‹ Formules, tables et renseignements pratiques:Chapitre 34 sur 328 · ÉCOULEMENT DE L'EAU · texte numérisé non relu

ÉCOULEMENT DE L'EAU

151 (Int., 1566 à 1576, pour Téquilibre des fluides et des corps plongeants, et pour les moyens de mesurer la pression des fluides). Le moiwement d'un fluide est dit permanent (le régime est permanent) , lorsque les hauteurs des niveaux, les aires des sections transversales de la masse fluide, et les vitesses du fluide en chacun des points de ces sections sont constantes.

De la nature propre des fluides, les molécules étant contiguês les unes aux autres sans interruption, ce que Ton exprime en disant quMl y a continuité du fluide^ il résulte que pour les liquides, que l'on peut considérer comme étant incompressibles (2* partie), il passe dans chaque section le même volume de fluide à chaqu^ instant quand lé régime est permanent

Pour les gaz, la permanence du mouvement exige bien, comme ^ouf les liquides, que le même poids de fluide passe dans chaque tranche dans le même temps ; mais les pressions étant variables d'une section à une autre, il en résulte que les volumes écoulés sont vu*iables'pour chaque tranche.

152. Hypothèse du parallélisme des tranches. Afln de pouvoir analyser les phénomènes de l'écoulement des fluides, on a été obligé c|e supposer le parallélisme des tranches, c'est-à-dire d'admettre que tout volume fluide est composé de tranches très-mincès, normales à la direction du mouvement du fluide, se mouvant en restant constamment parallèles à elles-mêmes, conservant toujours le même volume, et ne

ÉCOULSIBIIT DB L'EAU. fi

faisant que s*élai^r ou se rétrécir suivant que le vase dans lequel elles se meuvent s'élargit ou se rétrécit La vitesse du fluide est supposée être la même en tous les points de chaque section.

On conçoit que ces hypothèses ne sont à peu près réalisées que dans le cas où le fluide se meut dans des vases, des canaux ou des tuyaux de conduite dont la forme continue et régulière ne varie que par degrés insensibles.

155. Supposant que les parois du vase sont continues et tellement raccordées avec Toriflce d'écoulement, que Ton puisse, si cela était entièrement possible, considérer le parallélisme des tranches comme réalisé, on prouve théoriquement (Int., 1579), que le niveau restant constant dans le vase, d'où natt la permanence du mouvement* on a

«=^/2^, d'où A = ^.

^ vitesse d'écoulement;

h hauteur génératrice ou hauUwr de chuie; e'eti U hauteur do alvetn da llqniétf dans le rase au-dessus du centre de graTÎté de roriflee.

Ec(nilemeni en mince paroi. Lorsque Fécoulement a lieu en miaoe paroi , c'est-à-dire quand l'épaisseur de la paroi dans laquelle est pratiqué l'orifice d'écoulement est moindre que la plus petite dimension de l'orifice, et au maximum de HTfi^ à 0*,06, la vitesse avec laquelle l'eao s'écoule est, comme dans le cas précédent, trèsHScnsiblement donnée par la formule de Toricelli

D peut être appelé vHeue ihéorigw ; la iriietee réelle est moindre , mail seolenent de 0,04 à 0,09 de v. Cette diminution de vitesse est due an firottement de rean contre les parois de roriflee et i la résistance de rair.

La formule fait voir que dans les cas précédents d^écoulement de l'eau, la vitesse théorique est celle qu'acquerrait un grave en tombant dans le vide de la fauteur h (19).

PBIMltRB PiUTIB.

Page 1