer sur la pierre , mais alors il faut avoir bien soin de proportionner ses dimensions de manière qu'elle n'écrase pas la pierre sur laquelle elle est placée, il faut av^ir soin d'éviter de reposer la plaque de fonte ou la clavette sur du bois, dont la prompte pourriture amènerait la chute dv pont. On ménage dans le massif une cheminée verticale, qui permet d'aller constater à volonté Tétat de la clavette d'amarrage. Une petite chambre réservée en dessous de la clavette permet d'y faire les réparations qui peuvent être nécessaires.

656. Planchers. Les planchers reposent sur des poutres , ordinaire-* ment en bois, supportées à chaque extrémité par une tige ; ces poutres sont espacées de 1",2[5 à 1",50 environ. La partie de tablier qu'elles supportent et la surcharge provenant des plus fortes voitures guident pour en fixer les dimensions ; le cas le plus défavorable est celui où on suppose la moitié du poids de la partie de tablier qui y correspond ap-* pliquée en son milieu , ainsi que celui de la plus forte voiture (224). Il convient de remarquer que le plancher reporte , dans ce cas défavorable, une partie de la charge sur les poutres voisines.

Toutes les poutres sont reliées entre elles par quatre longrines, qui servent en même temps â surhausser les trottoirs , et par les madriers

1)50 sixiÈai piRni.

du premier pltncher. Des contreyents en fer ou en bois empêchent le i^stèroe de faire parallélogramme dans le sens horizontal.

Dans quelques ponts on a recouvert la face supérieure des pontres d*nne plaque de zinc mince, qui empêche la pénétration de Teau et eontribue à U conservation du bois.

Les madriers du premier plancher ont de C^IO ^ O^.lâ d'épaisseor, et on les espace de quelques centimètres pour que Tair circule le mieux possible entre eux. Le plancher supérieur a 0",05 & 0",06 d'épaisseur; les pièces en sont jointives et placées suivant la laideur du pont , afin que les pieds des chevaux y trouvent des appuis. On laisse entre les extrémités des pièces de ce tablier et les longrines qui supportait les trottoirs un Jeu de quelques centimètres, afin que les eaux trouvent un écoulement facile.

La lai^ur d*un pont suspendu dépasse rarement 8 mètres; au delà les poutres exigent des dimensions trop fortes. Sur ces 8 mètres, on prend k'^fiO pour la chaussée, ce qui est nécessaire poiur que deux voitures se croisent, et le reste est employé en trottoirs. Lorsque le pont est peu fréquenté et d'une faible longueur, on ne donne au passage des voitures que â'fSO à 2",|ie ot de 1 mètre à 1",10 à chaque trottoir ; la largeur d'un tel pont , sur lequel les voitures ne se croisent pas , n*a Jamais été de moins de /ii%/iO.

Si une largeur de 8 mètres n*était pas suffisante , on pourrait placer les trottoirs à Textérieur des tiges de suspension , sauf à supporter, si eela était nécessaire , un côté de chacun d'eux par un câble séparé du faisceau supportant la chaussée et son autre côté.

S67. Garde-corpf. Quoique les garde-^sorps en bois enlèvent dl la largeur au pont, il convient de les employer à cause de la rigidité qu'ils communiquent au plancher ; c'est aussi pour mieux atteindre ce but qu'on les forme d'une suite de croix de Saint-André. Leur hauteur varie de C'.dO à i mètre.

6ÔB. Appareils employés pour Vexécution des traoaux sous Feau, Bout enlever du fond de Teau une pierre ou tout autre objet analogue, on se sert d'une tenaille dont l'axe d'articulation des mâchoires est fixé à l'extrémité d'un l<mg manche. Les mâchoires se prolongent au-dessus de l'articulation par des tiges formant avec d'autres un parallélogramme dont tous les côtés s(mt égaux et articulés. Une corde Qxée au sommet supéiieur du paralléiogramme , ets'éievant le long du manche jusque hors de Peau , permet, en la tirant ,de serrer entre les mâchoires de la tenaille l'objet qui s'y trouve , et que l'on peut alors élever à la surface de Teau.

Pour creuser le sol soos l'eau on fait usage soit de la drague à main , soit de la drague à chapelets munis de hottes à griffes, laquelle est mue par des animaux ou par la vapeur.

La cloche à plongeur^ employée peor retirer du f<md de Teau des

APPAREILS PO^ TIliVAItUft SOUS L'eAU. 99i

porps qui y tfoni tombés , ou même pour y faire 4es travaux de démoli* tioa 011 de çoi)£truqtioq, consiste en uu vase ouvert par le bas, fermé pur toutes les autres f^ces, et daas lequel des hommes peuvent travailler h d^^ profondeurs considérables sous Teau.

J^a oloche de plongeur, telle qu'elle a été porfeqtionnée par Bennie, f^ telle qu'elle est eiii^ore emplQjée en Angleterre) a à peu près la forme d'un parallélipipède. Sa largeur est de i'",38 et sa hauteur extérieuremeqt est de i^^^ sur i",73 intérieupement* l&es dimensions vont un peu en augmentant depuis }e haut jusqu'en bas* On la coaie en fonte l}'ufl peul jet» e^ faisant se« parois assez épaisses pour éviter itQute fissure, u)éiiie en cas d'aocident, et pour que son poids soit suffisait pour qu'il ue soit pius nécessaire 4e }9l lester pour la submerger quoique pleine pl'ajr. Au sommet de la cloche est pratiquée une ouverture corn muni*- ^ua&t avec l'intérieur par plusieurs trous, également circulaires, et fermés par autant de soupapes en cuir s'ouvrant de haut en bas; Un fort ^uyau 4e cuir vissé sur l'ouverture extérieure sélève jusqu'à la pompe foulante placée sur l'échafaud ou le bAtimeot duquel on manoeuvre la «loche; celle-ci est suspendue A de fortes chaînes engagées dans des an-» neaux en fer emprisonnés dan« le corps de la cloche au moment de la fusion.

-, L'intérieur de la cloche ^t éclairé à Taide de 12 lentilles circulaires en verre trés-Apais, solidement fixées par des écrous et du mastic sur le pourtour de la face supfh*ieure.

, La pioche contient aisément deux personnes assises sur des siégea conveqableinent placés. Le poids total de l'appareil est d*environ liOQQ ki^g, M pompe foulante qui fournit Tair est ordinairement ms^ nœuvrée par U hommes. Pour que l'air de la cloche n'ait {aucune i^'^ fluence fAcbeusesur la santé des ouvriers, il faut qu*i} renferme au plus 4 A 5 pour iOO d'air vicié; pour obtenir ce résujl^^^ la pompe doit re* pouveler A A d mètres cubes d'air par heure ^p pAr jhomme« L'air vicié p^r la respiration étant plus chaud et par suite ffîoips dense que l'air frai^, P s'accuipule au haut de la cloche, 4o^ op l'expulse A Taide d'un robinet.

A mesure que la cloche s'enfonce sous l'e^u et que la pression û» l'air y devient plus considérable , les plongeurs ressentent da^ les oreilles une douleur assez vive , qu'ils font disparaître en opérant dans la bouche, celle-ci et les narines étant bouchées, un mouvement de déglutition , ou en avalant leur salive.

lorsque l'eau est limpide , )a lumière est très<grande sous 1a cloche. Les signaux sont communiqués le plus souvent par les plongeurs, aux j^rsonnes qui manceuvent la cloche, au moyen de coups de marteau frappés contre les parois de celles! , et ils n'en exigent généralement qu'un petit nombre.

Pour extraire des pierres qui jpisaient au fbnd du port de Gberbourig

^SS SIXitn FAftTII.

on t fait usage d^une cloche t que son Inventeur, M. le docteur Payène« appelle bateau-plongeur. Cet appareil . dont la forme se rapproche de celle d*un bateau, est divisé, par des cloisons à peu près verticales , mi trois compartiments, dont celui du milieu est divisé en deux chambres par une cloison horiiontale garnie d*une porte qui permet aux ouvriers de passer de Tune des chambres dans Pautre; la chambre inférieure est flans fond.

Avant Timmersion^ on comprime de Tair dans les compartiments extrêmes, et les plongeurs s*enferment dans la chambre supérieure. Geia fait, en foule de Teau dans les compartiments extrêmes, dont Tair se rend dans la chambre intermédi(dre supérieure, et par suite de Taugmentation de poids due k cette eau, l'appareil sMmmerge progressive ment Arrivé sur le fond, on ouvre la porte de la cloison horizontale, l'air comprimé refoule Peau de la chambre inférieure, et les ouvriers y descendent pour travailler.

On maintient Tair de 1 appareil à l'état respirable en le faisant passer, à Taide d'un fort soufflet, dans une dissolution alcaline. La tuyère de ce soufflet est garnie d'une pomme d'arrosoir, laquelle en divisant Tair en petit iilets le met mieux en contact avec la dissolution.

Le scaphandre^ imaginé par M. Sièbe, est un appareil que le plongeur porte lui-même , et qui le laisse assez libre de ses mouvements pour qu'il puisse procéder à des opérations de sauvetage , et même exécuter sous l'eau, à des profondeurs considérables, des ouvrages de construction ou de restauration. Le remplacement de l'air vicié par l'air pur se faisant au moyen d'une pompe fonctionnant avec beaucoup de régula* rite , l'ouvrier peut facilement rester sous l'eau pendant 3 à & heures et même plus.

Le scaphandre a été appliqué pour visiter et construire quelques par* ties de fondation des piles du pont de Bancaire, sur le Rh6ne , pour le chemin de fer de MarseUle à Nîmes ; aux ponts de Cette et de Marseille» on s'en sert fréquemment pour visiter l'état des fondations et y exécuter des réparations. M. Laroque, après avoir fait faire une partie de revêtement en ciment de Vassy, à une profondeur de 4"«50 sous l'eau, au fort de la Joliette, pour s'assurer de l'état du travail , a fait lui-même une descente sous-marine , et il reste convaincu que l'on peut tirer un trèsbon parti du scaphandre dans l'exécution des grands travaux hydrau** liques ; il est fâcheux que. son prix soit aussi élevé (6500 à 7000 francs).

Le scaphandre se compose :

1' D'une pompe à air contenue dans une caisse de 0'*,60 à 0",80 de côté , dont le poids est de 125 kilog* environ ;

2* D'une autre caisse contenant des souliers plombés, des plaques de plomb et des vêtements de laine, tels que camisoles, caleçons, bas et bonnets;

8* D'un vêtement Imperméable en caoutchouc d'une seule pièce , qui

APPAREILS POCa TRATAaLBR SOCS L*BAU. 935

part du milieu du dos et couvre tout le, corps en formant un pantalon à bas;

k" D'une épaulière en métal, dont le collet circulaire porte un pas de ▼is , et la partie inférieure un système de bandelettes en cuivre qui sert À fixer le haut du vêtement imperméable ;

5° D*un casque en métal, de forme ovoïde, dont la hauteur est de O'^^SS et la largeur O'yS?. La partie inférieure du casque, à la hauteur du col, est ouverte circulairement, et porte un écrou en métal qui s'adapte au pas de vis de Tépaulière et permet la réunion complète du casque au vêtement imperméable. La face du casque est munie à la hauteur des yeux de deux carreaux fixes en verre fort épais de 0",id de diamètre; à la hauteur de la bouche existe aussi un carreau mobile de même dia* mètre , qui est placé dans un châssis en métal formant le pas d'une vis dont l'ouverture du casque forme l'écrou ; une rainure tient ce verre très-fixe, et on peut très- facilement le retirer, ce qui permet au pion* geur de respirer librement sitôt sa sortie de l'eau.

Les carreaux sont préservés par des petites grilles en métal. Le conduit d'aspiration d'air pur et celui de décharge de l'air vicié sont formés à l'intérieur du casque par de petits canaux placés autour des carreaux ; l'air pur arrive par le dessus et derrière la tête ; le casque est muni à cet effet d'un pas de vis qui reçoit l'écrou d*un tuyau en caoutchouc de O'yOdô de diamètre, au moyen duquel la pompe envoie l'air pur; Tair vicié sort par une petite soupape placée sur le derrière du casque et dont la jonction s'opère sans permettre à l'eau de rentrer.

Pour se revêtir du scaphandre il faut procéder comme il suit :

On se revêt d*abord d'une camisole de grosse laine, d'un caleçon et d'une paire de bas de même étoffe, il faut mettre deux paires de bas s^ la température le requiert; ensuite on endosse le vêtem^t en caoutchouc , qu'il faut avoir soin de placer auprès du feu afin qu'il se ra« mollisse dans le cas où il serait roide; sans cette précaution, on pour^ ralt couper le caoutchouc. Ces vêtements mis, on pose sur ses épaules un coussin-couronne qu'on fait passer par-dessus la tête, et on passe ensuite la tête dans l'épaulière ou collet du casque, qu'on raccorde au vêtement imperméable, en serrant fortement avec une clef les 13 écrous. Les mains sont entièrement libres, et afin que l'eau ne s'introduise pas par les poig:nets du vêtement imperméable , on les lie étroitement avec de larges bandelettes en caoutchouc , en ayant bien soin de placer des linges entre la peau et le vêtement; on met une nouvelle paire de bas par-dessus le vêtement, qui doit être aussi recouvert d'un surtout en toile à navire, dont le but est de le garantir de Tusure qui pourrait résulter du frottement et des chocs.

Le plongeur se garnit ensuite les pieds de forts souliers à semelles de plomb, il se recouvre la tète d'un gros bonnet de laine qu'on doit bien lui appliquer sur les oreilles, ce qui est urgent (il serait même bon dQ.

boucher ces dernières avec du coton). Dans cet état, on lui recouvre là tête du casque, sans placer le verre mobile de face; le casque est vissé sur Tépaulière de manière que le tube à air revienne sous le bras gauche, sur le devant du plongeur; on lui attache autour du corps et sur le devant de l'épaule droite le cordage de signal et de sauvetage. On maintient le tube à air serré contre le corps par une ceinture à laquelle est adapté un étui , contenant un couteau qui sert à trancher ce qui pourrait arrêter ou embarrasser le plongeur ; on place des plaques de plomb , l'une sur le devant , l'autre sur le derrière ; la corde qui les fixe doit enfiler les brides qui existent sur le casque , et après avoif passé par les poids elle est retenue par devaht au moyen d'un nœud coulant

Sur le ponton ou le quai d'où le plongeur doit descendre , on place le tuyau d'aspiration en forme de serpentin, de manière qu'il ne puisse se rouler et interrompre le passage de l'air ; on adapte à la pompe une extré^ mité du tuyau et l'autre au casque, et on essaye si la pompe fonctionné bien. Lorsque tout est fcien disposé , et que le plongeur est prêt à descendre, on visse sur le devant du casque le verre mobile; à partir de ce moment la pompe à air ne doit pas cesser de fonctionner, car quoique le plongeur ne «oit pas dans l'eau, il est entièrement privé d'air, puisque celui-ci ne peut plus lui arriver que par le tube du casque.

Avant de descendre dans l'eau, le plongeur fait régulariser le mouvement de la. pompe suivant ses besoins, en faisant signe aux pom-* peurs d'agir plus ou moins vite suivant qu'il n'a pas assez ou qu'il a trop d'air. Le premier cas se fait sentir par l'arrivée des sueurs, des étouffements et des crampes d'estomac ; alors la pompe doit fonctionner plus vite; il doit en être autrement si le plongeur ressent de forts sîflBeménts d'oreille et des espèces de frissons.

La descente dans l'eau se fait au moyen d'une échelle fi^éemu fond par un lest Les effets qui suivent l'immersion complète du plongeur sont d'abord un très-fort bourdonnement d*oreilles, un assourdissement de tous bruits extérieurs, et une obscurité presque complète, qui cesse au bout de quelques minutes de séjour sous l'eau.

Si le plongeur s'éloigne à une grande distance de l'échelle, il doit y attacher une ficelle qu'il tient à sa main et qui lui permet de retrouver son chemin ; il doit se munir aussi d'un levier qui lui sert d'appui, et de plus avoir soin de marcher de préférence à reculons, en tâtant s'il fait obscur; 11 doit se mouvoir lentement et dans des sens déterminés, afin de ne pas s'embarrasser dans le tube ou le cordon, et aussi pour éviter de briser les verres du casque en les cognant contre quelques pointes dures.

Deux hommes de confiance doivent être placés là où est descendu le plongeur pour observer soigneusement le cordon de signal et le tube de respiration, qui doit toujours être modérément tendu; la surteil-*

ÀPPÀmEiLS poum TiAYÀiiXEft sous l'eàu. 83S

tance de ees bommes doit être de toute confiance, on ne doit leur per« mettre aucune conversation qui pourrait distraire leur attention des signaux ou de toute autre circonstance. Si par la corde, qu'ils ne do>* vent pas quitter, ils sentent la moindre secousse due à une chute ou à tout autre accident, ils doivent haler de suite le plongeur, en veillant à ce qu'il n'y ait aucune interruption dans la pompe. Aussitôt la tête horsdeTeau, le premier soin doit être de dévisser le verre mobile du casque, afin que le plongeur puisse respirer à Taise.

Les surveillants doivent aussi signaler de temps «n temps au plongeur que tout va bien; ce dernier doit leur répondre; dans le cas contraire il faut le haler. Les signaux se font en tirant la corde de sauvetage un certain nombre de fois convenu, en raison de la nature du travail. Le plongeur peut aussi correspondre avec les surveillants en écrivant ce quMl désire sur une ardoise fixée à Textrémité d'une corde; les surveil^ lants lui répondent par le même moyen.

. Mous terminons ces indications sur le scaphandre en engageant à suivre avec une scrupuleuse attention les indications données par M. Sièbe pour l'entretien de ses appareils ; car si l'on négligeait de les nettoyer ou de ies entretenir quand ils sont en magasin, il en résulterait des avaries qui les mettraient proipptement dans l'Impossibilité de pouvoir servir.

Encaissement à revêtir. Avec cet appareil, on est parvenu à faire» à plusieurs mètres sous l'eau, au moyen du ciment de Yassy, et sans épuisements, des revêtements d'une épai^eur de 0'",iO à 0'",20, qui ont une parfaite adhérence avec les maçonneries restaurées , et qui présentent un parement droit et uni comme s'ils avaient été faits hors fde l'eau avec la truelle.

De l^avis de MM. les ingénieurs qui se sont le plus spécialement occUj!)ês^s effets produits par l'eau de mer sur les matières qui entrent dans la composition des mortiers hydauliques (5&6), et entre autres MM. Vicat et Fébmrier, le moyen à adopter pour préserver les maçonneries en mortiers douteux consiste À faire, avec le plus grand soin, sur les parements, des revêtements ou des rejointoiements de 0",0ô à 0*^06 de profondeur, avec des ciments inattaquables par Teau de mer, tels que ceux de Vassy et de Parker.

L'exécution de ces travaux préservatifs, asseï simple pour des constructions neuves en cours d'exécution, présentait, pour la restauration des ouvrages i des difficultés qui se sont aplanies par l'usage du scaphandre et de l^eneaissement à revêtir; c'est ce qu'ont démontré les revêtements sous-marins en ciment de Vassy exécutés par M. Oariçl dans les ports de la Méditerranée , en France et en Algéria

L'encaissement à j*evêtir est formé dede^x poteaux en bois, d'une longueur supérieure à la profondeur de l'eau, et espacés d'environ S",00 d'axe en axe» Ces poteaux sont réunis ^ leur partie inférieure par

936 SnUfin PAftTK.

une traverse horizontale, et le long de chacun d*eax est fixée une tige en fer de 0',015 de diamètre. La paroi de rencaissement destinée à former le parement du revêtement se compose d*une série de madriers en chêne de 0«.035 d'épaisseur et 0"',25 à 0"',30 de largeur, dont chacun . est garni à ses extrémités d'un piton à vis, lequel, en glissant le long;, des tiges en fer, fait que tous les madriers se superposent sur toute la hauteur des poteaux en formant une surface unie.

Avant de poser rencaissement, on procède à la préparation des surfaces à revêtir ou des parois des affouillements à remplir, c'est-à-dire qu'on les dégrade ou qu'on les pique au vif pour les dépouiller des mousses et lichens. Cette opération s*exécute au moyen de longues barres à mine appointées, et de brosses de chiendent ou de balais adaptés & des manches assez longs pour atteindre le fond de l'eau. On dépouille ensuite le pied de la paroi des résidus du dégradage ou des autres matières qui y sont accumulés, en se servant de râteaux en fer ou de dragues à main.

On place alors la ferme de l'encaissement, qui descend verticalement dans l'eau, la traverse inférieure étant lestée au moyen de moellonnaille maintenue par des planches fixées contre les poteaux, du côté opposé au revêtement à exécuter. On amène la charpente de manière que quand les madriers liront en place leur face intérieure coïncide avec le parement que l'on veut obtenir ; alors on la fixe solidement dans cette position au moyen d'amarres; puis, si le parement a partout la même épaisseur, on place tous les madriers de l'encaissement; dans le cas contraire, ou s*il y a des vides à remplir, on ne pose qu'un ou deux madriers à la fois, et on fait au fur et à mesure la partie correspondante du revêtement

Le remplissage entre rencaissement et le mur, c'est-à-dire l'exécution proprement dite du revêtement, se fait au moyen de la pelle à couler, instrument particulier à ce genre de travail, et qui est formé d'une lame de tôle de 0",û5 de côté, qui se relève sous un certain angle à partir d'environ la moitié de sa longueur , et qui est garnie d'une joue en retour d'équerre le long d*une arête longitudinale. Ce relèvement de Textrémité de la joue suffit pour maintenir sur la pelle la matière que l'on descend dans l'encaissement La saillie de la joue plus l'épaisseur du manche doit être égale à l'épaisseur la plus faible du revêtement, afin que la pelle puisse circuler partout avec la plus grande charge possible. La pelle à couler est garnie d'un pilon, dont le manche est aussi long que celui de la pelle, lequel doit ^rtir de l'',ôO au moins de l'eau lorsqu'on travaille au fond de l'encaissement ,

Ayant placé la pelle horizontalement, l'ouvrier la garnit de mortier déciment et de cailloux concassés, en couvrant, sur toutes les faces vues, cette espèce de béton par un enduit de 0*^,02 d'épaisseur arasant la joue de la pelle. Ce garnissage de la pelle doit se faire avec rapidité ,

CÀVÀUX. 93T

afin que rimmersion ait lieu au moment où le ciment commence à prendre, ce qui arrive parfois après une ou deux minutes.

La pellée étant bien i^gulièrement préparée, on la descend verticalement et avec précaution entre rencaissement et le mur, en fj^^ant glisser le manche contre les madriers; arrivée à la profondeur voulue, Touvrier incline le manche vers lui de manière & rendre Textrémité de ]a pelle à peu près verticale, et soulevant l^rement la pelle, le con« tenu s'en détache facilement; avec le pilon on le régularise et on le fait adhérer à la paroi du mur et à la partie de parement déjà faite. Le pilon doit faire le nécessaire sans délayer le mortier; sa manoeuvre étant faite avec beaucoup de précaution, elle ne produit qu^une laitance presque insensible avec un mortier très-gras, de trois parties de ciment de Vassy pour deux de sable.

Quand r^icaissement est garni jusqu'au niveau de Teau, on le déplace pour le reposer à la suite et exécuter une nouvelle portion du revêtement.

Malgré les difficultés d'exécution , avec des ouvriers habiles, soigneux et exercés comme ils doivent l'être, les revêtements en ciment de Vassy se font avec beaucoup de célérité. Ainsi , pour le revêtement des fondations de la batterie Aljefna, à Alger, un atelier composé de 6 dégradeurs, 2 plongeurs, 3 poseurs, 3 gâcheurs de ciment et 2 manœuvres, en tout 16 ouvriers, faisait en moyenne deux longueurs d'encaissement par journée de 12 heures; la profondeur d'eau était de 2",00 à 2"',50, ce qui formait une surface de 5 à 6 mètres carrés pour les deux encaissements*

6^9. Division des canaux. Un canal construit latéralement à une rivière , que la pente , les sinuosités du lit et le régime des eaux ne permettent pas de rendre économiquement navigable, prend le nom de canal latéral. Un canal destiné à. établir une communication entre deux cours d'eau navigables est appelé canal à point de partage.

Page 1