Outils (Tun compagnon maçon. Un maçon se sert
1" De deux auges en bois de O'^JS de longueur en haut et 0",50 su fond, sur 0",50 de largeur en haut et 0"^30 au fond, et de 0",â2 2i 0",26 de profondeur;
MAÇONlIBaiIft» i457
So D'orne truelle de 4)",tô de longnenr, moins large k rextrémité que près d« «lanche. A Paris, quaad elle sert à prendre le mortier, on rqtpelle guerluchone; la truelle est employée pour le plâtre. La guerluebMie est en ler et légèrement arrondie k son extrémité; la trnelle est en enivre et à angles tiIs, «in qu'elle ne aoit pas attaquée par le pl&tre et qu'on puisse bien aettojer les anglea de Fauge avant de gâcher du nouveau plâtre ;
3<> D'une hachette qui a une tète carrée d'un cdté ; la tête sert k débiter les moellons et k les assujettir sur le lit de mortier, et le tranchant à tailler les moellons qui n'ont pas des formes convenables, et surtout à nDdre les lits horizontaux. Le marteau de maçon n'est autre chose qu'une grosse hachette dont le tranchant est remplacé par un pic très-allongé ;
À** De cordeaux et de fiches en fer servant k indiquer la position du mur k construire. Pour fixer ces cordeaux, on établit, de part et d'autre du mur k ériger, deux liteaux sur lesquels on cloue différentes traverses qui servent d'attache aux ficelles. Quand le mnr k établir se raccorde k d'autres existants, les fiches en fer, que Ton implante dans ces murs, servent k fixer les cordeaux ;
5» D'un fil à plomb qui sert k élever les parements verticaux. Outre le tronc de cône en fer ou en cuivre, fixés k l'une des extrémités de la ficelle, une plaquette carrée en tdie eu en cuivre, dont le cété est égal au grand diamètre du tronc de cdne, porte en son nâlieu un trou dans lequel passe librement la ficelle. De ces dispositions, il résulte que le maçon appliquant une arête de la plaquette contre le parement du mur, le tronc de cône, qu'il a convenablement éloigné de la plaquette, sera tangent au parement du mur, si celui-ci est d'aplomb ; il en sera éloigné si le mur surplombe, et il portera dessus s'il a du frnit ;
ê* de éena. rè§ les en bois de â mètres de longueur, dont une plate de 0",10 sur 0*,03, et une carrée de 0m,04 de côté, que le maçon emploie pour battre les nus, faire les arêtes, etc. Six chevillettes k crochet eu fer rond, de O^^dO environ de longueur^ lui servent k fixer les règles sur place ;
1* D'un niveau de maçon. Rectangle formé par quatre règles en bois, au milieu d'un des grands côtés duquel est fixé un petit fil k plomb. Après avoir fait reposer la base de l'équerre sur le lit d'une pierre^ si le fil correspond k une marque faite au milieu de cette base, c'est que le lit est horizontal. Pour vérifier si une surface d'une certaine étendue ou deux petites surfaces éloignées sont de diveau, le maçon applique une règle sur ces surfaces, et c'est sur la règle, qui doit avoir une égale largeur dans toute sa longueur, qu'il applique sou équerre. Le niveau de poseur est triangulaire, et le fii k plomb est suspendu k I'od des sommets ;
S* D'un oiseau pour transporter le moilier. Il est formé de deux planches clouées k angle droit, sous Tune desquelles se trouvent deux bras de 0*,50 environ de longueur que Touvrier met k califourchon sur ses épaules. Pour descendre le mortier dans les fondations, on établit une espèce d'auge formée en deux planches donéee k angle droit, et allant dm bord supérieur de la fouille jusque sur le massif qu'on établit. Le porteur du mortier versant l'oiseau k la partie supérieure de l'auge^ celle-ci amène le mortier au point où il doit être employé.
Pour le plâtre, on ne fait pas usage de l'oiseau ; le maçon a deux auges (1°), et pendant qu*fl emploie le plâtre qui esrt dans Tune, le garçon place dans l'antre le plâtre et la quantité d'eau convenable, sans agiter le mélange, et il l'apporte en la plaçant sur sa tête, au maçon qui seulement agite bien le plâtre dans l'eau (739) ;
^ D'une taloche. Petite planchette rectangulaire en bois léger, sur l'une des faces de laquelle se trouve une poignée également en boit ; elle sert k appliquer le plâtre eontre les parois des murs et contre les lattis des plafonds, ut k l'y maintenir jnsqu'k ce qu'il ait pris assez de consistance pour y rester adhérent ; 10» D'une truelle brettée. C'est une plaque d'acier rectangulaire, portant un manche perpendiculaire k son plan ; un des grands côtés de la plaque est denté et sert k dresser les surfaces, l'antre est uni et se passe sur le plâtre après le côté denté ; li* Ifun riflard. Ciseau de 0»,06 de largeur, avee un manche en bois ; il sert k couper les pq^es et les nus, k dégager les cueillies d'angle, etc. ;
il" D'un gmlkuunèe. C'est une espèce de rabot en bois dur taillé en bûtau et gumi
d'ane lame d'acier à Tune de ses extrémités, et évidé de manière à former une poignée irers Tautre extrémité. Le guillaume sert h dresser et à prolonger les arêtes, et k couper les moulures ; 13"* Enfin une série de petits outils en acier, tels que gouges, petits fers^ grattoirs y équerres, compas, petits guiHaumes, etc., employés pour faire les retours de corniches, de chapiteaux ^et tous les travaux de moulures, où Ton ne peut faire glisser le calibre.